Syrie: 23 morts dans de violents combats à Deraa, selon une ONG

Depuis 2011, la guerre en Syrie a fait près de 500 000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes. (Photo, AFP)
Depuis 2011, la guerre en Syrie a fait près de 500 000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

Syrie: 23 morts dans de violents combats à Deraa, selon une ONG

  • Berceau du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad en 2011, Deraa a été reprise à l'été 2018 par les forces gouvernementales
  • Les combats ont été déclenchés par des tirs d'obus des forces du régime qui tentaient de progresser au sol

BEYROUTH: Vingt-trois personnes, dont huit civils, ont été tuées jeudi à Deraa dans les combats "les plus violents" ayant secoué cette province du sud de la Syrie depuis sa reconquête par le régime il y a trois ans, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Berceau du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad en 2011, Deraa a été reprise à l'été 2018 par les forces gouvernementales. Mais en vertu d'un accord inédit, les rebelles qui y étaient ont été autorisés à rester, certains rejoignant l'armée ou gardant le contrôle de certaines parties de la province.

Depuis, le secteur est régulièrement secoué par des attentats et des attaques contre les forces du régime.

Les tensions ont atteint un nouveau pic jeudi, et la région a connu les "affrontements les plus violents depuis qu'elle est sous le contrôle du régime", souligne l'OSDH, selon qui cinq enfants figurent parmi les personnes tuées.

Une femme, son enfant et trois autres jeunes ont été tués par des obus du régime dans le village d'al-Yadudah, au nord-ouest de la ville de Deraa, a-t-il indiqué. Un autre enfant et deux hommes ont été tués dans d'autres secteurs de Deraa, selon l'Observatoire.

Les combats ont été déclenchés par des tirs d'obus par les forces du régime qui tentaient de progresser au sol pour donner l'assaut contre Deraa al-Balad, un grand quartier du chef-lieu tenu par d'anciens rebelles. 

En représailles, le camp adverse a lancé une contre-attaque et conquis plusieurs positions du régime dans la province, capturant une quarantaine de combattants du régime, selon l'OSDH.

«Opération militaire»

Au total, 23 personnes été tuées jeudi dans la province, située à la frontière avec la Jordanie et Israël et dont des pans entiers continuent de jouir d'une relative autonomie. 

Ce bilan inclut au moins huit soldats syriens et sept combattants du camp rebelle, selon l'OSDH.

Citant un responsable médical d'un secteur de la ville de Deraa tenu par le régime, l'agence de presse officielle Sana a de son côté indiqué que des attaques au mortier menées par des groupes armés avaient tué deux civils, dont un enfant.

Et selon l'agence, "l'armée syrienne s'est déployée dans plusieurs zones voisines de Deraa al-Balad pour renforcer la sécurité", accusant les combattants locaux de mener des attaques contre des soldats et des civils.

En mars, des hommes armés à Deraa ont tué 21 soldats syriens dans une embuscade.

Le quotidien pro-régime Al-Watan a rapporté jeudi "le début d'une opération militaire contre des terroristes" qui ont "saboté l'accord de réconciliation", en référence à ces initiatives négociées par le régime avec les rebelles au moment de sa reconquête.

Depuis 2011, la guerre en Syrie a fait près de 500 000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.