Liban: la justice interrogera début août le gouverneur de la Banque centrale

Arrivé à la tête de la Banque centrale en 1993, Riad Salamé, 71 ans, est soupçonné par une grande partie de la population d'avoir, comme les dirigeants libanais, mené le pays à la dérive et d'avoir transféré d'importantes sommes à l'étranger lors de la contestation populaire d'octobre 2019. (Photo, AFP)
Arrivé à la tête de la Banque centrale en 1993, Riad Salamé, 71 ans, est soupçonné par une grande partie de la population d'avoir, comme les dirigeants libanais, mené le pays à la dérive et d'avoir transféré d'importantes sommes à l'étranger lors de la contestation populaire d'octobre 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 19 juillet 2021

Liban: la justice interrogera début août le gouverneur de la Banque centrale

  • M. Salamé sera interrogé début août pour «détournement de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment d'argent et évasion fiscale»
  • Il y a plus de deux mois, la justice libanaise avait ouvert une enquête sur la fortune de M. Salamé, qui fait déjà l'objet d'enquêtes en cours en Suisse et en France et d'une plainte au Royaume-Uni

BEYROUTH: La justice libanaise va interroger début août le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé sur des affaires de détournement de fonds publics et d'évasion fiscale, a indiqué lundi une source judiciaire.


Le Liban est miné par la pire crise économique de son histoire, la moitié de la population vivant désormais sous le seuil de pauvreté tandis que la monnaie nationale ne cesse de dévisser.


Il y a plus de deux mois, la justice libanaise avait ouvert une enquête sur la fortune de M. Salamé, qui fait déjà l'objet d'enquêtes en cours en Suisse et en France et d'une plainte au Royaume-Uni.


Selon la source judiciaire, M. Salamé sera interrogé début août par le procureur adjoint auprès de la cour de cassation, Jean Tannous, pour "détournement de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment d'argent et évasion fiscale". 


L'enquête locale "recoupera" les enquêtes lancées en Europe, affirme cette même source selon laquelle la décision d'interroger M. Salamé "et les poursuites engagées contre lui se fondent sur des données internes et externes" nécessitant qu'il soit interrogé.


Déjà visé depuis plusieurs mois par une enquête en Suisse pour "blanchiment d'argent aggravé en lien avec un éventuel détournement de fonds au détriment de la Banque du Liban", deux plaintes ont été déposées en avril en France à l'encontre de M. Salamé, qui y possède plusieurs biens immobiliers.


L'enquête française a été confiée début juillet à des juges d'instruction anticorruption. Elle doit notamment permettre d'éclaircir la provenance du riche patrimoine immobilier de M. Salamé, figure désormais honnie par son peuple à mesure que le pays s'enfonce dans la pire crise économique de son histoire.


Arrivé à la tête de la Banque centrale en 1993, Riad Salamé, 71 ans, est soupçonné par une grande partie de la population d'avoir, comme les dirigeants libanais, mené le pays à la dérive et d'avoir transféré d'importantes sommes à l'étranger lors de la contestation populaire d'octobre 2019.


M. Salamé s'est défendu dans les médias, estimant être un "bouc-émissaire" et affirmant avoir fait fructifier le patrimoine qu'il détenait en 1993, au moment de sa prise de fonction comme gouverneur de la banque centrale.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.