L'Iran enregistre le plus grand nombre de cas quotidiens de Covid en période de pandémie

L'Iran a signalé lundi dernier les contaminations de coronavirus les plus élevées en une seule journée avec plus de 37 000 nouveaux cas, rapportent les médias officiels. On déplore 411 décès, ce qui porte le nombre total de morts dans le pays à 91 407, le plus élevé du Moyen-Orient. (AP)
L'Iran a signalé lundi dernier les contaminations de coronavirus les plus élevées en une seule journée avec plus de 37 000 nouveaux cas, rapportent les médias officiels. On déplore 411 décès, ce qui porte le nombre total de morts dans le pays à 91 407, le plus élevé du Moyen-Orient. (AP)
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Publié le Lundi 02 août 2021

L'Iran enregistre le plus grand nombre de cas quotidiens de Covid en période de pandémie

  • La télévision d'État a déclaré que les membres du personnel médical avaient enregistré 37 189 nouveaux cas de Covid-19 depuis dimanche
  • On déplore 411 décès, ce qui porte le nombre total de morts dans le pays à 91 407, le plus élevé du Moyen-Orient

TÉHÉRAN: L'Iran a signalé lundi dernier plus de 37 000 nouvelles contaminations de coronavirus, le record du pays en matière de pandémie sur une seule journée, rapportent les médias officiels.

La télévision d'État déclare que les membres du personnel médical ont enregistré 37 189 nouveaux cas de Covid-19 depuis dimanche. Le précédent record quotidien de 34 951 contaminations, signalé mardi dernier, est ainsi dépassé. En outre, on déplore 411 décès. Le nombre total de morts dus à la pandémie dans le pays est désormais de 91 407; c’est le plus élevé du Moyen-Orient.

La nouvelle vague a été alimentée par le variant Delta, alors que les autorités iraniennes affirment que moins de 40% de la population respecte les mesures comme le port du masque ou la distanciation sociale. Les autorités sanitaires iraniennes ont régulièrement alerté sur le fait que les hôpitaux de la capitale, Téhéran, ainsi que ceux d'autres grandes villes du pays, étaient submergés de patients atteints par la Covid-19.

Dimanche dernier, le ministre de la Santé, Saeed Namaki, a demandé dans une lettre adressée au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, un confinement du pays pour deux semaines. Selon lui, l'armée pourrait aider à faire en sorte qu’il soit respecté. Cependant, Khamenei, qui a le dernier mot sur toutes les questions d'État, n'a toujours pas répondu à cette requête.

Les autorités ont évité d'imposer des règles sévères à une population mal préparée pour les supporter. L'Iran, qui a subi la pire épidémie de virus de la région, est en effet ébranlé par une série de crises: de sévères sanctions américaines, un isolement mondial, des vagues de chaleur et des pannes de courant qui comptent parmi les pires de son histoire. En outre, des manifestations ont actuellement lieu contre les pénuries d'eau dans le Sud-Ouest.

Moins de 4% des Iraniens ont été complètement vaccinés. De nombreux membres parmi le personnel médical qui se situe première ligne ont été immunisés avec des vaccins fabriqués en Iran ou avec le vaccin Sinopharm, soutenu par l'État chinois, qui, selon certaines informations, pourrait être moins efficace que les autres.

Le gouvernement iranien a annoncé que le vaccin produit à l’échelle locale offrait une protection de 85% contre le coronavirus, sans toutefois mentionner de données ni de détails. L'Iran importe également de Russie le vaccin Spoutnik V ainsi que celui d’AstraZeneca-Oxford, dans le cadre du programme Covax soutenu par les Nations unies.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier salue les étudiants saoudiens lauréats du concours Isef 2022

(SPA)
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  • Le prince héritier a exprimé sa joie et sa fierté à l'égard des résultats que ces talentueux étudiants saoudiens ont obtenus à l’occasion de cette compétition internationale
  • Cette grande compétition met en lumière l'innovation dans le domaine de la recherche et du progrès scientifiques

RIYAD: Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mardi dernier les étudiants saoudiens qui ont remporté les prix du Regeneron International Science and Engineering Fair (Regeneron Isef) 2022.

Le prince héritier a exprimé sa joie et sa fierté à l'égard des résultats que ces talentueux étudiants saoudiens ont obtenus à l’occasion de cette compétition internationale. Il a souligné que cette réussite était de nature à encourager leurs congénères, comme le rapporte l'agence de presse saoudienne.

Voyant à travers cette réalisation un premier pas vers un avenir radieux, Mohammed ben Salmane a souhaité aux lauréats le plus beau des parcours.

etudiants
Plus de trente-cinq étudiants saoudiens ont remporté vingt-deux prix lors du concours Isef, organisé du 7 au 13 mai aux États-Unis. (SPA)

Des étudiants de plus de quatre-vingts pays ont participé à cette grande compétition qui met en lumière l'innovation dans le domaine de la recherche et du progrès scientifiques.

Abdallah al-Ghamdi a remporté deux prix dans la catégorie de l’énergie grâce à un projet qui porte sur la production et le stockage de l'hydrogène. Il a ainsi été désigné «meilleur chercheur scientifique». Il concourait en compagnie de quelque mille sept cents candidats issus de soixante-cinq pays.

Cinq autres premiers récompenses ont été décernées à Dana al-Eithan et à Maria al-Ghamdi, couronnées dans le domaine de la chimie, à Tahani Adel, qui a été distinguée en sciences des matériaux, et à Yousef Khoja, qui a réussi à décrocher un prix dans la catégorie des systèmes embarqués.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un jeune palestinien tué par l'armée israélienne en Cisjordanie

Des enfants juifs ultra-ortodoxes se battent avec la police alors qu'ils tentent d'entrer sur la tombe du rabbin Shimon Bar Yochai dans le village de Meron, dans le nord d'Israël, le 19 mai 2022 (Photo, AFP).
Des enfants juifs ultra-ortodoxes se battent avec la police alors qu'ils tentent d'entrer sur la tombe du rabbin Shimon Bar Yochai dans le village de Meron, dans le nord d'Israël, le 19 mai 2022 (Photo, AFP).
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  • L'armée israélienne, responsable de la sécurité lors des pèlerinages sur ce site religieux, n'a pas communiqué dans l'immédiat
  • Les forces de sécurité israéliennes ont réagi par des opérations en Israël et en Cisjordanie, particulièrement à Jénine

JERUSALEM: Un adolescent palestinien de 16 ans a été abattu par des soldats israéliens lors d'affrontements en marge d'un pèlerinage religieux juif dans le nord de la Cisjordanie occupée, a affirmé mercredi le ministère palestinien de la Santé.

Le jeune homme a été mortellement blessé à la tête après un tir des forces israéliennes, lors d'affrontements près de la tombe présumée de Joseph, dans l'est de Naplouse, selon le ministère.

Ce lieu est révéré par les juifs comme abritant la dépouille de Joseph, l'un des douze fils du patriarche Jacob. Pour les Palestiniens, la tombe est celle d'une figure religieuse musulmane locale.

L'armée israélienne, responsable de la sécurité lors des pèlerinages sur ce site religieux, n'a pas communiqué dans l'immédiat.

Le mouvement armé palestinien Jihad islamique s'est félicité dans un communiqué de l'"embuscade" préparée par ses combattants contre les forces israéliennes et a confirmé des échanges de tirs entre les deux parties. 

Dix-neuf personnes, en majorité des civils ont été tués dans des attaques en Israël et en Cisjordanie perpétrées par des Palestiniens et des Arabes israéliens depuis la fin mars.

Les forces de sécurité israéliennes ont réagi par des opérations en Israël et en Cisjordanie, particulièrement à Jénine.

Trente-quatre Palestiniens et trois assaillants Arabes israéliens ont été tués en Israël et en Cisjordanie occupée, en partie des membres de groupes armés, mais aussi des civils dont une journaliste couvrant une opération à Jénine.

Un policier israélien a également été tué dans une opération en Cisjordanie.


Impasse politique : l'ONU prévient que l'avenir du Soudan est en suspens

Perthes s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité pour discuter des derniers développements au Soudan, quelques jours après qu'un autre manifestant pacifique a été tué par les autorités (Photo, MINUATS).
Perthes s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité pour discuter des derniers développements au Soudan, quelques jours après qu'un autre manifestant pacifique a été tué par les autorités (Photo, MINUATS).
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  • Le représentant spécial de l'organisation pour le Soudan a souligné la nécessité d'un dialogue entre les civils et les autorités militaires
  • Volker Perthes a également mis en garde contre les «perturbateurs», qui ne souhaitent pas une transition pacifique vers la démocratie et refusent les efforts visant à trouver une solution négociée

NEW YORK: L'ONU a exhorté mardi les autorités au pouvoir au Soudan à rassurer le public en affirmant qu'elles sont favorables au dialogue, seul moyen de parvenir à une solution politique aux troubles qui secouent le pays.

Volker Perthes, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Soudan, a affirmé que pour remettre la transition politique dans le pays sur les rails, les autorités doivent d'abord libérer les détenus restants, mettre fin aux arrestations arbitraires et lever l'état d'urgence.

Le temps presse pour trouver une solution politique qui permette de sortir de la situation actuelle, a-t-il ajouté, qui reste précaire et dont les enjeux sont considérables, notamment la stabilité politique, sociale et économique du pays.

Perthes s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux derniers développements au Soudan, quelques jours après qu'un autre manifestant pacifique a été tué par les autorités. Le nombre de manifestants tués depuis le coup d'État militaire du 25 octobre dernier s'élève désormais à 96.

«Si les autorités veulent instaurer la confiance, il est essentiel que les responsables des violences contre les manifestants soient tenus de rendre des comptes», a assuré Perthes.

Le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, sur le Soudan, indique que l'absence d'accord politique et de gouvernement «pleinement crédible» affecte la situation en matière de sécurité.

La réunion du Conseil de sécurité s'est également tenue à la suite d'affrontements armés entre les communautés arabe et masalit à Kereneik, dans le Darfour occidental, en avril, au cours desquels, selon les premières informations, 150 personnes ont été tuées, de nombreuses autres blessées, des milliers déplacées, et des maisons, un poste de police, un hôpital et un marché ont été incendiés.

Perthes s'est félicité de la décision des groupes armés et des forces régulières d'accepter le comité permanent de cessez-le-feu, présidé par la mission des Nations unies dans le pays, en tant qu'institution conjointe chargée d'aider à maîtriser le conflit, mais a averti que, malgré cela, «le risque d'une nouvelle flambée de violence reste élevé».

Bien qu'il ait salué la récente libération de 86 détenus comme un pas important vers la création de conditions propices au rétablissement de la confiance, il a souligné qu'au moins 111 personnes sont toujours détenues à Khartoum, à Port Soudan et dans d'autres villes.

Les manifestations pacifiques se poursuivent au Soudan au milieu des demandes publiques de changement et de rétablissement du processus de transition démocratique, alors même que plusieurs partis politiques et coalitions forment de nouvelles alliances et présentent des propositions de pourparlers avec leurs rivaux.

Perthes a déclaré aux membres du Conseil de sécurité: «Alors que le Soudan continue de faire face à de nouvelles incertitudes, le sentiment d'urgence partagé, associé à leur vision d'un avenir meilleur, pousse de nombreuses parties à rechercher un terrain d'entente et à s'ouvrir davantage au dialogue.»

«Il y a également une reconnaissance croissante de la nécessité d'un dialogue entre civils et militaires.»

Il a toutefois ajouté que certaines parties prenantes clés continuent de rejeter les appels à des discussions en face à face avec leurs homologues et préfèrent y participer indirectement. C'est pourquoi, le 12 mai, les Nations unies ont lancé des pourparlers indirects afin d'aborder plusieurs questions fondamentales, notamment «le mandat et la composition des principaux organes constitutionnels, la future relation entre les composantes militaire et civile, ainsi que le mécanisme et les critères de sélection d'un premier ministre».

Une fois qu'un accord sera atteint sur ces questions, Perthes a souligné qu'un mécanisme trilatéral comprenant les Nations unies, l'Union africaine et l'Autorité intergouvernementale pour le développement, un bloc commercial africain composé de huit pays, se réunira pour des négociations.

Il a toutefois mis en garde contre les «“provocateurs”, qui ne veulent pas d'une transition pacifique vers la démocratie ou refusent une solution par le dialogue. Les parties soudanaises ne doivent pas permettre à ces provocateurs de compromettre la possibilité de trouver une sortie négociée à la crise».

L'envoyé a également souligné que la protection des civils exige que l'on s'attaque aux causes profondes du conflit, notamment des décennies de marginalisation, les problèmes fonciers et le retour des personnes déplacées et des réfugiés.

L'impasse politique, combinée à une crise économique, à de mauvaises récoltes et à des chocs d'approvisionnement mondiaux, continue de faire payer un lourd tribut socio-économique au Soudan, où les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter dans un contexte de hausse de 250% des prix des denrées alimentaires. Selon les Nations unies, le nombre de personnes souffrant de faim aiguë dans le pays devrait doubler, pour atteindre environ 18 millions d'ici septembre de cette année.

Perthes a déploré le fait que le plan d'intervention humanitaire 2022 pour le Soudan n'ait reçu qu'un financement «lamentable» de 13%, les donateurs internationaux et les institutions financières hésitant à fournir une assistance qui passe par les systèmes étatiques en l'absence d'un accord politique visant à rétablir la légitimité constitutionnelle.

«Bien que la responsabilité première de ces changements incombe aux parties prenantes soudanaises elles-mêmes, je m'inquiète des conséquences à long terme, car nous assistons à une nouvelle érosion des capacités de l’état et du capital humain déjà fragiles du Soudan», a-t-il avisé.

Perthes a également prévenu qu'une partie de l'aide cruciale de l'Association internationale de développement (IDA) du Groupe de la Banque mondiale allouée au Soudan ira à d'autres pays d'ici la fin juin si un accord politique ne peut être conclu dans le pays d'ici là.

«Si une solution à l'impasse actuelle n'est pas trouvée, les conséquences se feront sentir au-delà des frontières du Soudan et pendant une génération», a averti Perthes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com