Israël entame des démarches pour expulser le franco-palestinien Salah Hamouri

Après l'arrestation de M. Hamouri en juin, la France avait demandé des « éclaircissements » sur les raisons de son arrestation et déclaré tout mettre en œuvre pour que sa situation soit « réglée au plus vite ». (Ahmad GHARABLI/AFP)
Après l'arrestation de M. Hamouri en juin, la France avait demandé des « éclaircissements » sur les raisons de son arrestation et déclaré tout mettre en œuvre pour que sa situation soit « réglée au plus vite ». (Ahmad GHARABLI/AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 03 septembre 2020

Israël entame des démarches pour expulser le franco-palestinien Salah Hamouri

  • D'après l'ambassade d'Israël en France, l'avocat, qui défend des prisonniers palestiniens, avait été arrêté « dans le cadre d'une opération policière antiterroriste »
  • « Israël n'ayant pas réussi à le contraindre (...) à quitter la Palestine, il entend maintenant l'expulser purement et simplement de sa terre natale »

JERUSALEM: Les autorités israéliennes ont entamé des démarches pour expulser l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, au cœur d'un différend entre Israël et la France, a indiqué jeudi à l'AFP le ministère israélien de l'Intérieur.

M. Hamouri, un militant de la cause palestinienne accusé par Israël --malgré les dénégations de l'avocat-- d'être un membre actif du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement jugé terroriste par l'Etat hébreu, avait été arrêté le 30 juin à Jérusalem, puis libéré après une semaine de détention. 

D'après l'ambassade d'Israël en France, l'avocat, qui défend des prisonniers palestiniens, avait été arrêté « dans le cadre d'une opération policière antiterroriste ».

Pour être libéré, M. Hamouri a dû payer une caution, s'engager à ne pas parler pendant trois mois à certaines personnes et se tenir prêt à se rendre « disponible pour d'éventuelles convocations de la justice », avait indiqué en juillet le Quai d'Orsay qui avait suivi le dossier.

Mais, jeudi, le ministre israélien de l'Intérieur Arié Dery, figure de proue du parti ultra-orthodoxe Shass, a informé M. Hamouri de « son intention (...) de révoquer son statut permanent en Israël », selon les services du ministère.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l'ayant reconnu coupable de projet d'assassinat d'Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d'Israël et fondateur du parti Shass, décédé en 2013.

Les Palestiniens nés à Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée par l'Etat hébreu en 1967, n'ont pas la nationalité israélienne, à moins d'en faire la demande, mais un permis de résidence permanent les autorise à vivre et travailler sur le territoire israélien.

Sans ce permis, M. Hamouri ne pourrait donc plus rester à Jérusalem ou sur le territoire israélien, ce qui conduirait à son expulsion. 

« Israël n'ayant pas réussi à le contraindre (...) à quitter la Palestine, il entend maintenant l'expulser purement et simplement de sa terre natale », a réagi jeudi dans un communiqué l'ONG France-Palestine qui a demandé aux autorités françaises et européennes d'intervenir. 

Après l'arrestation de M. Hamouri en juin, la France avait demandé des « éclaircissements » sur les raisons de son arrestation et déclaré tout mettre en œuvre pour que sa situation soit « réglée au plus vite ».


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.