La Turquie critique le projet américain d'accueillir des Afghans dans des pays tiers

Le département d'État a cité la Turquie, mais aussi le Pakistan, comme des lieux possibles de relocalisation pour les Afghans. (Photo, AFP)
Le département d'État a cité la Turquie, mais aussi le Pakistan, comme des lieux possibles de relocalisation pour les Afghans. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 05 août 2021

La Turquie critique le projet américain d'accueillir des Afghans dans des pays tiers

  • Le département d'État a annoncé lundi un nouveau programme d'admission des réfugiés aux États-Unis pour les Afghans
  • Mais la Turquie, qui héberge déjà plus de quatre millions de réfugiés, la plupart venus de la Syrie en guerre, a affirmé ne jamais avoir été consultée

ISTANBUL: Ankara a critiqué le projet américain de recourir à des pays tiers tels que la Turquie pour relocaliser des milliers d'Afghans dont les liens avec les États-Unis leur font courir le risque de représailles des talibans.

Le département d'État a annoncé lundi un nouveau programme d'admission des réfugiés aux États-Unis pour les Afghans, moins d'un mois avant la date butoir, le 31 août, pour le retrait total des forces américaines d'Afghanistan.

Ce programme concerne les interprètes qui ont travaillé avec les forces américaines, les Afghans impliqués dans des projets financés par les États-Unis et le personnel afghan employé par des ONG ou organisations médiatiques basées aux États-Unis.

En outre, il implique une installation des Afghans dans des pays tiers de la région pour environ un an, le temps que le processus administratif arrive à son terme.

Mais la Turquie, qui héberge déjà plus de quatre millions de réfugiés, la plupart venus de la Syrie en guerre, a affirmé ne jamais avoir été consultée. Elle craint un nouvel afflux de réfugiés d'Afghanistan avec la fin imminente du retrait des troupes américaines.

"Il est inacceptable de chercher une solution au problème dans notre pays sans le consentement de notre pays", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué tard mardi soir.

Le département d'État a cité la Turquie, mais aussi le Pakistan, comme des lieux possibles de relocalisation pour les Afghans. Le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, a toutefois assuré jeudi que Washington n'avait "dirigé personne vers un pays spécifique".

"Nous regrettons que nos déclarations aient soulevé des inquiétudes", a-t-il ajouté, exprimant la "gratitude" des États-Unis envers la Turquie pour son accueil de millions de réfugiés.

Le ministère turc des Affaires étrangères a également estimé que le projet américain entraînerait "une grosse crise migratoire dans notre région".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué que des responsables turcs menaient des discussions de haut rang avec leurs homologues afghans sur ce dossier.

Ce dossier devrait aussi être abordé lors de discussions entre Ankara et Bruxelles concernant la révision d'un accord noué en 2016 en vertu duquel la Turquie recevait une aide pour l'accueil de migrants voulant se rendre en Union européenne.

Interrogé sur le nombre d'Afghans arrivés en Turquie, un haut responsable du département d'État a indiqué lundi: "Je n'ai pas les chiffres sur la Turquie. Je dirais que nous n'avons pas vu de flux importants mais nous avons vu un certain nombre de personnes" s'y rendre.

Le ministère turc des Affaires étrangères a indiqué que si les États-Unis voulaient prendre en charge des Afghans, ils pouvaient le faire via "des vols directs".

 


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.