Le ministre saoudien des Affaires étrangères: le pouvoir du Hezbollah est la principale cause de la crise au Liban

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participant à une conférence internationale sur le Liban, le 4 août 2021. (Photo, SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participant à une conférence internationale sur le Liban, le 4 août 2021. (Photo, SPA)
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Publié le Jeudi 05 août 2021

Le ministre saoudien des Affaires étrangères: le pouvoir du Hezbollah est la principale cause de la crise au Liban

  • Le prince Faisal a réaffirmé la solidarité continue du Royaume avec le peuple libanais en temps de crise
  • Le ministre a déclaré que toute aide fournie au Liban par le Royaume dépendait de la mise en œuvre de réformes sérieuses

RIYAD: L'insistance du Hezbollah à imposer son hégémonie à l'État libanais est la principale cause des problèmes du Liban, a déclaré mercredi le ministre saoudien des Affaires étrangères.

S'exprimant lors d'une conférence internationale sur le Liban, marquant le premier anniversaire de l'explosion au port de Beyrouth, le prince Faisal ben Farhane a exhorté les politiciens libanais à faire face au comportement du Hezbollah en vue de concrétiser la volonté du peuple libanais de lutter contre la corruption et de mettre en œuvre les réformes nécessaires dans ce pays frappé par la crise.       

Le prince Faisal a ajouté que toute aide fournie au Liban par le Royaume dépendait de la mise en œuvre de réformes sérieuses, tout en garantissant que l'argent parvienne à ses bénéficiaires et qu'il ne soit pas détourné par des responsables corrompus.

«Nous sommes préoccupés par le fait que les enquêtes sur l'explosion du port de Beyrouth n'ont pas encore donné de résultats tangibles», a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

Il a salué les efforts de la France et de la communauté internationale pour soutenir le Liban et son peuple, soulignant la nécessité que ces efforts soient accompagnés de véritables réformes pour surmonter les crises économiques et politiques qui ravagent le pays.

Le prince Faisal a réaffirmé la solidarité continue du Royaume avec le peuple libanais en temps de crises et de défis, et a souligné l'engagement de l'Arabie saoudite à contribuer à la reconstruction et au développement du Liban.

«Le Royaume a été l'un des premiers pays à répondre à la demande d'aide humanitaire pour le Liban après l'horrible explosion qui s'est produite il y a exactement un an au port de Beyrouth, à travers le Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salman (KSRelief).»


KSRelief continue aujourd’hui encore à mettre en œuvre ses programmes à Beyrouth», a affirmé le prince Faisal.

La conférence des donateurs pour lever une aide d'urgence à l'économie paralysée du Liban a permis de recueillir mercredi 370 millions de dollars (1 dollars = 0,84 euro), a annoncé le bureau du président français, Emmanuel Macron.

 

Ce texte est la traduction d’un article pari sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.