Port de Beyrouth: procession symbolique après l'anniversaire de l'explosion

"Le nitrate d'ammonium a fait ça", pouvait-on lire sur une pancarte (Photo, AFP).
"Le nitrate d'ammonium a fait ça", pouvait-on lire sur une pancarte (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 08 août 2021

Port de Beyrouth: procession symbolique après l'anniversaire de l'explosion

  • En signe de solidarité avec les familles des victimes qui organisaient cette manifestation, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à une entrée du port
  • Accompagné par les tambours d'une fanfare, le cortège a marché jusqu'aux quartiers voisins de Gemmayzé et Mar Mikhaïl, détruits par l'explosion

BEYROUTH: Une procession funéraire est partie dimanche soir du port de Beyrouth pour défiler dans les quartiers voisins, dans le centre de la capitale libanaise, quelques jours après le premier anniversaire d'une explosion dévastatrice qui a fait plus de 200 morts.

En signe de solidarité avec les familles des victimes qui organisaient cette manifestation, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à une entrée du port, certaines femmes toutes de noir vêtues portant de hauts flambeaux.

Précédés par des épouses, des soeurs et des mères arborant le portrait d'une victime, trois "cercueils symboliques" recouverts de fleurs et portés sur des épaules sont sortis du port, a constaté un photographe de l'AFP.

"Le nitrate d'ammonium a fait ça", pouvait-on lire sur une pancarte.

Accompagné par les tambours d'une fanfare, le cortège a marché jusqu'aux quartiers voisins de Gemmayzé et Mar Mikhaïl, détruits par l'explosion.

"Ces cercueils sont symboliques, pour rappeler aux gens que nous avons porté les cercueils de nos victimes et de nos martyrs", a expliqué à l'AFP Ibrahim Hteit, porte-parole d'une association des familles.

"C'est notre droit d'arriver à la vérité et d'arriver à la justice", a-t-il martelé.

Mercredi déjà, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour marquer le premier anniversaire de l'explosion du 4 août 2020, pleurant les 214 morts d'une tragédie dont les coupables n'ont pas été jugés.

L'explosion de plusieurs centaines de tonnes de nitrate d'ammonium, stockées depuis des années au port --"sans mesure de précaution" de l'aveu même du gouvernement-- a aussi fait plus de 6.500 blessés et dévasté des quartiers entiers.

Malgré l'ampleur du drame, l'enquête locale piétine, même si des ex-ministres sont dans le viseur de la justice.

Arguant de l'immunité dont jouissent ces responsables du fait de leurs postes publics, la classe dirigeante est accusée de tout faire pour torpiller l'enquête et éviter des inculpations.

"Le crime se poursuit, levez les immunités", était-il écrit sur une pancarte brandie dimanche soir dans le cortège.

Hélène Ata a perdu son frère jumeau Abdo Ata. Il avait 38 ans.

"Chaque jour la douleur est plus forte, à l'ombre de l'injustice qui plane sur cette affaire, l'inaction des responsables et leur volonté d'échapper à la justice", fustige la psychologue.

"Un an plus tard, c'est comme si de rien n'était", déplore-t-elle. "Chaque Libanais doit être dans la rue tous les jours, jusqu'à ce que justice soit faite".

Une association représentant les familles des disparus de la guerre civile (1975-1990) participait également à la manifestation.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.