Algérie: la plupart des incendies «maîtrisés»

Les autorités algériennes ont aussi pu compter sur le renfort de deux bombardiers d'eau français, mis à disposition via l'Union européenne. (Photo, AFP)
Les autorités algériennes ont aussi pu compter sur le renfort de deux bombardiers d'eau français, mis à disposition via l'Union européenne. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 16 août 2021

Algérie: la plupart des incendies «maîtrisés»

  • Pour combattre les flammes, l'armée a mobilisé cinq hélicoptères russes Mi-26 en plus de trois hélicoptères bombardiers d'eau de la protection civile algérienne
  • «La plupart de ces incendies sont maîtrisés et ne représentent aucun danger pour les habitants»

ALGER: La plupart des violents feux de forêts qui ravagent le nord de l'Algérie depuis une semaine sont "désormais maîtrisés" et "ne représentent plus de danger pour les habitants", a affirmé dimanche un responsable de la direction générale de la Protection civile (DGPC).

Dix-neuf foyers restaient actifs dimanche dans plusieurs régions du nord de l'Algérie, où de gigantesques incendies ont fait plus de 90 morts et disparus en moins d'une semaine, selon les autorités.

"La plupart de ces incendies sont maîtrisés et ne représentent aucun danger pour les habitants", a déclaré à la radio publique le colonel Farouk Achour, sous-directeur chargé de la communication de la DGPC.

Les efforts des unités de la Protection civile sont focalisés actuellement sur "la protection des zones d'habitation, notamment dans les wilayas d'Al Tarf, Béjaïa, Jijel et Tizi Ouzou", a-t-il souligné.

S'agissant des dernières données sur la propagation des incendies, le même responsable a souligné "la poursuite des efforts pour l'extinction de 19 incendies au niveau de 11 wilayas", précisant que "plus de 74 incendies ont été éteints durant les dernières 24h".

"Les équipes de la protection civile continuent de lutter contre 19 incendies dans 10 wilayas (préfectures), dont six à Bejaïa et trois à El Tarf", a précisé la Protection civile dans un communiqué publié en milieu de journée.

Elle a en revanche ajouté qu'il ne restait plus que deux incendies à maîtriser à Tizi-Ouzou, région de Kabylie qui a enregistré les plus grands feux et les plus importantes pertes humaines.

Au total, ces dernières 24 heures, les unités de la protection civile ont réussi à éteindre 74 incendies dans 12 préfectures, dont 17 dans le seul secteur de Tizi-Ouzou, d'après la même source.

Pour combattre les flammes, l'armée a mobilisé cinq hélicoptères russes Mi-26 en plus de trois hélicoptères bombardiers d'eau de la protection civile algérienne. 

Les autorités algériennes ont aussi pu compter sur le renfort de deux bombardiers d'eau français, mis à disposition via l'Union européenne.

Ces deux appareils ont regagné Nîmes, dans le sud de la France, dimanche à 11H30 locales (09H30 GMT), après avoir effectué "250 largages en 72 heures", principalement dans les régions de Tizi-Ouzou et Bejaïa, a dit le commandant Alexandre Jouassard, porte-parole de la sécurité civile française.

L'Espagne va poursuivre l'"appui aérien" dans le cadre de ce mécanisme européen, a précisé la sécurité civile française sur son compte Twitter.

Jeudi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la plupart des incendies étaient d'origine "criminelle" et a annoncé que 22 suspects avaient été arrêtés.

Après une semaine de chaleur extrême, la météo ne semble pas accorder de répit: les services nationaux ont averti dimanche d'une nouvelle hausse des températures dans le nord du pays, avec des pointes à 44 degrés. 

Pays le plus étendu d'Afrique, l'Algérie ne compte que 4,1 millions d'hectares de forêts, avec un maigre taux de reboisement de 1,76%.

Chaque année, le nord du pays est touché par des feux de forêt, mais ce phénomène s'accentue. En 2020, près de 44 000 hectares de taillis sont partis en fumée.

Le réchauffement du climat augmente la probabilité des canicules et des sécheresses et par ricochet, des incendies.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".