Le président iranien sortant dit que le gouvernement n’a pas toujours été clair

Le président iranien Hassan Rouhani a assisté à sa dernière réunion de cabinet à Téhéran avant l'investiture d'Ebrahim Raisi le 3 août en tant que nouveau président de la République islamique. (Dossier/AFP
Le président iranien Hassan Rouhani a assisté à sa dernière réunion de cabinet à Téhéran avant l'investiture d'Ebrahim Raisi le 3 août en tant que nouveau président de la République islamique. (Dossier/AFP
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Publié le Dimanche 01 août 2021

Le président iranien sortant dit que le gouvernement n’a pas toujours été clair

  • Le président Hassan Rouhani a insisté sur le fait que lui-même et son équipe ont fait de leur mieux
  • Rouhani a imputé de nombreux problèmes actuels de l'Iran à la décision de Trump de se retirer de l'accord nucléaire

DUBAI : Le président iranien sortant a reconnu dimanche que l’État «n'avait parfois pas dit une partie de la vérité» à son peuple au cours de son mandat de huit ans, alors qu'il se prépare à quitter ses fonctions sur fond d’accord nucléaire mis à mal avec les puissances mondiales et de tensions élevées avec l'Occident.

Les commentaires du président Hassan Rouhani, diffusés à la télévision d'État, surviennent alors que les responsables de son gouvernement sont apparus sans gouvernail ces derniers mois au milieu d'une série de crises allant de la pandémie de coronavirus aux sécheresses et crises hydrauliques alimentant les protestations publiques.

Après avoir comparu quelques jours plus tôt pour être sermonné par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, au sujet de l’échec des négociations nucléaires, les remarques de Rouhani semblaient viser une reconnaissance des problèmes auxquels son gouvernement était confronté dans ses dernières heures. Le président élu Ebrahim Raisi, un protégé de Khamenei, sera investi jeudi.

"Ce que nous avons dit aux gens n'était pas contraire à la réalité, mais nous n'avons pas dit une partie de la vérité aux gens", a déclaré Rouhani lors de sa dernière réunion du Cabinet en tant que président. "Parce que je ne l'ai pas jugé utile ,et j'avais peur que cela nuise à l'unité nationale."

Il n'a pas précisé ce qu'il entendait par ses propos. Cependant, au cours de son mandat, les Gardiens de la révolution paramilitaires iraniens ont abattu par erreur un avion de ligne et tué 176 personnes à bord en janvier 2020, ce que le gouvernement a refusé de reconnaître jusqu'à ce que les pays occidentaux rendent publics leurs soupçons.

Rouhani, relativement modéré au sein de la théocratie iranienne, a insisté sur le fait que lui -même et son équipe faisaient de leur mieux.

« Si nous n'avons pas été parfaits, nous nous excusons auprès des gens et leur demandons pardon et miséricorde », a déclaré Rouhani.

Il a mis en avant l'accord nucléaire du pays en 2015 avec les puissances mondiales, qui a vu l'Iran accepter de limiter son enrichissement d'uranium en échange de la levée des sanctions économiques. Cependant, cet accord est maintenant en lambeaux après que le président américain de l'époque, Donald Trump, a retiré unilatéralement l'Amérique de l'accord en mai 2018.

Rouhani a imputé bon nombre des problèmes actuels de l'Iran à la décision de Trump, qui a eu pour conséquence une forte dévaluation de la monnaie iranienne. Trump a ainsi déclaré que si l'Iran cherchait à moderniser ses forces armées après l'expiration de l’embargo onusien sur ses armes en octobre 2020, il ne le pourrait le faire, en raison de ses problèmes financiers.

"En raison des sanctions et de l’arrêt des ventes de pétrole, nous n’avons pas eu les moyens de le faire, mais le contrat est complètement prêt", a déclaré Rouhani.


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.