Après une journée à Arafat, les pèlerins se rassemblent à Muzdalifah

La mosquée Masha’r Haram à Muzdalifah. (Photo, SPA)
La mosquée Masha’r Haram à Muzdalifah. (Photo, SPA)
La mosquée Masha’r Haram à Muzdalifah. (Photo, SPA)
La mosquée Masha’r Haram à Muzdalifah. (Photo, SPA)
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Publié le Mardi 20 juillet 2021

Après une journée à Arafat, les pèlerins se rassemblent à Muzdalifah

  • Le premier jour à Mina, le 10 Dhou al-Hijja, marque le premier jour de l'Aïd Al-Adha
  • Le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane insistent que cette saison du Hajj soit sûre et sécuritaire

MUZDALIFAH : Après près de douze heures passées dans les plaines d'Arafat lundi, la portion la plus importante du Hajj, 60 000 personnes se sont rendues à Muzdalifah en prévision des dernières étapes du pèlerinage cette année.

Le neuvième jour de Dhou al-hijja, quelques minutes après le coucher du soleil, les pèlerins ont commencé à se déplacer vers les plaines ouvertes et rocheuses de Muzdalifah, afin de prier Maghrib et Isha.

Dans le convoi, chaque bus transportaient 20 pèlerins chaque et un guide dont la tâche consistait à fournir des informations et maintenir la distanciation sociale.

Les bus étaient flanqués de patrouilles de sécurité, et un intervalle entre le départ des véhicules assurait la fluidité de la circulation.

À Muzdalifah, les pèlerins ramassent des pierres pour le rituel de la lapidation du diable dans la région de Jamarat à Mina. Le premier jour à Mina, le 10 Dhou al-hijja, marque le premier jour de l'Aïd Al-Adha.

Le ministre saoudien de la Santé, le Dr Tawfiq Al-Rabiah, a déclaré à la chaîne de télévision Al-Ekhbariya qu'aucun cas de coronavirus n'a été détecté jusque-là.

«Des cas mineurs de fatigue due à l'effort physique ont été signalés, mais ces pèlerins ont quitté les hôpitaux peu de temps après avoir reçu les soins requis», a-t-il déclaré.

Le Dr Abdelfattah Mashat, vice-ministre du Hajj et de la Omra, révèle que le transport de Mina à Arafat s’est fait en trois heures. Plus de 1 700 bus ont effectué le trajet, selon lui.

«Immédiatement après le coucher du soleil, les pèlerins ont pu à monter à bord des bus préparés près de trois heures auparavant», explique-t-il.

Les pèlerins retournent de Muzdalifah à Mina, à partir de lundi à minuit.

Ils pourront alors se diriger vers la région de Jamarat où «trois étages de la structure sont mis à leur disposition pour la lapidation». Les pèlerins sont répartis par groupes de couleurs, et pourront lancer les pierres sur le pilier à partir de «l’étage et l’emplacement qui leur sont consacrés» pour éviter les rassemblements compacts.

Mashat a félicité les pèlerins pour leur respect des règlements ainsi que des instructions sur le port du masque et la distanciation sociale.

Cheikh Bandar Balila, imam des prières de midi à la mosquée Namirah, a tenu dans son sermon sur Arafah à exhorter les musulmans à multiplier les bonnes actions envers toutes créatures, y compris les animaux et les objets inanimés.

Balila révèle que le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salman insistent que cette saison du Hajj soit sûre et sécuritaire.

Shahid Nazir Gill, un pèlerin canadien qui réside à Yanbu, estime que l'hospitalité et le soutien sont remarquables.

«Je tiens à exprimer ma gratitude aux autorités saoudiennes pour tout ce qu'elles ont fait pour nous. Leurs efforts, en particulier pendant la pandémie, sont très appréciés», affirme Gill à Arab News.

Racha Mousbah, monitrice de conduite égyptienne à l'Université Princess Nourah ben Abdelrahman à Riyad, estime qu'elle a eu de la chance en étant sélectionnée pour le Hajj.

«Les services sont incroyables», dit-elle à Arab News. « L'organisation, l'hygiène et les autres services sont à de niveau élevé. Tous les gens ici sont serviables, que ce soit les agents de sécurité ou les agents de nettoyage».

Elle constate que les pèlerins respectent les mesures sanitaires, et maintient l'espoir que la pandémie se termine bientôt.

Toutefois, certains ont des sentiments mitigés.

«Lorsque mon mari et moi nous sommes inscrits (pour le Hajj) pour la première fois, nous ne faisions pas partie du premier groupe approuvé», confie à Arab News la Dr Nahla Mohammed Abdellah, anesthésiste égyptienne et médecin de soins intensifs à l'hôpital spécialisé du roi Abdel Aziz à Taïf. «Nous étions tristes de l’apprendre», ajoute-t-elle.

Deux jours plus tard, un message indique que sa demande de Hajj est approuvée, mais que celle de son mari a malheureusement été rejetée.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

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Par Arab News -

La coalition maritime dirigée par l’Arabie saoudite devrait s’élargir, selon son nouveau commandant

Le ministère de la Défense annonce la nomination du contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri au poste de commandant de la Coalition multinationale de défense maritime. (X : @modgovksa)
Le ministère de la Défense annonce la nomination du contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri au poste de commandant de la Coalition multinationale de défense maritime. (X : @modgovksa)
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  • L’adhésion reste ouverte à tous les pays souhaitant participer, a déclaré Al-Shehri
  • Le contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri est le nouveau dirigeant

RIYAD: Plusieurs pays ont officiellement rejoint la Coalition multinationale de défense maritime dirigée par l’Arabie saoudite, et d’autres devraient suivre, a déclaré jeudi le nouveau commandant de la coalition, alors que le Royaume intensifie ses efforts pour protéger les voies maritimes en mer Rouge, dans le détroit de Bab Al-Mandab et dans le golfe d’Aden.

Le contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri, commandant de la coalition, a indiqué que plusieurs pays avaient annoncé leur adhésion après la réunion fondatrice de la coalition à Riyad, tandis que d’autres finalisaient leurs procédures nationales avant de rejoindre l’initiative, selon l’Agence de presse saoudienne.

L’adhésion reste ouverte à tous les pays souhaitant participer, a-t-il déclaré.

« L’accueil par le Royaume de 43 pays lors de la réunion fondatrice de la coalition constitue une preuve concluante d’un large consensus international selon lequel la sécurité des voies navigables internationales est une responsabilité collective », a déclaré Al-Shehri.

Il a souligné que la coalition était « strictement défensive » et qu’elle « ne ciblait aucun pays, organisation ou coalition », ajoutant qu’elle fonctionnerait conformément à la Charte des Nations unies, au droit international et dans le plein respect de la souveraineté des États.

L’Arabie saoudite et 13 autres pays ont formé la coalition la semaine dernière afin de protéger la liberté de navigation, le commerce international et les routes d’approvisionnement énergétique dans le détroit de Bab Al-Mandab et en mer Rouge.

Le Royaume a annoncé la création de la coalition après avoir accueilli à Riyad des représentants de 43 pays.

Al-Shehri a déclaré que la coalition visait à renforcer la coordination entre les pays participants afin de garantir la liberté de navigation, protéger le transport maritime commercial et sécuriser les approvisionnements énergétiques mondiaux transitant par le détroit de Bab Al-Mandab, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

Il a ajouté que le rôle de l’Arabie saoudite dans l’accueil du siège de la coalition et dans sa direction témoignait de l’engagement du Royaume à renforcer la sécurité régionale et internationale grâce à une coopération multilatérale.

Al-Shehri a été nommé jeudi commandant de la Coalition multinationale de défense maritime chargée des principales voies maritimes régionales, a annoncé le ministère de la Défense du Royaume dans un communiqué.

Cette nomination s’inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre des dispositions fondatrices de la coalition, créée le 30 juillet 2026, et vise à renforcer sa capacité opérationnelle, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

La décision « reflète l’engagement des États fondateurs à achever la structure de commandement de la coalition, renforçant ainsi sa capacité à mener sa mission de défense au service de la sécurité maritime ».

Le rapport ajoute que la coalition aura pour mission de « préserver la liberté de navigation, sécuriser les routes maritimes et les détroits stratégiques, ainsi que protéger le commerce international et les chaînes d’approvisionnement mondiales ».

Le commandant dirigera les opérations conjointes de défense maritime, la planification opérationnelle et la coordination entre les États membres ainsi qu’avec d’autres coalitions maritimes, et supervisera la mise en œuvre des activités et missions communes.

« Cette nomination contribue également à la mise en place des structures de commandement et d’état-major conjoints de la coalition, renforce sa capacité à accueillir de nouveaux États membres et à intégrer leurs capacités, et permet le lancement de ses programmes et initiatives », indique le rapport.

La coalition favorisera la coopération en matière de partage d’informations, de développement des capacités, de formation et d’exercices conjoints. « Le processus d’adhésion de nouveaux pays s’est poursuivi depuis l’annonce de la création de la coalition. »

Certains pays ont achevé la signature de la déclaration commune, tandis que d’autres finalisent leurs procédures nationales pour rejoindre la coalition.

Selon le ministère, une déclaration sera publiée ultérieurement afin d’identifier les pays ayant achevé le processus de signature, reflétant l’élargissement continu des membres fondateurs de la coalition.

La prochaine étape de l’établissement de la coalition sera une réunion de planification prévue les 12 et 13 août 2026, destinée à finaliser les exigences institutionnelles restantes et à faciliter la signature de la déclaration commune et de la charte par de nouveaux pays. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Selon Beyrouth, Israël refuse d'identifier de nouvelles zones de retrait dans le sud du Liban

Vue générale des destructions dans le village voisin de Kfar Tibnit, dans le sud du Liban, le 6 août 2026. (AFP)
Vue générale des destructions dans le village voisin de Kfar Tibnit, dans le sud du Liban, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Les négociations Liban-Israël à Rome se poursuivent autour de l’extension des zones pilotes dans le sud du Liban, mais Israël demande d’abord à vérifier le contrôle effectif de l’armée libanaise dans les deux premières zones
  • Le processus reste fragile, entre déploiement de l’armée libanaise, exigences de désarmement du Hezbollah et poursuite de tensions militaires avec des frappes israéliennes dans le sud du Liban

BEYROUTH: Une source au sein de la présidence libanaise a affirmé jeudi à l'AFP qu'Israël avait refusé d'identifier de nouvelles zones dans le sud du Liban pour un retrait de son armée, avant la "vérification" du contrôle effectif par l'armée libanaise des deux premiers secteurs.

Cette déclaration survient à l'issue d'une septième session de négociations entre le Liban et Israël à Rome sous parrainage américain.

Un porte-parole du département d'Etat américain a en revanche parlé de pourparlers "positifs", disant à l'AFP que les deux parties étaient "désormais beaucoup plus près de faire avancer et étendre le processus de zone pilote".

Un responsable israélien a affirmé de son côté à l'AFP que l'extension de ce processus n'était "pas automatique" et dépendrait des résultats constatés par Israël.

"Il est encore trop tôt pour évaluer son efficacité. Par conséquent, à ce stade, rien ne laisse présager une extension dans l'immédiat", a déclaré cette source.

Un accord-cadre, signé fin juin entre le Liban et Israël et conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" du sud du Liban évacuées par Israël, sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

En vertu de cet accord, l'armée libanaise a entamé le 21 juillet son déploiement à Zawtar Al-Gharbiya, village dont l'armée israélienne contrôlait les abords, l'une des deux premières "zones pilotes" convenues, et renforcé sa présence dans la seconde.

"Le Liban tient à passer à de nouvelles zones, tandis que la partie israélienne insiste pour vérifier (la mise en oeuvre des) deux premières zones avant de passer à l'étape suivante", a déclaré la source de la présidence.

Le déploiement de l'armée libanaise dans deux "zones pilotes" est le premier test de l'accord visant à interdire d'une part toute présence militaire de groupes non gouvernementaux dans le sud, et à obtenir de l'autre le retrait effectif d'Israël des zones qu'il occupe.

Parallèlement aux discussions de ces derniers jours en Italie, l'armée israélienne a mené des frappes dans le sud du Liban, disant viser des infrastructures du Hezbollah, en représailles à la mort de deux de ses soldats.

Les délégations libanaise et israélienne ont discuté à Rome d'une liste de pays qui pourraient superviser la mise en oeuvre de l'accord. Une entente a été trouvée selon la même source libanaise, qui a ajouté qu'une nouvelle date avait été proposée pour la poursuite des pourparlers, début septembre.

Le Hezbollah, qui a entraîné le 2 mars le Liban dans une nouvelle guerre avec Israël à la suite de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes.


Le prince héritier saoudien et le président français évoquent la situation régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont discuté de la situation au Moyen-Orient lors d’un entretien téléphonique, a rapporté tôt vendredi l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Selon la SPA, Emmanuel Macron a appelé le prince héritier. Les deux dirigeants ont passé en revue les derniers développements dans la région ainsi que les efforts déployés pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales, tout en garantissant la sécurité et la liberté de la navigation maritime.

Ils ont également abordé les relations bilatérales, les domaines de coopération entre les deux pays et les moyens de les développer davantage. Enfin, ils ont échangé sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com