Jour de Messi à Paris

S'il coûte cher, Messi est aussi une superstar susceptible de rapporter très gros au club, qui compte six fois moins d'abonnés sur Instagram que son joueur. (Photo, AFP)
S'il coûte cher, Messi est aussi une superstar susceptible de rapporter très gros au club, qui compte six fois moins d'abonnés sur Instagram que son joueur. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 11 août 2021

Jour de Messi à Paris

  • Des dizaines de fans ont accompagné le parcours de Messi pour sa première journée à Paris, au Parc des princes puis à son hôtel des beaux quartiers
  • Selon la presse française, le PSG a proposé un salaire annuel net autour de 40 millions d'euros

PARIS: Lionel Messi est présenté à la presse mercredi (11h00) au Parc des princes, pour conclure une séquence de folie qui a fait basculer son nouveau club, le Paris SG, dans une nouvelle ère sportive et économique.

Les centaines de supporters ont dû se pincer au moment de voir la superstar, vêtue d'un tee-shirt "Ici, c'est Paris", les saluer à l'aéroport du Bourget, mardi.

Ils n'ont pas attendu l'officialisation dans la soirée de la signature du contrat du joueur, engagé jusqu'en 2023 avec une année supplémentaire en option, pour lui réserver un accueil de roi.

Des dizaines de fans ont accompagné le parcours de Messi pour sa première journée à Paris, au Parc des princes puis à son hôtel des beaux quartiers, où il s'est montré tout sourire, depuis un balcon.

Les premiers signes de la "Messimania" se font ressentir depuis dimanche, quand l'un des meilleurs footballeurs de l'histoire, détenteur de six Ballons d'or, a évoqué la "possibilité" d'aller au PSG.

Neymar, qui l'a côtoyé quatre ans au Barça, entre 2013 et 2017, n'y a pas échappé: "de nouveau réunis", a écrit le Brésilien sur Instagram.

Messi, lui, va donner ses premiers mots comme Parisien dans la matinée, lors d'une conférence de presse suivie en mondovision, donnée dans l'auditorium du Parc des princes.

Galactiques

Trois jours plus tôt, il avait livré des adieux poignants au Camp Nou, l'enceinte du FC Barcelone où il a commencé à écrire sa légende.

Cette fois, il est attendu sur les raisons qui l'ont poussé à rejoindre le PSG, club rival du Barça.

Celles qui ont incité les dirigeants du club de la capitale à signer l'attaquant de 34 ans sont connues: Messi redonne une nouvelle dimension à son projet, à la fois sportive et économique.

Du côté des terrains, la présence de la "Pulga" rapproche Paris de son rêve de gagner la Ligue des champions, son riche propriétaire qatarien (QSI) espérant que la superstar qui l'a remportée quatre fois lui montrera la voie.

C'est une équipe de galactiques, renforcée cet été par Sergio Ramos, Georginio Wijnaldum, Gianluigi Donnarumma et Achraf Hakimi, qui démarrera en septembre sa mission conquête.

"L'arrivée de Leo au sein de notre équipe de classe mondiale confirme la pertinence et la réussite de notre recrutement. Je suis impatient de voir notre équipe marquer l'histoire pour tous nos supporters à travers le monde", a déclaré le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi.

Trio magique

Avec Neymar et Kylian Mbappé, si celui-ci venait à rester, l'Argentin formerait l'un des trios d'attaquants les plus redoutables de l'histoire, qui rappellerait la 'MSN' de son époque catalane, aux côtés de Luis Suarez... et Neymar.

Les débuts du futur N.30 parisien ne sont pas attendus pour samedi, contre Strasbourg en Ligue 1, en raison de son retard dans la préparation physique. Il pourrait démarrer le 29 à Reims, ou après la trêve internationale, contre Clermont le 12 septembre.

S'il coûte cher, Messi est aussi une superstar susceptible de rapporter très gros au club, qui compte six fois moins d'abonnés sur Instagram que son joueur.

Selon la presse française, le PSG a proposé un salaire annuel net autour de 40 millions d'euros, assorti d'une importante prime à la signature, à l'Argentin.

De tels émoluments le placeraient au niveau de Neymar (36 M EUR), le footballeur le mieux payé de l'histoire du football français.

Ce sont ses prétentions salariales qui ont contraint le Barça, aux finances exsangues, à dire stop à leur histoire commune démarrée quand le joueur avait 13 ans.

L'occasion était trop belle pour QSI, dans un contexte de fair-play financier allégé qui lui donne plus de marge. Il ne lui reste plus qu'à écrire la suite d'une histoire pleine de promesses.


Ormuz: la France va prendre «une initiative» à l'ONU sur sa proposition de mission «neutre», dit Macron

La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
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  • La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique"
  • "On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran"

NAIROBI: La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale.

"On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran", a dit le président français depuis Nairobi, à la fin d'un sommet franco-africain. Il a déploré "une escalade dans les déclarations" côtés américain et iranien.

 


Après un premier cas positif à l'hantavirus, les règles d'isolement durcies en France

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
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  • La France a renforcé les mesures d’isolement après qu’une passagère rapatriée d’une croisière a été testée positive à l’hantavirus Ande
  • Tous les cas contacts identifiés seront désormais placés en quarantaine hospitalière renforcée pendant 42 jours, tandis que l’OMS estime que le risque épidémique reste faible

PARIS: Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et les "tests sont revenus positifs", a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lundi matin sur France Inter.

Le Premier ministre a précisé lundi soir sur le réseau social X qu'elle se trouvait "toujours en réanimation dans un état stable". Son état de santé est "très critique", a indiqué de son côté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse lundi.

Les quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et font l'objet "d'un processus d'isolement renforcé en milieu hospitalier", a ajouté Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, aucun des huit "cas contacts à haut risque", des Français qui ont partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours, "ne présente de symptômes", selon le chef du gouvernement.

Toutefois, il annonce "pour tous les cas contacts, sans exception", une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", dans son message posté à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

- 22 cas contacts -

La ministre de la Santé faisait état lundi matin d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. Une croisiériste néerlandaise, infectée et depuis décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé.

Cette annonce du Premier ministre durcit pour ces cas contacts les règles fixées dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel: il leur était jusqu'ici d'abord demandé de se signaler "sans délai" et d'observer une "mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

- "Agir tout au début" -

L'OMS se veut rassurante devant le "faible" niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

"Ce qui est important, c'est d'agir tout au début", a insisté la ministre de la Santé, "c'est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus".

Deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auront d'ailleurs lieu chaque jour à Matignon, a indiqué le Premier ministre qui a aussi reçu lundi soir des spécialistes de l'épidémiologie.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV, appelant à "ne pas créer de panique".

La ministre de la Santé a une nouvelle fois assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

"J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez" mais "l'organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests", a-t-elle dit.

Selon l'OMS, tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.