Bond de 30% et $21,7 milliards en bénéfices pour Aramco lors du 1er trimestre de 2021

Le géant pétrolier occupe une place centrale dans le plan de dépenses de plusieurs milliards de dollars destiné à faire évoluer l'économie du Royaume (Photo, AFP).
Le géant pétrolier occupe une place centrale dans le plan de dépenses de plusieurs milliards de dollars destiné à faire évoluer l'économie du Royaume (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 04 mai 2021

Bond de 30% et $21,7 milliards en bénéfices pour Aramco lors du 1er trimestre de 2021

  • Le chiffre d'affaires de Saudi Aramco a augmenté dans une proportion supérieure à un cinquième pour atteindre 272,1 milliards de SAR
  • Saudi Aramco rapporte par ailleurs un total de production moyenne d'hydrocarbures à hauteur de 11,5 millions de barils par jour d'équivalent pétrole au premier trimestre de l'année

RIYAD: Saudi Aramco, la plus grande compagnie pétrolière du monde, annonce que son bénéfice net pour le premier trimestre a fait un bond de plus de 30%, atteignant 81,44 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 21,7 milliards de dollars (1 dollar = 0,83 euro).

Le chiffre d'affaires a, lui aussi, augmenté dans une proportion supérieure à un cinquième pour atteindre 272,1 milliards de SAR. Cette croissance a été favorisée par la hausse des prix du brut, l'amélioration de la marge en aval et la consolidation de Sabic, le plus grand producteur pétrochimique du Royaume.

Saudi Aramco fait état d'un dividende de 18,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, qui sera déboursé au deuxième trimestre de l'année, comme l’indique la société dans une déclaration boursière faite ce mardi.

«La reprise économique à travers le monde a renforcé les marchés de l'énergie. Grâce à la flexibilité de ses opérations, à son agilité financière et à la résilience de ses employés, Saudi Aramco a enregistré une excellente performance au cours du premier trimestre», indique le PDG de l’entreprise, Amin Nasser. «Au vu des signes encourageants en matière de demande en énergie pour l’année 2021, nous sommes de plus en plus optimistes quant à l'avenir. Même si nous continuons à affronter certains obstacles, nous sommes bien préparés pour répondre aux besoins grandissants du monde en matière d'énergie, à mesure que les économies se redressent.»

Le géant pétrolier occupe une place centrale dans le plan de dépenses de plusieurs milliards de dollars destiné à faire évoluer l'économie du Royaume. Cette évolution prévoit, entre autres, la transition vers des sources d'énergie plus propres, la réduction des gaz à effet de serre nocifs par l’utilisation de la technologie de capture du carbone et le développement de carburants alternatifs tels que l'hydrogène.

«Au cours de ce trimestre, nous avons davantage avancé vers nos objectifs stratégiques et le programme d'optimisation de notre portefeuille continue de déceler des opportunités de création de valeur, à l'instar de notre récent accord historique de 12,4 milliards de dollars relatif aux infrastructures des pipelines», poursuit Nasser. «Nous prévoyons également que le programme Shareek, récemment lancé par l'Arabie saoudite, offrira des opportunités de croissance par le biais d'incitations qui favoriseront les partenariats et les investissements.»

Saudi Aramco rapporte par ailleurs un total de production moyenne d'hydrocarbures à hauteur de 11,5 millions de barils par jour d'équivalent pétrole au premier trimestre de l'année, dont 8,6 millions de barils par jour de pétrole brut.

En effet, les entreprises pétrolières bénéficient d'une reprise progressive de la demande mondiale en énergie après l'effondrement de cette dernière en raison de la pandémie de coronavirus. La reprise des vols internationaux et du travail dans les grandes économies, notamment en Chine, est susceptible de favoriser davantage le prix du pétrole cette année.

Toutefois, la recrudescence des cas de coronavirus en Inde est venue tempérer l'optimisme de l'industrie. Dans ce pays, les infections atteignent la barre de 20 millions, ce qui pèse sur la demande de carburant dans la deuxième nation la plus peuplée du monde.

Saudi Aramco signale également des progrès au niveau des efforts qu'elle déploie en matière de vaccination contre la Covid-19: plus de 178 000 employés et leurs familles ont été vaccinés, ainsi que les retraités de l’entreprise. Ce chiffre représente près de 85% des effectifs de la société.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Lubna Olayan : première femme à la tête d’un conseil d’affaires mixte au Royaume

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  • Olayan est nommée présidente du Conseil commercial saoudo-suédois
  • Au fil des ans, elle a figuré à plusieurs reprises dans la liste Forbes des femmes les plus puissantes, occupant la 58e place en 2018

DJEDDAH: L'éminente femme d'affaires saoudienne Lubna Olayan est devenue la première femme à diriger un conseil d’affaires mixte entre l’Arabie saoudite et la Suède, après sa nomination en tant que présidente du Conseil des affaires saoudo-suédois par l'Autorité générale du commerce extérieur.

Mohammed Batterjee et Saoud al-Suleimane ont été nommés vice-présidents.

Olayan est une personnalité marquante du monde des affaires saoudien depuis des décennies et a été nommée comme l'une des 100 personnes les plus influentes par le magazine Time en 2005. Au fil des ans, elle a figuré à plusieurs reprises dans la liste Forbes des femmes les plus puissantes, occupant la 58e place en 2018.

Elle est devenue présidente de la Saudi British Bank en 2019 et a été nommée à nouveau à ce poste pour un mandat de trois ans en janvier 2020, à la suite de la fusion avec Alawwal Bank pour créer le troisième institut bancaire du Royaume.

Olayan était PDG de la Olayan Financing Company, l'un des plus grands conglomérats d'Arabie saoudite, jusqu'à sa démission en avril 2019, tout en restant membre du conseil d'administration. L'entreprise, fondée par son père en 1947, est une multinationale privée dans les domaines de la distribution, de la fabrication, des services et des investissements.

Elle a remercié les membres du conseil pour la confiance qu'ils lui accordent, ainsi que les deux vice-présidents, lors de leur prise en charge, déclarant qu'elle continuerait à agir pour améliorer le travail du conseil et dynamiser son rôle dans le développement des relations interéconomiques entre les deux pays.

Les trente-six conseils d'affaires étrangers saoudiens opèrent sous la supervision de l'Autorité générale du commerce extérieur, ainsi que sous l'égide de la Fédération des chambres de commerce saoudiennes, dans le but de renforcer les liens économiques entre le Royaume et les États amis, en augmentant l'accès aux marchés étrangers pour les produits saoudiens et en encourageant les investissements étrangers.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'univers crypto joue sur le terrain des banques, au grand dam des régulateurs             

Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre de compte rémunéré.(AFP).
Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre de compte rémunéré.(AFP).
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  • En juillet, les procureurs de plusieurs Etats américains avaient déjà demandé à une autre plateforme, BlockFi, de renoncer à son propre compte rémunéré, qui annonce un taux d'intérêt allant jusqu'à 8% par an
  • Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre

NEW YORK: Comptes rémunérés ou prêts, de plus en plus de jeunes sociétés de l'univers des cryptomonnaies proposent des services proches de ceux des banques traditionnelles, une évolution pas du goût des régulateurs, qui veulent reprendre la main sur ce milieu peu régulé.


Début septembre, la plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a porté sur la place publique ses échanges avec le gendarme américain des marchés, la SEC, qui la menace d'une action en justice si elle ne renonce pas à lancer son offre de compte rémunéré.


Coinbase Lend permettrait à un utilisateur de mettre à disposition ses devises numériques moyennant intérêts, un service déjà proposé par d'autres acteurs "crypto" depuis plusieurs années.


En juillet, les procureurs de plusieurs Etats américains avaient déjà demandé à une autre plateforme, BlockFi, de renoncer à son propre compte rémunéré, qui annonce un taux d'intérêt allant jusqu'à 8% par an, quand la plupart des banques traditionnelles se contentent aujourd'hui de 0,01%.


"La crypto est un nouveau système bancaire parallèle", a déclaré au New York Times la sénatrice Elizabeth Warren. "Elle assure beaucoup des mêmes services, mais sans la protection des consommateurs ou la stabilité financière qui soutiennent le système traditionnel."


"Ils offrent des produits bancaires, mais la loi bancaire américaine ne s'applique pas à Coinbase", explique Dan Awrey, professeur de droit et de régulation financière à l'université Cornell.


Ces plateformes n'ont, en effet, pas le statut de banque ou d'établissement de crédit et ne sont pas rattachées à la Banque centrale américaine (Fed) ou sous la supervision de l'OCC (Office of the Comptroller of the Currency), principal régulateur bancaire.


En revanche, selon lui, les textes qui régissent la SEC s'appliquent bien aux plateformes de cryptomonnaies, ce que soutient le président de l'autorité de régulation, Gary Gensler.


Alors que les élus du Congrès n'en sont encore qu'à rédiger des propositions de lois et que les banquiers centraux s'interrogent, cet ancien banquier d'affaires de Goldman Sachs est à la manoeuvre.


Lors d'une audition devant la commission bancaire du Sénat, mardi, le responsable a dit s'intéresser "particulièrement aux prêts" de cryptomonnaies. "Franchement, pour moi, cela ressemble plus au Far West qu'à autre chose."

« Loi mal taillée »
"Ce n'est qu'une question de temps avant que les questionnaires de la SEC ne parviennent à toutes les sociétés" qui opèrent dans la cryptosphère, reconnaît Antoni Trenchev, co-fondateur de la plateforme Nexo, bien que sa société soit basée en Angleterre.


Nexo propose à ses utilisateurs de les rémunérer jusqu'à 12%, pour prêter leurs devises numériques, mais aussi d'emprunter de l'argent avec comme garantie leurs avoirs en cryptomonnaies.


"Je ne vois pas ça comme une tentative de contrôler notre industrie", dit-il des mises en garde de régulateurs et autorités judiciaires. "C'est simplement un moyen de protéger les consommateurs, ce qui est leur raison d'être."


Pour l'entrepreneur, cela "montre que notre industrie est en train de devenir grand public", et si elle est "davantage régulée, elle pourra croître encore davantage."


Néanmoins, beaucoup regrettent que la SEC se soit, pour l'instant, bornée à refuser la mise sur le marché de certains produits.


"Dans un monde idéal, la SEC produirait des recommandations spécifiques" sur les services financiers offerts par les plateformes crypto, commente Hailey Lennon, avocate du cabinet Anderson Kill et ancienne juriste en charge des questions de régulation chez Coinbase. "Mais elle considère que les règles sont déjà claires."


Si le gendarme des marchés semble bien compétent, les mesures qu'il peut imposer sont limitées, selon Dan Awrey, et ne concernent principalement que la transparence, sur les risques principalement.


Pour Hailey Lennon, les acteurs des cryptomonnaies devraient davantage mettre en avant les risques que prennent leurs utilisateurs.


Mais ces règles ne sont pas adaptées à des épargnants qui voudraient utiliser ces plateformes comme un bon vieux compte épargne, lequel fait l'objet d'une protection des dépôts dans le système bancaire traditionnel, ce qui n'est pas du tout le cas ici, fait valoir l'universitaire.


"Il y a une loi mal taillée qui s'applique sans doute à Coinbase" et aux autres opérateurs de cryptomonnaies, plaide Dan Awrey, "et une loi qui serait tout à fait adaptée (la loi bancaire) mais qui n'est pas applicable".


Beaucoup de plateformes comme Nexo ne sont pas basées aux Etats-Unis et le modèle même des cryptomonnaies, décentralisé, nécessiterait donc une régulation mondiale.


Malgré tout, "le régulateur à suivre, en ce moment, c'est la SEC", souligne Antoni Trenchev. "Parce que si les Etats-Unis adoptent une législation sur les cryptomonnaies, beaucoup d'autres pays suivront."

                


Les banquiers centraux se préparent à ranger leurs lances à incendie

Une photo prise le 15 janvier 2020 montre la façade de l'immeuble de la Banque de France à Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Une photo prise le 15 janvier 2020 montre la façade de l'immeuble de la Banque de France à Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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  • Les braises de la crise fument encore sur l'économie mondiale mais l'heure est au remballage, à petits pas, des énormes soutiens accordés par les banques centrales depuis le début de la pandémie
  • Et les banquiers centraux rivalisent d'expressions pour suggérer que le resserrement sera lent

PARIS : Les braises de la crise fument encore sur l'économie mondiale mais l'heure est au remballage, à petits pas, des énormes soutiens accordés par les banques centrales depuis le début de la pandémie.

"Le retrait des mesures de soutien monétaire et budgétaire est inévitable. La seule question à se poser est celle du calendrier", commente Eva Sun-Wai, co-gérante pour la société d'investissement M&G.

La Fed américaine a évoqué la possibilité de lancer le mouvement d'ici la fin d'année, mais entretient jusqu'ici le suspense sur le calendrier. La BCE a renvoyé à décembre la discussion sur le sien.

Et les banquiers centraux rivalisent d'expressions pour suggérer que le resserrement sera lent. Dernière en date, la patronne de la BCE, Christine Lagarde, a pris des accents thatchériens selon les observateurs pour affirmer début septembre: "the lady is not tapering", soit "la dame ne resserre pas".