Un accord pétrolier entre Israël et les EAU reporté pour des raisons écologiques

Un examen des risques a conclu que le projet «ne remplissait pas les conditions» imposées par le gouvernement et n'était donc pas valable. (Photo, AFP)
Un examen des risques a conclu que le projet «ne remplissait pas les conditions» imposées par le gouvernement et n'était donc pas valable. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 juillet 2021

Un accord pétrolier entre Israël et les EAU reporté pour des raisons écologiques

  • L'accord prévoit que le pétrole du Golfe soit acheminé par voie maritime jusqu'au port d'Eilat puis transporté par oléoduc à travers Israël jusqu'au port méditerranéen d'Ashkelon, d'où il serait expédié vers l'Europe
  • La décision de geler la mise en œuvre du projet a été prise par la nouvelle ministre, Tamar Zandberg, du parti de gauche Meretz, qui s'est ouvertement opposée à l'accord

JERUSALEM : Israël a décidé de reporter la mise en œuvre d'un projet d'accord de transport de pétrole avec les Emirats arabes unis pour des raisons écologiques, une initiative qui avait suscité la colère d'ONG, a annoncé dimanche le ministère de la Protection de l'environnement.

Le projet, impliquant l'entreprise publique israélienne Europe-Asia Pipeline Company (EAPC) et la société israélo-émiratie MED-RED Land Bridge Ltd, n'a pas encore été lancé, mais les militants estiment qu'il menace les coraux du nord de la mer Rouge, au large de la ville balnéaire israélienne d'Eilat.

Un examen des risques a conclu que le projet "ne remplissait pas les conditions" imposées par le gouvernement et n'était donc pas valable, a annoncé dimanche le ministère israélien de la Protection de l'environnement. 

Dans une lettre adressée à l'EAPC, le ministère a ajouté qu'il "retardait l'évaluation des préparatifs en vue d'accroître l'activité dans le port d'Eilat, en attendant des discussions et une décision du gouvernement" sur le projet. 

 

Israël adopte un plan pour réduire ses émissions carbone d'ici 2050

Le gouvernement israélien a adopté dimanche à l'unanimité un plan de réduction de ses émissions carbone d'ici 2050 et de transition vers une économie non polluante, saluant une mesure "historique" pour lutter contre le changement climatique.

Ce plan prévoit une réduction de 85% des émissions carbone de l'Etat hébreu d'ici 2050 par rapport aux niveaux enregistrés en 2015, avec un objectif intermédiaire de réduction de 27% d'ici 2030, selon un communiqué commun du Premier ministre Naftali Bennett et de plusieurs ministères concernés.

"Aujourd'hui, le gouvernement approuve une décision sans précédent qui fera progressivement basculer l'État d'Israël vers une économie à faible émission de carbone", a déclaré M. Naftali Bennett lors de la réunion de son cabinet ministériel à Jérusalem.

Le plan prévoit notamment une réduction de 96% des émissions du secteur des transports, de 85% du secteur de l'électricité et de 92% des déchets municipaux.

Les ONG de défense de l'environnement israéliennes ont contesté le projet devant les tribunaux, invoquant les risques de fuite ou de déversement, compte tenu des dizaines de millions de tonnes de pétrole brut qui devraient transiter par Israël chaque année. L'EAPC a rejeté ces arguments en assurant que le risque restait minime.

L'accord prévoit que le pétrole du Golfe soit acheminé par voie maritime jusqu'au port d'Eilat puis transporté par oléoduc à travers Israël jusqu'au port méditerranéen d'Ashkelon, d'où il serait expédié vers l'Europe. 

Le bureau du Premier ministre Naftali Bennett a "demandé au tribunal un délai supplémentaire, afin de répondre à la pétition déposée par les organisations environnementales", a déclaré un porte-parole du gouvernement. 

La décision de geler la mise en œuvre du projet a été prise par la nouvelle ministre, Tamar Zandberg, du parti de gauche Meretz, qui s'est ouvertement opposée à l'accord. 

L'initiative s'inscrit dans le cadre de l'établissement officiel des relations diplomatiques entre l'Etat hébreu et ce pays arabe du Golfe l'année dernière. Depuis, les nouveaux partenaires ont multiplié des initiatives communes dans divers secteurs.


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.