Ismaïl Haniyeh reconduit à la tête du Hamas

Ismaïl Haniyeh. (Photo, AFP)
Ismaïl Haniyeh. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 02 août 2021

Ismaïl Haniyeh reconduit à la tête du Hamas

  • Selon le Hamas, des «dizaines de milliers» de membres de ce groupe islamiste ont participé à ce scrutin interne sans opposant connu à Ismaïl Haniyeh
  • Ismaïl Haniyeh, qui partage son temps entre le Qatar et la Turquie, avait été élu à la tête du bureau politique du Hamas en 2017

GAZA: Le Hamas a confirmé tôt lundi matin la réélection sans opposition connue de son chef Ismaïl Haniyeh à la tête du mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, qui sort à peine d'une nouvelle guerre avec Israël. 

Dimanche, des sources avaient suggéré la réélection de M. Haniyeh au poste de chef du bureau politique du mouvement qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne paupérisée de deux millions d'habitants sous blocus israélien 

Tôt lundi, le Hamas a publié un communiqué pour confirmer que sa commission électorale avait "achevé la supervision des étapes du processus électoral interne", qui s'est conclu par la reconduction de M. Haniyeh à la tête du bureau politique.

Selon le Hamas, des "dizaines de milliers" de membres de ce groupe islamiste, qui a livré quatre guerres à l'État hébreu depuis 2008, dont la dernière en mai dernier, ont participé à ce scrutin interne sans opposant connu à M. Haniyeh.

Considéré comme un pragmatique, M. Haniyeh, qui partage son temps entre le Qatar et la Turquie, avait été élu à la tête du bureau politique du Hamas en 2017, succédant alors à Khaled Mechaal, qui dirigeait le mouvement depuis 1996.   

Après la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes de 2006, les dernières en date, Ismaïl Haniyeh avait toutefois déjà pris la tête d'un gouvernement palestinien d'union.  

Et il s'était engagé à œuvrer à la création d'un État palestinien "en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem comme capitale", allant à contre-courant du discours officiel du Hamas qui, alors, ne reconnaissait pas ces frontières.

Mais le Hamas et le Fatah s'étaient lancés en 2007 dans une quasi-guerre civile qui a conduit à la division de fait des Territoires palestiniens avec la bande de Gaza sous la coupe du Hamas d'un côté et la Cisjordanie occupée, sous la coupe de l'Autorité palestinienne, de l'autre.

En mars dernier, le Hamas avait déjà réélu Yahya Sinouar à titre de chef du bureau politique du mouvement pour la seule bande de Gaza. Selon des sources au sein du mouvement, cinq candidats étaient alors en lice pour ce poste.

L'élection du chef de l'ensemble du bureau politique de ce mouvement doté d'une puissante branche militaire et considéré comme terroriste par les États-Unis et l'Union européenne, avait toutefois été décalée en raison de la guerre avec Israël en mai dernier.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.