Sur scène à Avignon, riz, banane et chocolat racontent le colonialisme

L'auteure et metteuse en scène franco-ivoiro-malienne Eva Doumbia, le 15 juillet 2021 au Festival d'Avignon. Photo Nicolas TUCAT AFP
L'auteure et metteuse en scène franco-ivoiro-malienne Eva Doumbia, le 15 juillet 2021 au Festival d'Avignon. Photo Nicolas TUCAT AFP
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Publié le Dimanche 18 juillet 2021

Sur scène à Avignon, riz, banane et chocolat racontent le colonialisme

  • En entrant dans la salle, une odeur de nourriture titille les narines: le public peut voir le chef-comédien Alexandre Bella Ola découper sur une grande table carottes, courgettes et autres légumes qu'il fera mijoter dans une grande casserole fumante
  • La performance mélange danse, musique, chants mais aussi des images filmées en Afrique et diffusées sur un écran où l'on peut voir un planteur de cacao en Côte-d'ivoire qui gagne à peine pour subvenir aux besoins de sa famille

AVIGNON, France : Un spectacle qui se termine par la dégustation d'un mafé, mais pas seulement pour le plaisir des papilles: au Festival d'Avignon, la prestigieuse manifestation théâtrale dans le sud-est de la France, riz, bananes ou chocolat sont racontés à travers des histoires de colonisation et d'exploitation.

En entrant dans la salle, une odeur de nourriture titille les narines: le public, assis des deux côtés de la scène, peut voir le chef-comédien Alexandre Bella Ola découper sur une grande table carottes, courgettes et autres légumes qu'il fera mijoter dans une grande casserole fumante, où il ajoutera du soumbala (condiment très utilisé dans la cuisine africaine) et surtout la sauce arachide, communément appelée mafé.

Pourquoi le mafé? Pour l'autrice et metteuse en scène franco-ivoiro-malienne Eva Doumbia, le projet est parti d'une histoire personnelle. Dans les années 80, au Havre, dans l'ouest de la France, "mon père immigré a ouvert sans doute l'un des premiers restaurants africains avec un associé tunisien qui faisait du couscous. Lui préparait le mafé et j'ai longtemps pensé que ce plat était traditionnel. Or c'est récent et lié au colonialisme: le riz ne poussait pas en Afrique, la pâte arachide a été importée par le colon des Etats-Unis", explique-t-elle à l'AFP.

"Cette nourriture s'est imposée sur le continent, notamment en Afrique de l'Est, et les habitudes alimentaires ont été modifiées", ajoute-t-elle.

«Pas pour accuser»

"Autophagies. Histoires de bananes, riz, tomates, cacahuètes, palmiers. Et puis des fruits, du sucre et du chocolat": voici le titre du spectacle, ou plutôt de cette "eucharistie documentaire" comme elle préfère l'appeler. "On se réunit pour se nourrir ensemble, pour se remémorer" ces histoires "d'exploitation qui continuent jusqu'à aujourd'hui", précise Eva Doumbia. 

La performance mélange danse, musique, chants mais aussi des images filmées en Afrique et diffusées sur un écran où l'on peut voir un planteur de cacao en Côte-d'ivoire qui gagne à peine pour subvenir aux besoins de sa famille. Dans la salle, chaque spectateur reçoit un morceau de chocolat "équitable" fabriqué en Côte d'Ivoire. Présente sur le plateau aux côtés du chef, de deux autres comédiennes et d'un danseur, Eva Doumbia demande au public de remercier ceux qui ont "semé, planté, nourri, arrosé, transporté" cet aliment.

Ce voyage historico-culinaire, qui évoque également le sort oublié des Indochinois réquisitionnés en 1939 pour relancer la riziculture en Camargue, "n'est pas pour accuser" qui que ce soit, tient-elle à souligner. "Il souhaite être un début de réflexion, on pose un constat, pas une solution, en espérant que les gens auront plus conscience que la plupart de ce qu'on mange au quotidien provient de l'exploitation d'êtres humains sous-payés sur d'autres continents ou de migrants qui travaillent dans des conditions déplorables. +On mange des gens+, d'où le mot +autophagies+ (se manger soi-même)", dit-elle.

La question des origines culinaires a pris de l'ampleur ces dernières années, comme en témoigne le succès du documentaire diffusé ce printemps sur Netflix, "High on the Hog", qui retrace l'influence des traditions alimentaires et culinaires africaines dans la gastronomie américaine, en évoquant notamment l'apport des esclaves aux Etats-Unis.

Qui raconte les récits

"La prise de conscience est encore limitée à des gens informés", estime Eva Doumbia, qui a effectué plusieurs voyages culinaires en Afrique et à la Nouvelle-Orléans. L'artiste, qui se définit comme "afropéenne", est cofondatrice du collectif d'artistes "Décoloniser les arts" qui appelle à repenser les narrations dans le spectacle vivant et les arts en général. 

Dans ses spectacles, elle interroge sans cesse la manière dont les rapports raciaux hérités du colonialisme s'expriment encore en société. Il y a dix ans, dans "Mon cheveu et moi", un spectacle-cabaret sur l'histoire du traitement du cheveu crépu, elle racontait une histoire d'aliénation au modèle occidental, avec des femmes noires voulant se lisser à tout prix leurs cheveux.

Elle préfère ne pas commenter sur la "crispation" en France entre universalistes et racialistes. "Les choses ont bougé ces cinq dernières années grâce à beaucoup de volontarisme, mais il faut faire un effort au niveau des récits et (de) ceux qui les racontent", déclare l'artiste.

par Rana MOUSSAOUI


L'Américaine Iris Apfel, «starlette gériatrique» de la mode, est morte à 102 ans

Iris Apfel assiste à la cérémonie des ACE Awards 2021 au Cipriani 42nd Street, le 2 novembre 2021 à New York. (Photo Jamie McCarthy Getty Images North America AFP)
Iris Apfel assiste à la cérémonie des ACE Awards 2021 au Cipriani 42nd Street, le 2 novembre 2021 à New York. (Photo Jamie McCarthy Getty Images North America AFP)
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  • L'auto-proclamée «starlette gériatrique» du Queens avait récemment signé une collection pour H&M, après de multiples collaborations, avec notamment Citroën, Magnum, Happy Socks, MAC. Elle avait aussi inspiré une poupée Barbie à son image
  • «Un jour, on m'a dit: +Tu n'es pas jolie et tu ne le seras jamais. Mais ce n'est pas grave. Tu as quelque chose de bien plus important: tu as du style+», avait-elle coutume de raconter

WASHINGTON : Iris Apfel, icône excentrique de la mode à New York, sujet d'expositions et star d'Instagram, est morte vendredi à 102 ans, a annoncé son compte officiel sur le réseau social.

«Iris Barrel Apfel, 29 août 1921 - 1er mars 2024», peut-on lire sur la publication accompagnée d'une photo d'elle vêtue d'une longue robe à motifs dorés et de larges lunettes noires. Elle était encore active sur le réseau la veille.

L'auto-proclamée «starlette gériatrique» du Queens avait récemment signé une collection pour H&M, après de multiples collaborations, avec notamment Citroën, Magnum, Happy Socks, MAC. Forme de consécration, elle avait aussi inspiré une poupée Barbie à son image.

Comptant 2,9 millions d'abonnés sur Instagram, la centenaire assistait encore aux présentations des grands couturiers, et défilait avec son immense sourire carmin dans sa chaise roulante.

- «Oser être différent» -

Née en 1921 dans une famille juive du Queens à New York, Iris Apfel a étudié l'histoire de l'art. Décoratrice d'intérieur, elle a participé à des travaux de rénovation de la Maison Blanche pour neuf présidents, de Harry Truman à Bill Clinton.

Pendant des décennies, elle a amassé une collection de vêtements des plus grands couturiers du 20e siècle, qui remplissent deux étages de son appartement de Park Avenue. En 2005, le musée Met de New York avait consacré une rétrospective à cette garde-robe. Pour ses fameux bijoux, elle racontait se fournir aussi bien chez Tiffany's que dans les bazars de Harlem.

«Un jour, on m'a dit: +Tu n'es pas jolie et tu ne le seras jamais. Mais ce n'est pas grave. Tu as quelque chose de bien plus important: tu as du style+», avait-elle coutume de raconter.

En 2016, elle avait été simultanément l'objet d'une exposition au Bon Marché, à Paris, visage d'une nouvelle campagne de publicité de Citroën et d'une marque australienne de prêt-à-porter, Blue Illusion.

Cette fashionista avait fait l'objet en 2014 d'un documentaire réalisé par Albert Maysles, «Iris». En 2015, après 67 ans de vie commune, elle avait perdu son mari, Carl, un industriel du textile, mort à 100 ans.

Adepte des silhouettes colorées, Iris Apfel appelait les femmes à se départir de l'«uniforme des collants ou jeans noirs avec un pull, des bottines et une veste en cuir».

Son mantra: «oser être différent». Son secret: ne jamais avoir cessé de travailler. «Essayez de nouvelles choses. Ne vous laissez pas impressionner par l'âge et les nombres».

Iris Apfel était parvenue à acquérir la «maîtrise de l'art de vivre», a résumé le musicien Lenny Kravitz sur Instagram.

 


AlUla lance sa toute première campagne mondiale, «Forever Revitalising»

Rocher de l'éléphant, AlUla. (Photo fournie)
Rocher de l'éléphant, AlUla. (Photo fournie)
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  • En tant que toute première campagne mondiale de marketing d'AlUla, «Forever Revitalising» a été lancée dans le but de transformer la ville en une destination culturelle et patrimoniale de renommée mondiale
  • La nouvelle campagne coïncide avec une augmentation significative du nombre de visiteurs à AlUla, qui est passé de 185 000 en 2022 à 263 000 l'année dernière, a ajouté D'Souza

DUBAÏ: La ville ancienne d'AlUla, en Arabie saoudite, lance sa toute première campagne de marketing mondiale.

Révélée le 29 février avec des événements de lancement dans six grandes villes internationales: Dubaï, Londres, New York, Paris, Shanghai et Mumbai, «Forever Revitalising» est décrite comme une «entreprise axée sur les données» visant à redéfinir le tourisme dans la région.

Melanie D'Souza, directrice exécutive du marketing de destination à la Commission royale pour AlUla, a décrit la nouvelle campagne de marque comme un «moment de transformation» pour AlUla, car elle va au-delà du potentiel touristique du site historique pour mettre en lumière les programmes et les initiatives conçus pour «créer un avenir meilleur pour tous ceux qui vivent, travaillent et visitent notre ancienne oasis».

«Cette initiative redéfinit AlUla comme étant plus qu'une simple destination de voyage en mettant l'accent sur son profond patrimoine, ses paysages à couper le souffle et sa riche mosaïque culturelle, en présentant une vision holistique qui dépasse le conventionnel», a-t-elle déclaré à Arab News, lors d'un entretien par courrier électronique.

En tant que toute première campagne mondiale de marketing d'AlUla, «Forever Revitalising» a été lancée dans le but de transformer la ville en une destination culturelle et patrimoniale de renommée mondiale.

«À la base, ‘Forever Revitalising’ vise à accroitre le nombre de visiteurs et à stimuler la prospérité économique en mettant en valeur les efforts de revitalisation d'AlUla. Qu'il s'agisse de projets de restauration écologique dans les réserves naturelles, de la renaissance de l'artisanat et des traditions ancestrales, de la promotion des compétences locales ou de l'enrichissement culturel, la campagne fait d'AlUla une figure pionnière dans la création d'une économie axée sur l'expérience», a indiqué D'Souza.

 

La vieille ville d'AlUla. (Photo fournie)
La vieille ville d'AlUla. (Photo fournie)

La nouvelle campagne coïncide avec une augmentation significative du nombre de visiteurs à AlUla, qui est passé de 185 000 en 2022 à 263 000 l'année dernière, a-t-elle ajouté.

En outre, la part des visiteurs internationaux est passée de 25% à 35%, ce qui témoigne de l'attrait croissant de cette destination pour le monde entier.

«Cela s’aligne sur la vision stratégique d’AlUla pour le tourisme léger, qui vise à attirer 1,1 million de visiteurs d’ici 2030, tout en maintenant fermement son engagement envers la durabilité et la préservation de l’intégrité de la destination», a-t-elle expliqué.

 

Hegra AlUla. (Photo fournie)
Hegra AlUla. (Photo fournie)

La campagne s'adresse spécifiquement à quatre types de voyageurs: Les amateurs de luxe, les nomades assoiffés de voyages, les voyageurs intrépides et les retraités aisés et actifs. Cette campagne souligne l'ambition d'AlUla de rester une destination de luxe.

«Les touristes modernes, de plus en plus désillusionnés par les destinations surpeuplées et inauthentiques, recherchent des liens authentiques et significatifs. Ils préfèrent les destinations qui offrent un véritable sens du lieu, de la durabilité et de la responsabilité sociale − des qualités qu'AlUla promeut depuis qu'elle a ouvert ses portes au monde il y a trois ans», a indiqué D'Souza.

L'hôtel Dar Tantora The House, qui a récemment ouvert ses portes dans la vieille ville d'AlUla, est une nouveauté prometteuse pour la région, a révélé D'Souza.

L'hôtel a été conçu par l'architecte égyptienne Shahira Fahmy.

Fahmy, qui a été sélectionnée par la Commission royale pour AlUla, et son équipe ont restauré 30 bâtiments dans le village historique. Ils ont transformé plusieurs vieux bâtiments de deux étages en briques de boue en hôtel-boutique.

L'architecte a auparavant expliqué à Arab News que les premiers habitants de la ville utilisaient le rez-de-chaussée comme lieu de travail et de rencontre avec la famille et les amis, tandis que le premier étage était réservé aux chambres à coucher et aux salles de bains.

Les gens qui vivaient dans la ville il y a 800 ans ont blanchi les murs intérieurs et les ont ornés de peintures murales rouges et bleues, a mentionné Fahmy. Son équipe a réussi à préserver les conceptions existantes en collaboration avec l’équipe archéologique.

 

La piscine de l’hôtel Banyan Tree Resort AlUla Canyon. (Photo fournie)
La piscine de l’hôtel Banyan Tree Resort AlUla Canyon. (Photo fournie)

«Cet hôtel-boutique revitalise les anciennes structures en briques de boue de la vieille ville, qui a été habitée sans interruption depuis le XIIe siècle jusqu'aux années 1980. Il se distingue par son engagement en faveur de la préservation culturelle, en employant des artisans locaux pour les travaux de restauration et en mettant en valeur le riche patrimoine de la région à travers un décor, un mobilier et des traitements artistiques traditionnels, complétés par des éléments de narration qui donnent vie au patrimoine immatériel de la région», a-t-elle ajouté.

À l'avenir, trois nouveaux hôtels de luxe devraient ouvrir leurs portes à AlUla.

«Le Sharaan Resort de Jean Nouvel, inspiré de l'ancienne architecture nabatéenne, se fondra parfaitement dans le paysage de la réserve naturelle de Sharaan, incarnant un design innovant tout en respectant l'environnement», a déclaré D'Souza.

«Le Chedi Hegra est une autre étape importante, située dans le premier site d'Arabie saoudite classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, Hegra. Il ouvrira ses portes à la mi-2024 et offrira à ses hôtes un accès inégalé au site historique, avec des chambres offrant une vue sur le paysage monumental d'Hegra, un centre international pour les sommets, des pavillons d'accueil et des villas privées», a-t-elle précisé.

En 2027, AlUla accueillera l'AZULIK AlUla Resort. «Ce projet, fruit d'une collaboration entre AZULIK et Roth Architecture, sera situé dans le district de l'horizon nabatéen et intégrera des éléments de conception qui mettent en valeur l'art rupestre ancien, utilisent les cours d'eau naturels pour l'irrigation et encouragent les transports écologiques afin de minimiser l'impact sur l'environnement», a soutenu D'Souza.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un détaillant en ligne britannique dévoile une collection de vêtements séants pour le ramadan créée par des designers mondiaux

Brunello Cucinelli. (Photo fournie)
Brunello Cucinelli. (Photo fournie)
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  • Les créations de 30 designers régionaux et internationaux seront disponibles jusqu'à fin avril
  • Les collections comprennent des ensembles impeccablement coupés aux caftans remarquables, des robes de soirée séantes ou encore de luxueux vêtements de détente

DUBAÏ: La plate-forme britannique de vente en ligne d’articles de luxe Farfetch a dévoilé une collection de vêtements séants pour le ramadan, réalisée par 30 créateurs régionaux et internationaux, qui sera disponible jusqu'à fin avril.

Au-delà du prêt-à-porter, les collections uniques proposent également des bijoux raffinés, des chaussures, ainsi que des articles pour la maison.

Parmi les marques participantes figurent Baruni et Dina Melwani, basées à Dubaï Bambah, la marque italienne Brunello Cucinelli, la marque de bijoux suisse Chopard, la marque britannique sud-africaine De Beers, les marques libanaises Jean Louis Sabaji, Saiid Kobeisy et Rayane Bacha, la maison de couture italienne Missoni, la marque turque Les Ottomans, la marque britannique Malone, la maison de mode basée à Budapest Nanushka, la marque Polspotten basée à Amsterdam, la marque australienne Rachel Gilbert, la marque new-yorkaise Sachin & Babi, la marque émiratie Shatha Essa, et la marque britannique Yoko London.

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Gaby Charbachy, Isabel Marant. (Photo fournie)

Les collections comprennent des ensembles impeccablement coupés aux caftans remarquables, des robes de soirée séantes ou encore de luxueux vêtements de détente, s'adressant à différents goûts et occasions, en mettant l'accent sur l'aspect social du mois de ramadan.

La créatrice égyptienne Maha Abdel Rachid, fondatrice de Bambah, s’est confiée à Arab News: «Nous sommes très fiers de nous associer à nouveau à Farfetch pour cette nouvelle collection de vêtements. Le modèle commercial du marché est diversifié, efficace, et nous aide à travailler à un rythme soutenu.»

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Bambah. (Photo fournie)

«La plate-forme elle-même est également très avancée sur le plan technologique, ce qui nous aide à rationaliser nos activités et notre logistique dans des délais convenables», a-t-elle ajouté.

Des robes de soirée glamour garnies d’ornements recherchés aux pièces chics avec une touche moderne, les ensembles Bambah conviennent parfaitement pour se rassembler autour du sahour.

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Shatha Essa. (Photo fournie)

La créatrice émiratie Essa a déclaré que l'inspiration de sa collection capsule «s'inspirait de l'interaction complexe des subtilités de la nature, réinventée à travers une lentille abstraite, mettant en relief l'engagement de la marque en faveur de l'innovation et du luxe».

Elle a ajouté que Farfetch avait été «une porte ouverte sur le monde pour Shatha Essa».

«C'est une plate-forme irremplaçable pour présenter nos collections», a affirmé à Arab News l'experte en mode féminine contemporaine basée à Dubaï. «La plate-forme a considérablement élargi notre rayonnement, permettant à nos créations uniques et traditionnelles de toucher un public plus large et avisé.»

Les collections d’Essa présentent souvent des tissus luxueux, des broderies et des ornements complexes. Qu'il s'agisse d'une gracieuse abaya, d'un blazer structuré ou d'une robe tendance, les créations d'Essa associent les éléments traditionnels aux silhouettes contemporaines.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com