Vingt et un démineurs soutenus par l'Arabie saoudite tués en mission au Yémen

Le gouvernement yéménite déclare que les Houthis soutenus par l'Iran ont posé plus d'un million de mines terrestres dans le pays depuis le début du conflit, en 2015. (SPA)
Le gouvernement yéménite déclare que les Houthis soutenus par l'Iran ont posé plus d'un million de mines terrestres dans le pays depuis le début du conflit, en 2015. (SPA)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

Vingt et un démineurs soutenus par l'Arabie saoudite tués en mission au Yémen

  • Les équipes de terrain qui font partie de ce projet ont démantelé quelque 263 797 mines terrestres, munitions non explosées et autres engins explosifs mortels
  • Les engins posés par les Houthis à Ta’izz auraient à eux seuls tué et blessé 3 263 civils depuis 2015

DJEDDAH: Vingt et un membres d'une équipe d'experts en déminage saoudiens et étrangers basée au Yémen ont perdu la vie en trois ans en intervenant dans ce qui est devenu le plus grand champ de mines du monde.

Ce nombre terrible de morts a été révélé par des chiffres qui montrent l'ampleur d’un projet qui est mené, dans ce pays déchiré par la guerre, en coopération avec des équipes yéménites locales sous l'égide du Projet saoudien de déminage (Masam).

Lancée par le Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) le 25 juin 2018, l'initiative a coûté jusqu'à présent 133 millions de dollars (1 dollar = 0,84 euro), déclare le directeur de Masam, Osama al-Gosaibi, au journal Asharq al-Awsat.

Il indique en outre que les équipes de terrain qui font partie de ce projet ont démantelé quelque 263 797 mines terrestres, munitions non explosées et autres engins explosifs mortels. Depuis le début du programme jusqu'au 23 juillet de cette année, les équipes de déminage ont traité 169 792 munitions non explosées, 83 943 mines antichars et 3 984 mines antipersonnel, couvrant 25 millions de mètres carrés sur le territoire yéménite.

Le gouvernement du Yémen précise que les Houthis soutenus par l'Iran ont posé plus d'un million de mines terrestres dans le pays depuis le début du conflit, en 2015. C’est le pays le plus miné depuis la Seconde Guerre mondiale.

KSrelief a récemment prolongé le contrat Masam d’une année, pour un coût de 33,6 millions de dollars. Le projet est mené par des experts saoudiens et internationaux à travers des équipes yéménites qui ont été formées pour retirer toutes sortes de mines posées de manière aléatoire par les milices houthies.

Al-Gosaibi souligne que l'un des principaux défis des équipes est qu’elles doivent travailler sans disposer d’une carte qui indique l'emplacement des mines. Il précise que, dans de nombreux cas, elles ont dû compter sur les résidents locaux pour identifier les zones suspectes, ce qui a considérablement ralenti le processus de déminage.

Le superviseur général de KSrelief, le Dr Abdallah al-Rabeeah, déclare que le renouvellement du contrat de Masam avec le partenaire exécutif «s’inscrit dans le sens de la responsabilité humanitaire du Centre envers les frères yéménites».

Il ajoute: «Il est extrêmement important de nettoyer les territoires yéménites des mines que les milices houthies ont fabriquées et placées de manière aléatoire, imprévue et camouflée. Elles ont causé des invalidités permanentes, des blessures et des pertes humaines, notamment chez des femmes, des enfants et des personnes âgées». 

Selon les statistiques publiées par l'Observatoire yéménite sur les mines antipersonnel au mois de mars, les engins posés par les Houthis à Ta’izz ont à eux seuls tué et blessé 3 263 civils depuis 2015.

Les données de la Coalition yéménite pour surveiller les violations des droits humains – également connue sous le nom de «Coalition Rasd» – montrent que 1 929 civils, parmi lesquels 357 enfants et 146 femmes, ont été tués au cours des six dernières années, et que 2 242 civils, dont 519 enfants et 167 femmes, ont été handicapés à cause des mines terrestres.

Au cours de la même période, la coalition a relevé les destructions et les dégradations de plus de 2 872 installations publiques et privées dans plusieurs gouvernorats yéménites, toutes dues à des mines terrestres antipersonnel et antichar.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.