Tunisie: l'Egypte affirme son «plein soutien» au président Saied

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (Photo, AFP).
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 03 août 2021

Tunisie: l'Egypte affirme son «plein soutien» au président Saied

  • La Tunisie vit «un moment historique, entrepris par une personne qui attache la plus haute importance aux valeurs de la démocratie, de la Constitution et des institutions»
  • M. Saied s'était rendu fin 2020 au Caire, où il avait rencontré le président Abdel Fattah al-Sissi

TUNIS: Le président tunisien Kais Saied, qui s'est octroyé les pleins pouvoirs depuis le 25 juillet, bénéficie du « plein soutien » de l'Egypte, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères égyptien, lors d'une visite officielle à Tunis.

« Nous affirmons le plein soutien de la République arabe d'Egypte pour la stabilité et l'accomplissement de la volonté du peuple tunisien », a déclaré Sameh Choukri, à l'issue de sa rencontre avec M. Saied.

La Tunisie vit « un moment historique, entrepris par une personne qui attache la plus haute importance aux valeurs de la démocratie, de la Constitution et des institutions », a estimé le chef de la diplomatie égyptienne.

M. Saied s'était rendu fin 2020 au Caire, où il avait rencontré le président Abdel Fattah al-Sissi, arrivé au pouvoir après un coup d'Etat en 2013, et qui mène une répression implacable contre l'opposition, particulièrement les Frères musulmans.

Neuf jours après le coup de force de M. Saied, qui a invoqué la Constitution pour s'emparer de l'ensemble du pouvoir exécutif et suspendre le Parlement, la Tunisie attend toujours la nomination d'un nouveau Premier ministre. 

Samedi, les Etats-Unis ont exhorté ce pays du Maghreb à reprendre rapidement « la voie de la démocratie ».

La Tunisie traverse une triple crise politique, sociale et sanitaire, après avoir connu une flambée des cas de contamination au Covid-19 et un pic du nombre de décès liés au virus.

Berceau des printemps arabes, le pays est la seule nation de la région qui a persévéré sur la voie de la démocratisation. Mais, avant le coup de force de M. Saied, le pays était paralysé depuis des mois par des blocages politiques. 

Depuis la mise en place de ses mesures d'exception, le président bénéficie toujours d'un large soutien de la population. Son principal adversaire, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, dénonce lui un « coup d'Etat ».


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.