Tunisie: l'ONU dit son inquiétude et offre son aide

Des manifestants célèbrent la suspension du Parlement, annoncée par le président Kaïs Saïed, à Tunis (Tunisie), le 25 juillet 2021. (FETHI BELAID / AFP)
Des manifestants célèbrent la suspension du Parlement, annoncée par le président Kaïs Saïed, à Tunis (Tunisie), le 25 juillet 2021. (FETHI BELAID / AFP)
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Publié le Mardi 03 août 2021

Tunisie: l'ONU dit son inquiétude et offre son aide

  • «La situation est inquiétante et nous la suivons de très près et nous savons à quels défis le pays doit faire face», a dit la porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l'homme
  • «Ce que nous espérons c'est que tous les progrès réalisés ces 10 dernières années en termes de réformes démocratiques puissent être préservés et qu'il n'y aura pas de régression sous quelque forme que ce soit»

GENEVE : La Haute-commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a fait état de son inquiétude sur la situation en Tunisie mais réitéré son offre d'assistance lors d'une conversation téléphonique avec le ministre tunisien des Affaires étrangères Othman Jerandi.

La Commissaire a expliqué au ministre, qu'elle "suit la situation de près" et que ses services "sont là pour aider si (les Tunisiens) devait en faire la demande", a expliqué Marta Hurtado, porte-parole du Haut-commissariat, lors du point de presse régulier de l'ONU à Genève.

"La situation est inquiétante et nous la suivons de très près et nous savons à quels défis le pays doit faire face", a ajouté Mme Hurtado.  "Ce que nous espérons c'est que tous les progrès réalisés ces 10 dernières années en termes de réformes démocratiques puissent être préservés et qu'il n'y aura pas de régression sous quelque forme que ce soit", a-t-elle insisté, rappelant que le Haut-Commissariat disposait d'un bureau sur place.

L'appel du ministre tunisien à Mme Bachelet s'inscrit dans toute une série de conversations pour rassurer les interlocuteurs après le coup de force du président le 25 juillet. M. Saied s'est octroyé les pleins pouvoirs le 25 juillet et a suspendu le Parlement, en affirmant vouloir "sauver" ce petit pays du Maghreb, rongé par des mois de blocages politiques et un nouveau pic meurtrier de Covid-19.

Sur son compte Twitter, M. Jerandi a fait état de conversations depuis une semaine avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ses homologues italien Luigi Di Maio, portugais Augusto Santos Silva et belge Sophie Wilmes, au cours desquels il a défendu le bien fondé des mesures prises par le président Saied et assuré du "choix irréversible de la démocratie et des libertés".

Face aux inquiétudes de la communauté internationale de voir la Tunisie, berceau des printemps arabes, régresser vers l'autoritarisme, le président Saied a assuré vendredi "détester la dictature". Il n'y a "pas de peur" à avoir concernant les libertés et les droits en Tunisie, a-t-il affirmé. Selon lui, les arrestations ne concernent que des personnes déjà poursuivies par la justice.

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Syrie: les autorités évacuent le camp de proches de jihadistes d'al-Hol

Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. (AFP)
Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. (AFP)
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  • Selon un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat, les autorités ont commencé à transférer les familles d'al-Hol vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep
  • Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les forces kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main

DAMAS: Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus.

"L'évacuation a commencé aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le responsable intérimaire du camp, Fadi al-Qassem, ajoutant: "le camp va être entièrement évacué d'ici une semaine, et il ne restera personne".

"Nous avons évalué les besoins du camp et avons constaté qu'il manquait les conditions essentielles pour y habiter, et avons donc décidé en urgence de transférer" la population vers "des camps existants à Alep", a-t-il ajouté.

Selon un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat, les autorités ont commencé à transférer les familles d'al-Hol vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep.

Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les forces kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main.

Entre temps, des milliers de femmes et d'enfants de jihadistes étrangers se sont enfuis du camp qui abritait quelque 24.000 personnes, dont environ 6.300 étrangers, pour une destination inconnue.

Des sources humanitaires et des témoins avaient indiqué la semaine dernière à l'AFP que l'Annexe, une section de haute sécurité du camp où étaient détenues les familles de jihadistes étrangers, était désormais presque vide.

L'Annexe comptait des familles de 42 nationalités, dont un grand nombre originaires de Russie, du Caucase et des républiques d'Asie centrale, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier.

"Diminution significative" 

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a constaté "une diminution significative du nombre de résidents dans le camp d'Al-Hol au cours des dernières semaines", a précisé sa porte-parole Céline Schmitt.

"Il reste important que le gouvernement puisse identifier les ressortissants étrangers partis afin que les processus de rapatriement appropriés puissent être poursuivis", a-t-elle souligné, précisant que le HCR avait aussi été informé par les autorités du plan de transfert vers le camp d'Akhtarin.

Les forces kurdes avaient été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avec l'appui de la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis. Elles avaient incarcéré des milliers de jihadistes dans des prisons, et placé leurs familles dans des camps.

Après la prise de contrôle par les forces gouvernementales de vastes pans du nord et du nord-est de la Syrie et le retrait des Kurdes, les Etats-Unis ont transféré plus de 5.700 jihadistes de 61 nationalités vers l'Irak voisin.

Parmi eux figurent 3.543 Syriens, 467 Irakiens et 710 ressortissants d'autres pays arabes, ainsi que plus de 980 autres étrangers, notamment des Européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Belgique, entre autres), des Américains et des Australiens.

Ces détenus transférés en Irak "risquent la disparition forcée, des procès inéquitables, la torture, les mauvais traitements et des violations du droit à la vie", a prévenu mardi Human Rights Watch dans un communiqué.

Les forces kurdes gardent pour le moment le contrôle d'un camp plus petit, Roj, où sont détenus des proches de jihadistes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français.

Lundi, les autorités kurdes avaient libéré 34 Australiens, proches de jihadistes, mais ils ont dû revenir dans ce camp en raison d'un problème de papiers. L'Australie a affirmé qu'elle ne leur fournirait aucune aide.


Un imam de la mosquée Al-Aqsa affirme qu'Israël lui a refusé l'accès

Des centaines de milliers de fidèles palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée, durant le mois de jeûne musulman de ramadan qui doit commencer cette semaine. (AFP)
Des centaines de milliers de fidèles palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée, durant le mois de jeûne musulman de ramadan qui doit commencer cette semaine. (AFP)
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  • "J'ai été interdit d'entrer dans la mosquée pendant une semaine et cette interdiction peut être reconduite", a déclaré à l'AFP l'imam, Cheikh Muhammad al‑Abbasi
  • L'imam a ajouté qu'il était revenu à Al‑Aqsa "il y a un mois après avoir passé un an à l'hôpital à la suite d'un grave accident de voiture"

JERUSALEM: L'un des principaux imams de la mosquée Al‑Aqsa de Jérusalem-Est a annoncé mardi que les autorités israéliennes lui avaient refusé l'entrée sur ce site, à quelques jours du début du ramadan.

"J'ai été interdit d'entrer dans la mosquée pendant une semaine et cette interdiction peut être reconduite", a déclaré à l'AFP l'imam, Cheikh Muhammad al‑Abbasi, précisant qu'aucune explication ne lui avait été donnée.

L'imam a ajouté qu'il était revenu à Al‑Aqsa "il y a un mois après avoir passé un an à l'hôpital à la suite d'un grave accident de voiture".

"Cette interdiction est une affaire grave pour nous, car notre âme est liée à Al-Aqsa. Al-Aqsa, c'est notre vie", a-t-il ajouté.

Des centaines de milliers de fidèles palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée, durant le mois de jeûne musulman de ramadan qui doit commencer cette semaine.

Le site, troisième lieu saint de l'islam, se trouve à Jérusalem-Est, la partie de la ville occupée et annexée par Israël en 1967. Si ce lieu saint musulman est administré par la Jordanie, Israël y impose des restrictions, notamment sur le nombre de fidèles pouvant y accéder ou leur âge.

Au coeur du conflit israélien palestinien, ce site très sensible, appelé Mont du Temple par les juifs, est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme, bien que les juifs ne soient pas autorisés à y prier en vertu d'un statu quo datant de 1967.

La police israélienne avait annoncé lundi avoir recommandé une limite de 10.000 autorisations délivrées pour le ramadan à des Palestiniens de Cisjordanie occupée, qui ne peuvent se rendre à Jérusalem sans permis.

Le Gouvernorat de Jérusalem, une entité administrative  palestinienne n'exerçant qu'un rôle très limité dans la ville, avait de son côté dit avoir été informé que les permis ne seraient délivrés qu'aux hommes de plus de 55 ans et aux femmes de plus de 50 ans, comme cela avait été le cas en 2025.


Le Ramadan débutera mercredi après l’observation du croissant de lune en Arabie saoudite

Pendant le Ramadan, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil, s’abstenant de nourriture et de boisson tout en se concentrant sur la prière, la charité et la réflexion spirituelle. (Photo: AFP)
Pendant le Ramadan, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil, s’abstenant de nourriture et de boisson tout en se concentrant sur la prière, la charité et la réflexion spirituelle. (Photo: AFP)
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  • Le Ramadan débute mercredi 18 février après l’observation du croissant de lune en Arabie saoudite
  • Pendant le mois sacré, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil et se consacrent à la prière et à la charité

​​​​​​DUBAÏ : Les musulmans du monde entier ont commencé à observer le mois sacré du Ramadan après que le croissant de lune a été aperçu en Arabie saoudite.

Le comité saoudien d’observation lunaire a confirmé l’apparition du nouveau croissant mardi soir, marquant le début du Ramadan, neuvième mois du calendrier islamique Hijri.

Le premier jour de jeûne sera mercredi 18 février.

Le début du Ramadan est déterminé par l’observation du croissant de lune. Si de nombreux pays suivent l’annonce de l’Arabie saoudite, d’autres se basent sur leurs propres observations locales.

Pendant le Ramadan, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil, s’abstenant de nourriture et de boisson tout en se concentrant sur la prière, la charité et la réflexion spirituelle.

Le mois sacré se conclut par la célébration de l’Aïd al-Fitr.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com