L’Algérie en manque d’oxygène médical: pénurie ou mauvaise gestion?

Distribution gratuite de bombonnes d’oxygène à Blida dans le nord de l’Algérie, le 28 juillet 2021. Archives / AFP
Distribution gratuite de bombonnes d’oxygène à Blida dans le nord de l’Algérie, le 28 juillet 2021. Archives / AFP
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Publié le Mercredi 11 août 2021

L’Algérie en manque d’oxygène médical: pénurie ou mauvaise gestion?

  • «Besoin d’oxygène en urgence, ma mère suffoque», écrit un internaute sur Facebook
  • La peur et la panique se sont emparées du peuple algérien devant l'ampleur de l'épidémie

ALGER: L’Algérie fait face, depuis quelques semaines, à une explosion des cas de Covid-19. Cette troisième vague provoquée par le variant Delta a mis au sens propre comme au sens figuré les hôpitaux du pays au bord de l’asphyxie.

Une atmosphère de panique et de stress s’est installée au sein de la population. Preuve en est, les milliers d’appels au secours lancés sur les réseaux sociaux par des personnes en détresse respiratoire: «Besoin d’oxygène en urgence, ma mère suffoque», écrit un internaute sur Facebook. C’est là un exemple de SOS perpétuels qui reviennent sur le fil d’actualité de ce même réseau social.

De nombreuses personnes meurent

Après la sidération et la peur, c'est désormais la colère et l’indignation qui prédominent. Les Algériens semblent sidérés par la gestion incohérente de la crise sanitaire: «Nos malades décèdent à cause du manque d’oxygène et notre chère nation en fait don aux pays voisins, c’est inadmissible», regrette Youcef, un jeune ingénieur que nous avons abordé devant une entreprise de gaz industriel. «Nous sommes dans une situation désespérée. Des unités d’urgences se retrouvent chaque jour à court d'oxygène… De nombreuses personnes meurent», déplore-t-il avec beaucoup de colère.

Les autorités algériennes assurent de leur côté qu’il n’y pas de déficit d’oxygène médical. Photo Sarra Benali Cherif.

Paradoxalement, nombre de spécialistes affirment que la production industrielle d'oxygène médical en Algérie couvre largement les besoins hospitaliers, y compris en temps de Covid 19. Cependant, les tensions, notamment dans l'approvisionnement, sont le fait d'une mauvaise gestion du circuit de distribution et d'un manque d'anticipation par rapport aux besoins induits par la troisième vague de la pandémie.

Les autorités algériennes assurent de leur côté qu’il n’y pas de déficit d’oxygène médical, mais une demande très importante sur ce produit vital. «Il n’y a pas de crise d’oxygène en Algérie, mais la forte demande pour cette substance a provoqué quelques fluctuations», a déclaré le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid.

On apprend d’ailleurs que l’Algérie produit près de 430 000 litres d’oxygène liquide par jour, contre 120 000 litres l’année passée. Une quantité normalement suffisante pour prendre en charge les dizaines de milliers de malades, malgré la demande croissante sur cette matière provoquée par la pandémie de Covid-19 dans ce pays où le taux de vaccination est toujours inférieur à 20 %.

La ruée vers la vaccination

Longtemps sceptiques et insoucieux concernant la vaccination, les Algériens semblent désormais convaincus. Ils se bousculent presque devant les centres de vaccination. Une affluence essentiellement motivée par la peur? «Oui!», affirme le professeur Abdelouahab Bengounia, spécialiste en épidémiologie, en médecine préventive et expert en vaccinologie au CHU Mustapha Pacha.

Entre les vaccins conçus dans l'urgence avec une efficacité relative, et le risque de mourir par manque d'oxygène médical, les Algériens semblent choisir le moindre mal. Photo Sarra Benali Cherif.

Dans une déclaration à Arab News en français, Dr Bengounia souligne que la peur et la panique se sont emparées du peuple algérien devant l'ampleur de l'épidémie. «Ils sont nombreux les citoyens qui appréhendaient le vaccin contre la Covid-19 et qui se sont pourtant fait vacciner quelques jours plus tard par peur d'être contaminés, de souffrir de complications et peut-être d’en mourir», déclare-t-il.

Entre les vaccins conçus dans l'urgence avec une efficacité relative, et le risque de mourir par manque d'oxygène médical, les Algériens semblent choisir le moindre mal.

«La marque du vaccin: un détail»                                                                                     

Il y a lieu de noter, en ce sens, que le pourcentage de la population ayant reçu une ou deux doses a connu une récente hausse. Sur 44 millions d’Algériens, moins de 20 % avaient reçu une première dose plus de sept mois après le début de la campagne de vaccination.

L’Algérie a opté pour le vaccin chinois (Sinovac) et russe (Spoutnik V). Le pays commencera à produire localement les vaccins contre la Covid-19 en septembre prochain.

 

Le problème majeur est qu'il s'agit de vaccins non encore approuvés par l'Union européenne (UE). Photo Sarra Benali Cherif.

Le problème majeur est qu'il s'agit de vaccins non encore approuvés par l'Union européenne (UE). Dr Bengounia n’y voit toutefois rien à redire, se disant convaincu que l'UE va tôt ou tard les valider: «Peu importe le vaccin, l'essentiel est de se faire vacciner», considère-t-il, tout en insistant par la même occasion sur l'importance d'une large campagne de vaccination, bénéficiant à un maximum d'Algériens.

Selon les explications de l’expert, le but est d’atteindre l’immunité collective tant recherchée et souhaitée.

Par ailleurs, le professeur Abdelouahab Bengounia déplore que la pandémie ait été gérée par des politiques et non pas par des scientifiques, ce qui selon lui, a aggravé la situation au niveau international.

Malgré les affirmations du président, Abdelmajid Tebboune, qui n’a cessé de vouloir rassurer la population en déclarant récemment que la situation était «sous contrôle», cette troisième vague de Covid-19 pèse aujourd’hui de tout son poids sur une Algérie qui ressent désormais l’impact profond de la crise sanitaire sur différents secteurs d’une économie déjà en crise.


«Flottille pour Gaza»: un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées

Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. (AFP)
Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. (AFP)
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  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé de telles images "pas conformes avec les valeurs d'Israël"
  • Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux"

ASHDOD: Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé de telles images "pas conformes avec les valeurs d'Israël". Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux".

"Non, vous n'êtes pas le visage d'Israël", a insisté le chef de la diplomatie, M. Ben Gvir défendant au contraire "une grande source de fierté".

Les forces israéliennes, qui avaient intercepté lundi au large de Chypre les bateaux de la flottille, ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention, dans le sud d'Israël, des centaines de militants propalestiniens qui se trouvaient à bord.

"Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance, triomphant, Itamar Ben Gvir sur des images publiées sur sa chaîne Télégram, avec l'hymne national israélien en musique de fond.

On y voit des dizaines de militants agenouillés les uns à côté des autres, visages collés au sol et mains liées, sur le pont d'un bateau de la marine israélienne. Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre, se retrouve la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.

"Monstrueux" 

Les réactions étrangères, tout particulièrement de pays comptant des ressortissants arrêtés, n'ont pas tardé. Le traitement réservé aux détenus a été jugé "inadmissible" par Rome qui a exigé "des excuses", "monstrueux, indigne et inhumain" par Madrid, "odieux" par Ottawa.

Dublin s'est dit "consterné et choqué", alors que la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly figure parmi les participants à la flottille.

La France a convoqué l'ambassadeur israélien pour les "agissements inadmissibles" du ministre Ben Gvir, coutumier des outrances, tout comme la Belgique qui a jugé les images "profondément troublantes", l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande.

L'Allemagne, qualifiant l'épisode de "totalement inacceptable", s'est réjouie d'entendre des voix israéliennes critiques du ministre, dont l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a critiqué les "actes méprisables".

La Turquie, d'où était précisément partie la flottille, s'est montrée la plus virulente en dénonçant la "mentalité barbare" du gouvernement israélien.

"Vous n'avez pas le droit de traiter ainsi des citoyens polonais qui n'ont commis aucun crime. Dans le monde démocratique, nous n'abusons pas des personnes détenues et nous ne réjouissons pas à leurs dépens", s'est indigné le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski en exigeant des "conséquences" pour M. Ben Gvir.

La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong a qualifié d'"humiliant" le traitement infligé par Israël aux militants et dénoncé des images "choquantes et inacceptables".

 "Au service du Hamas" 

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales", a fustigé l'organisation de défense des droits humains Adalah.

Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

S'il a critiqué le comportement de son ministre, Benjamin Netanyahu a appelé à expulser les militants "dès que possible". "Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a-t-il jugé dans un communiqué.

Pour le ministère des Affaires étrangères, cette initiative n'est "rien de plus qu'un coup de communication au service" du mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Hamas a également fustigé mercredi la vidéo, en dénonçant la "dépravation morale" d'Israël.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe.


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.