Les investisseurs de Saudi Aramco prévoient une hausse des bénéfices après un bon premier semestre

Réservoirs de pétrole dans l’installation pétrolière de Saudi Aramco à Abqaïq. (Reuters)
Réservoirs de pétrole dans l’installation pétrolière de Saudi Aramco à Abqaïq. (Reuters)
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Publié le Mercredi 04 août 2021

Les investisseurs de Saudi Aramco prévoient une hausse des bénéfices après un bon premier semestre

  • Les investisseurs attendent des informations sur le montant du dividende
  • JP Morgan prévoit un bénéfice net d’environ 23,7 milliards de dollars américains, soit près de 20 milliards d’euros

DUBAÏ: La saison des rapports pétroliers devrait atteindre son apogée la semaine prochaine avec l’annonce des résultats du premier semestre de Saudi Aramco, la plus grande entreprise du secteur.

Avec des prix du pétrole brut élevés pendant la majeure partie du semestre clos le 30 juin, et une production en hausse à la suite de la levée progressive des contraintes de l’Opep+ (14 pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole plus 10 autre pays) au cours de cette période, les analystes s’attendent à une forte augmentation des bénéfices du géant saoudien. 

Christian Malek, analyste chez JP Morgan, prévoit un bénéfice net d’environ 23,7 milliards de dollars américains, soit près de 20 milliards d’euros. C’est un bond considérable par rapport au bénéfice de 6,6 milliards de dollars américains (5,5 milliards d’euros) enregistré l’année dernière par Aramco après l’effondrement du prix du pétrole face à une demande fortement impactée par la pandémie de Covid-19.

«Dans un contexte d'évolution positive de la demande et des prix, nous nous attendons à ce qu’Aramco enregistre un bénéfice net trimestriel important», précise Christian Malek dans un rapport récemment envoyé aux investisseurs.

Des prix du pétrole plus élevés, des volumes de gaz saisonniers plus importants, des conditions favorables dans le secteur pétrochimique et un meilleur rendement depuis le lancement de la raffinerie de Jazan favoriseront une bonne performance au premier semestre, ajoute-t-il.

Les analystes seront également à l'affût d’informations concernant le dividende. Au moment de son introduction en bourse fin 2019, le géant saoudien Aramco s’est engagé à verser au moins 75 milliards de dollars (63,2 milliards d’euros) par an à ses actionnaires mais il semble fort probable que le groupe verse un dividende spécial plus élevé pour le premier semestre, soutenu par des finances solides. D’autres grandes compagnies pétrolières comme Shell, BP et Total ont annoncé des mesures visant à augmenter les dividendes des actionnaires cette semaine.

«L’argument en faveur du dividende spécial est logique», confie M. Malek à Arab News. «Aramco a réalisé une consolidation fiscale exceptionnelle. Tous les géants pétroliers cherchent des moyens afin de reverser un maximum de liquidités aux actionnaires. Il n’y a aucune raison pour qu’Aramco fasse exception à la règle», poursuit-il.

D’autres analystes s’accordent à dire qu’Aramco a la possibilité d’augmenter son dividende.

«Aramco connaît une année fantastique jusqu'à présent et les résultats s’annoncent très bons», précise Ranjith Raja, responsable des programmes de recherche sur le pétrole et le transport maritime pour la région Mena (Afrique du Nord et Moyen-Orient) chez le fournisseur mondial de données financières Refinitiv. «D’autres groupes pétroliers ont fait part d’augmentation de dividendes ou de rachat d’actions. Pourquoi Aramco ne ferait pas de même? Le géant ne ferait pas que respecter son engagement à verser 75 milliards de dollars américains en dividendes mais susciterait également la confiance des investisseurs.»

Dans le cadre d’un programme d’appels aux investisseurs et aux médias qui devrait être initié après l’annonce des résultats dimanche, les analystes demanderont au PDG, Amin Nasser, de fournir plus d’informations sur les projets d’autres ventes d’actifs, après la cession par Aramco d'une participation de son activité de pipelines plus tôt cette année. Ils lui demanderont également de faire le point sur la reprise des discussions concernant un éventuel rapprochement avec le groupe indien de raffinage et de pétrochimie, Reliance Industries.

Les analystes chercheront également à obtenir des indications sur l’avancement de la vente d’une autre tranche d’actions d’Aramco qui semble envisagée au sein de la société.

Les finances d’Aramco sont considérés comme particulièrement solides dans un secteur pétrolier mondial qui commence à peine à se remettre de la récession liée à la pandémie.

La semaine dernière, l’agence de notation Fitch a relevé le statut d'Aramco de «négatif» à «stable», expliquant que «le profil financier d’Aramco est positif par rapport aux autres producteurs pétroliers intégrés à l’échelle internationale».

Le 3 août, le prix des actions d’Aramco a chuté de 1,9 % sur la bourse Tadawul (indice de la bourse d’Arabie saoudite), atteignant 38,25 riyals saoudiens chacune, soit 8,6 euros.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".