L'OMC met en garde contre l'inégalité vaccinale pour la reprise économique

Arrivée à la tête de l'OMC depuis mars, l'ancienne ministre nigériane des finances s'est donné comme priorité de mettre l'OMC au cœur de la lutte contre la pandémie. (Photo, AFP)
Arrivée à la tête de l'OMC depuis mars, l'ancienne ministre nigériane des finances s'est donné comme priorité de mettre l'OMC au cœur de la lutte contre la pandémie. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

L'OMC met en garde contre l'inégalité vaccinale pour la reprise économique

  • Mardi le FMI avait souligné dans ses nouvelles prévisions économiques mondiales que l'accès aux vaccins creuse les inégalités dans la reprise économique
  • La directrice générale a convoqué à deux reprises déjà tous les acteurs impliqués dans la production de vaccins pour tenter de trouver les moyens d'accélérer les choses

GENEVE : Après le FMI mardi, c'est au tour de l'Organisation mondiale du commerce de mettre en garde contre les risques que fait courir l'inégalité vaccinale à la reprise plus rapide qu'attendue du commerce mondial après le choc de la pandémie.

"Le commerce mondial s'est remis plus rapidement que prévu depuis le second semestre de 2020 après avoir chuté lourdement lors de la première vague de la pandémie", a souligné la directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, dans sa présentation du rapport semi-annuel sur le commerce mondial aux pays membres.

Selon les prévisions les plus récentes de l'organisation, le volume du commerce de marchandises devrait augmenter de 8% en 2021 et de 4% en 2022. Les volumes d'échanges de marchandises ont dépassé leur niveau pré-pandémie plus tôt cette année. En revanche, les services ont plus de mal à se remettre en raisons des restrictions qui continuent d'affecter voyages et transports, a souligné Mme Okonjo-Iweala.

Ce tableau optimiste masque de fortes disparités.

"Comme c'est le cas pour l'économie en général,  les performances commerciales divergent fortement selon les régions, et l'accès inégal aux vaccins anti-Covid 19 est l'une des raisons majeures de ces disparités", a rappelé la directrice générale.

Mardi le FMI avait souligné dans ses nouvelles prévisions économiques mondiales que l'accès aux vaccins creuse les inégalités dans la reprise économique.

Arrivée à la tête de l'OMC depuis mars, l'ancienne ministre nigériane des finances s'est donné comme priorité de mettre l'OMC au cœur de la lutte contre la pandémie, en tentant de faciliter les moyens d'augmenter la production de vaccins. 

Mais des pays membres très divisés sur la question de la levée temporaire des brevets sur les vaccins limitent pour l'heure ses ambitions. Cette semaine encore, malgré de long débats entre pays membres il n'y a pas eu de progrès significatifs sur ce dossier.

"Echouer à assurer un accès mondial aux vaccins pose de sérieux risques à l'économie mondiale et à la santé publique", a mis en garde la directrice générale, rappelant que les pays pauvres avaient jusqu'ici pu à peine vacciner 1% de leur population quand les plus riches trompettent avoir franchi la barre des 50%.

La directrice générale a convoqué à deux reprises déjà tous les acteurs impliqués dans la production de vaccins pour tenter de trouver les moyens d'accélérer les choses comme par exemple en identifiant les goulots d'étranglements qui ralentisse le commerce des ingrédients des vaccins ou autres barrières douanières ou non.

Le "commerce à été une force pour le bien en permettant l'accès à du matériel des équipements médicaux", a affirmé Mme Ngozi Okonjo-Iweala, rappelant que le commerce de fournitures médicales a augmenté de 16% en 2020 et celui d'équipements de protection personnelle de 50% quand le reste du commerce mondial baissait.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.