L'ONU sommée d’agir contre la piraterie iranienne dans le Golfe

L'Iran a organisé dans la région une série d'attaques contre des navires au cours des deux dernières années. (AFP)
L'Iran a organisé dans la région une série d'attaques contre des navires au cours des deux dernières années. (AFP)
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Publié le Jeudi 05 août 2021

L'ONU sommée d’agir contre la piraterie iranienne dans le Golfe

  • L'Organisation des nations unies a été invitée mercredi dernier à prendre des mesures contre Téhéran
  • Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, déclare que le Conseil de sécurité de l'ONU «doit répondre aux actions déstabilisatrices de l'Iran»

DJEDDAH: L'Organisation des nations unies (ONU) a été invitée mercredi dernier à prendre des mesures contre Téhéran alors que deux attaques iraniennes menées contre des navires ont eu lieu dans le Golfe en moins d'une semaine.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, déclare que le Conseil de sécurité de l'ONU «doit répondre aux actions déstabilisatrices de l'Iran et à son irrespect du droit international».

Raab s’exprimait après que les pirates iraniens qui ont saisi le pétrolier Asphalt Princess – qui battait pavillon panaméen au large des côtes des Émirats arabes unis (EAU) – ont déserté le navire mardi dernier. Ce dernier a repris sa route vers le port de Sohar, dans le nord d'Oman.

Dans un enregistrement audio de l'incident, l'un des membres de l'équipage du pétrolier signale aux garde-côtes des EAU que cinq ou six Iraniens armés sont montés à bord du bateau. «Des Iraniens sont à bord avec des munitions!», s’exclame-t-il. «Nous sommes […] maintenant à la dérive. Nous ne pouvons pas estimer exactement notre heure d’arrivée à Sohar.»

Lorsque les garde-côtes émiratis lui demandent ce que font ces hommes armés iraniens à bord, il répond, la voix étouffée, qu'il «ne peut pas les comprendre» avant d'essayer de passer la radio à quelqu'un d'autre. L'appel est alors interrompu.

Les données de suivi par satellite de l'Asphalt Princess ont montré par la suite que le navire se dirigeait progressivement vers les eaux iraniennes au large du port de Jask, tôt dans la journée du mercredi. Quelques heures plus tard, il s'est arrêté et a mis le cap sur Oman, juste avant que les observateurs de la marine britannique n'annoncent que les pirates étaient partis et que le navire était désormais «sûr».

En bref

L'Iran a organisé une série d’offensives contre des navires dans la région au cours des deux dernières années, notamment des attaques à la mine-ventouse qui ont endommagé des pétroliers.

La société de renseignement maritime Dryad Global déclare que la saisie de l'Asphalt Princess constitue la dernière réaction iranienne aux pressions extérieures, aux conflits économiques et à d'autres revendications.

«L'Iran a toujours tenu à montrer que, en menant ce type d'opération calculée, il ciblait à la fois les navires directement liés aux différends en cours et les bateaux qui opèrent dans la “zone grise de la légitimité” et peuvent être impliqués dans le commerce illicite», estime Dryad Global.

Ce détournement intervient après une attaque menée jeudi dernier par des drones iraniens chargés d'explosifs sur le M/T Mercer Street, un pétrolier japonais battant pavillon libérien et exploité par une société israélienne située au Royaume-Uni. Le capitaine roumain du navire ainsi qu’un garde de sécurité britannique ont été tués dans l'attaque, provoquant l'indignation internationale.

L'Iran a organisé une série d’offensives contre des navires dans la région au cours des deux dernières années, notamment des attaques à la mine-ventouse qui ont endommagé des pétroliers.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique a saisi le pétrolier battant pavillon britannique Stena Impero au cours de l'été 2019 et au mois de janvier de l’année en cours. L’organisation a également pris d'assaut un pétrolier sud-coréen; elle l'a forcé à changer de cap et à se diriger vers l'Iran.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.