Les restrictions à compter du 1er août en Arabie saoudite devraient faire grimper la vaccination

La quasi-totalité de la population saoudienne devrait bientôt être entièrement vaccinée contre la Covid-19. (SPA)
La quasi-totalité de la population saoudienne devrait bientôt être entièrement vaccinée contre la Covid-19. (SPA)
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Publié le Mardi 03 août 2021

Les restrictions à compter du 1er août en Arabie saoudite devraient faire grimper la vaccination

  • Les habitants du Royaume sont tenus de recevoir une première dose ou doivent s’être remis de la Covid-19 pour participer aux événements sociaux, culturels et sportifs et pour pouvoir se rendre dans les établissements privés, gouvernementaux ou commerciaux
  • Afin de freiner la propagation du virus, le bureau du procureur général d’Arabie saoudite a déclaré qu’il imposerait une amende de 500 000 riyals saoudiens, soit 112 160 euros aux passagers qui enfreignent les restrictions de voyage

DJEDDAH: En Arabie saoudite, les personnes qui refusent de se faire vacciner contre la Covid-19 seront «isolées socialement» à la suite des restrictions imposées à compter du 1er août, affirme un responsable de la santé, incitant les Saoudiens et les habitants du pays à recevoir le vaccin au plus tôt. 

Le Dr Nasser Tawfiq, professeur adjoint au sein du département d’anesthésie et de soins intensifs, a averti que l’accès aux institutions gouvernementales sera interdit à toute personne non vaccinée. «Cette décision permettra d’atténuer toute réticence au vaccin. Celui ou celle qui tentera de se soustraire à la vaccination obligatoire sera victime d’isolement social. Cet isolement nous sera bénéfique car toute la société veut retrouver une vie normale. La seule solution pour y parvenir est de se faire vacciner», explique Nasser Tawfiq.

Il ajoute que les gens pourront retrouver «un semblant de vie normale» à ce stade de la pandémie s’ils se font vacciner et respectent les mesures de précaution.

Les habitants du Royaume sont tenus de recevoir une première dose ou doivent s’être remis de la Covid-19 pour participer aux événements sociaux, culturels et sportifs et pour pouvoir se rendre dans les établissements privés, gouvernementaux ou commerciaux.

Les autorités sanitaires appellent les résidents à s’inscrire pour se faire vacciner, alors que les centres répartis dans le Royaume sont priés de proposer davantage de créneaux horaires afin d’accueillir un nombre croissant de personnes désirant se faire vacciner.

La quasi-totalité de la population saoudienne devrait être complètement vaccinée avant le retour sur les lieux de travail, précise Abdelmohsin al-Huwaïdi, spécialiste en ressources humaines, dans un entretien accordé à Al-Ekhbariya TV. Il ajoute que la plupart des habitants du Royaume ont déjà reçu le vaccin.

Quelques chiffres

• Lundi, l’Arabie saoudite a signalé dix nouveaux décès liés à la Covid-19.

• Le nombre total de morts s’élève à 8 259 depuis le début de la pandémie.

«Cela met en lumière la qualité exceptionnelle des services proposés par les organismes de santé et le niveau de sensibilisation élevé au sein de la société», souligne M. Al-Huwaïdi.

À ce jour, 27 638 716 personnes, dont 1 481 272 personnes âgées, ont déjà été vaccinées dans le Royaume.

Selon Abdelmohsin al-Huwaïdi, le ministère des Ressources humaines et du Développement social a validé plusieurs moyens de traiter avec les employés non vaccinés.

«Ce plan progressif consiste à inciter les employés non vaccinés à travailler à distance. Cette option s’applique aux organisations dans lesquelles les tâches peuvent être exécutées à distance», précise-t-il.

«Je suis convaincu que l’ensemble de la communauté – citoyens et résidents – sera entièrement vaccinée dans un avenir proche», poursuit-il. Il indique toutefois que les personnes qui n’ont pas reçu le vaccin pourront continuer à travailler à partir de chez eux.

Afin de freiner la propagation du virus, le bureau du procureur général d’Arabie saoudite a déclaré qu’il imposerait une amende de 500 000 riyals saoudiens, soit 133 323 dollars américains (1 dollar = 0,84 euro) aux passagers qui enfreignent les restrictions de voyage en se rendant dans des pays très touchés par la pandémie de Covid-19. Des sanctions similaires seront appliquées aux propriétaires et exploitants des moyens de transport.

Dans un récent tweet, les responsables ont ajouté que des sanctions sévères seront prises contre les voyageurs qui omettent de déclarer qu’ils se sont rendus dans l’un des pays figurant sur la liste d’interdiction de voyage de l’Arabie saoudite, dans le cadre de la pandémie de Covid-19.

Lundi, l’Arabie saoudite a signalé dix nouveaux décès liés à la Covid-19, ce qui porte à 8 259 le nombre total de morts depuis le début de la pandémie.  

Les autorités ont recensé 1 063 nouveaux cas, ce qui signifie que 527 877 personnes ont déjà contracté le virus. À ce jour, 10 624 cas restent actifs dont 1 434 états critiques.

Parmi les nouveaux cas enregistrés, on en compte 244 à La Mecque, 217 à Riyad, 152 dans la province orientale et 70 à Médine.

Selon le ministère de la Santé, 1 620 patients se sont remis du virus, ce qui porte à 508 994 le nombre total de guérisons dans le Royaume.

L’Arabie saoudite a déjà effectué 25 226 779 tests PCR, dont 98 862 dans les dernières vingt-quatre heures.

Les centres de dépistage et de traitement à travers le pays ont accueilli des centaines de milliers de personnes depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Les centres Taakad («Assurez-vous») proposent des tests de dépistage de la Covid-19 aux personnes qui présentent peu ou pas de symptômes, ou qui pensent avoir été en contact avec une personne contaminée. Les cliniques Tetamman («Rassurez-vous») offrent, pour leur part, un traitement et des conseils aux personnes présentant des symptômes du virus tels que la fièvre, la perte du goût et de l’odorat, ainsi que des difficultés respiratoires. 

Les rendez-vous dans l’un ou l’autre des établissements peuvent être pris via l’application Sehhaty du ministère.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.