Maroc: le journaliste Soulaimane Raissouni demande à être hospitalisé

Récemment, plus de 350 personnalités marocaines et étrangères ont appelé l'éditorialiste à mettre fin à sa grève de la faim. (Photo, AFP)
Récemment, plus de 350 personnalités marocaines et étrangères ont appelé l'éditorialiste à mettre fin à sa grève de la faim. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 03 août 2021

Maroc: le journaliste Soulaimane Raissouni demande à être hospitalisé

  • Depuis plus de trois mois, le journaliste au ton critique refuse de s'alimenter pour protester contre une «grande injustice», le parquet, lui, affirme qu'il a bénéficié d'un procès «équitable»
  • Ce week-end, l'état de santé du journaliste s'est «détérioré» après un malaise : «Il avait perdu conscience, il était dans une situation hideuse» a souligné son avocat

RABAT : Le journaliste marocain Soulaimane Raissouni, récemment condamné à cinq ans de prison pour "agression sexuelle", demande à être hospitalisé pour mettre fin à sa grève de la faim entamée il y a 118 jours, a indiqué mardi son avocat.

"Il est d'accord pour suspendre sa grève de la faim mais son état de santé est tellement grave qu'il a besoin d'être hospitalisé", selon son avocat Me Miloud Kandil. 

De son côté, l'administration pénitentiaire (DGAPR) avait assuré lundi soir que M. Raissouni "refusait de se rendre à l'hôpital depuis le 30 juin 2021 et refusait également de se faire contrôler ses signes vitaux", d'après un communiqué. 

Interpellé en mai 2020, l'éditorialiste de 49 ans a été condamné début juillet à cinq ans de prison pour "agression sexuelle".

Depuis plus de trois mois, le journaliste au ton critique refuse de s'alimenter pour protester contre une "grande injustice", le parquet, lui, affirme qu'il a bénéficié d'un procès "équitable".  

Ce week-end, l'état de santé du journaliste s'est "détérioré" après un malaise : "Il avait perdu conscience, il était dans une situation hideuse. Je l'ai vu lundi, j'avais l'impression de parler avec un cadavre", souligne Me Kandil.

Récemment, plus de 350 personnalités marocaines et étrangères ont appelé l'éditorialiste à mettre fin à sa grève de la faim. 

Dans son communiqué, la DGAPR a accusé les soutiens de M. Raissouni d'être des "personnes dénuées de conscience et de patriotisme" cherchant à "induire en erreur l'opinion publique". 

Le cas du journaliste mobilise au Maroc comme à l'international. Après sa condamnation, plusieurs ONG dont le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières(RSF), ont appelé à sa libération "immédiate". 

Face aux critiques, les autorités marocaines, elles, ont toujours mis en avant l’indépendance de la justice et la conformité des procédures.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.