L'épouse d'un Britannique détenu en Iran exhorte le Premier ministre à le libérer

On a interdit à Anoosheh Ashoori, citoyen irano-britannique détenu en Iran, tout accès au téléphone, ce qui le coupe du monde extérieur et menace son équilibre mental, explique sa femme. (AFP/photo d’archive)
On a interdit à Anoosheh Ashoori, citoyen irano-britannique détenu en Iran, tout accès au téléphone, ce qui le coupe du monde extérieur et menace son équilibre mental, explique sa femme. (AFP/photo d’archive)
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Publié le Mardi 03 août 2021

L'épouse d'un Britannique détenu en Iran exhorte le Premier ministre à le libérer

  • Selon sa famille, Anoosheh Ashoori, 67 ans, vit un véritable «enfer» depuis qu'il a été arrêté il y a quatre ans
  • «Cela fait plus d'un an que notre famille a demandé à rencontrer le Premier ministre. Apparemment, ce n’est pas possible», déplore sa femme

LONDRES: L'épouse d'un Britannique détenu en Iran depuis quatre ans a exhorté le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, à faire preuve d'une «réelle compassion» et à aider à la libération de son mari.

Selon sa famille, Anoosheh Ashoori, âgé de 67 ans, vit un véritable «enfer» depuis qu'il a été arrêté au cours d'une visite en Iran puis condamné à dix ans de prison après avoir été convaincu d’espionnage pour le compte d'Israël – ce qu'il nie catégoriquement.

Cela fait quatre ans qu'il purge sa peine dans la tristement célèbre prison d'Evin de Téhéran, où sont souvent détenus les doubles nationaux.

La santé d'Ashoori a suscité de vives inquiétudes pendant son séjour en prison, notamment en raison des ravages que la Covid-19 a causés dans les établissements pénitentiaires iraniens.

Dans une lettre adressée au Times, sa femme, Sherry Izadi, soutient que les accusations portées contre son mari sont fabriquées de toutes pièces et accuse Boris Johnson de refuser de la rencontrer pour discuter de l'affaire. 

Boris Johnson affirme que le sort d'Anoosheh «continue à figurer en tête des priorités». «Pourtant, les actions sont bien plus éloquentes que les mots. Cela fait plus d'un an que notre famille a demandé à rencontrer le Premier ministre. Apparemment, ce n’est pas possible», déplore toutefois Sherry Izadi.

L'année dernière, M. Johnson avait rencontré Richard Ratcliffe, le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe. Cette dernière est toujours détenue en Iran. Elle vit à présent sous caution dans la maison de ses parents à Téhéran en attendant de savoir quel sort lui sera réservé.

Le mois dernier, un quotidien iranien a suggéré qu'Ashoori et Zaghari-Ratcliffe feraient l'objet d'un échange de prisonniers avec des détenus américains. Cette hypothèse a été démentie par les États-Unis.

Le ministère britannique des Affaires étrangères affirme avoir discuté du sort d'Ashoori avec Téhéran. Selon un porte-parole du ministère, «la détention arbitraire et prolongée dans laquelle l'Iran a placé des binationaux qui possèdent la nationalité britannique est inadmissible et porte atteinte à la réputation de l'Iran sur la scène internationale. Nous exhortons les autorités iraniennes à prendre la bonne décision et de libérer les détenus».

En effet, Téhéran est souvent critiqué pour le traitement qu'il réserve aux étrangers, notamment à aux binationaux qui possèdent la nationalité iranienne.

«Les citoyens qui entretiennent des liens profonds avec d'autres cultures et d'autres pays sont des atouts et n'enfreignent pas la loi. Toutefois, il semble que les services de sécurité iraniens aient décidé de se servir de ces personnes comme monnaie d'échange pour résoudre des différends diplomatiques, ce qui constitue une décision ignoble», affirme Human Rights Watch.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

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  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.