Kais Saïed ne compte pas «faire machine arrière»

Le président tunisien Kais Saïed salue les passants alors qu'il se promène le long de l'avenue Bourguiba à Tunis, en Tunisie. (Photo, Slim Abid/Présidence tunisienne via l’AP/Archives)
Le président tunisien Kais Saïed salue les passants alors qu'il se promène le long de l'avenue Bourguiba à Tunis, en Tunisie. (Photo, Slim Abid/Présidence tunisienne via l’AP/Archives)
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Publié le Vendredi 06 août 2021

Kais Saïed ne compte pas «faire machine arrière»

  • Quelque onze jours après son intervention, Saïed n'a pas encore nommé de nouveau Premier ministre, et n'a annoncé aucune mesure pour mettre fin à l’état d’urgence
  • Le syndicat prépare une feuille de route pour sortir de la crise qu'il va présenter à Saïed

TUNIS :  Le président tunisien Kaïs Saïed a déclaré jeudi qu’il ne compte pas «faire machine arrière» sur sa décision de geler le Parlement et de prendre en charge le pouvoir exécutif, des mesures que ses opposants qualifient de coup d'État. 

Dans une vidéo diffusée par son bureau, Saïed rejette également les appels à des pourparlers sur la crise. Il estime qu’un «dialogue n’est possible qu’avec des personnes honnêtes», et qu'aucune discussion n'est possible avec les «cellules cancéreuses».

Le plus grand parti au Parlement, l'islamiste modéré Ennahda, l’opposant le plus virulent des mesures de Saïed, a appelé au dialogue dans un communiqué plus tôt jeudi.

Quelque onze jours après son intervention, Saïed n'a pas encore nommé de nouveau Premier ministre, annoncé des mesures pour mettre fin à l’état d’urgence, ou exprimé ses intentions à plus long terme.

La puissante union des travailleurs locaux, ainsi que les États-Unis et la France, l'ont exhorté à nommer rapidement un nouveau gouvernement. Le syndicat prépare une feuille de route pour sortir de la crise qu'il va présenter à Saïed.

Le président de la commission des relations étrangères du Sénat américain, Bob Menendez, et Jim Risch, membre de haut rang, se sont dits jeudi profondément préoccupés par la situation en Tunisie.

«Le président Saïed doit réaffirmer son engagement envers les principes démocratiques qui consolident les relations américano-tunisiennes, et l'armée doit respecter son ultime rôle dans une démocratie constitutionnelle», ont-ils souligné dans une déclaration conjointe.

Le Premier ministre déchu Hichem Mechichi est apparu jeudi en public pour la première fois depuis qu'il a été limogé, des photos publiées par l'organisme de surveillance anti-corruption. L’agence affirme qu’elles ont été prises le jour même dans ses bureaux.   

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.