En Syrie, un tube musical né des coupures d'électricité

Les instruments et le pied du micro ont été décorés de plusieurs guirlandes lumineuses colorées. (AFP)
Les instruments et le pied du micro ont été décorés de plusieurs guirlandes lumineuses colorées. (AFP)
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Publié le Mercredi 18 août 2021

En Syrie, un tube musical né des coupures d'électricité

  • Depuis son lancement fin juillet, la ballade du groupe syrien «Safar», co-fondé par le chanteur Shadi Safadi, a obtenu plus de cinq millions de vues sur YouTube
  • «Pourquoi alors ne pas filmer la chanson, et mettre en lumière la situation du secteur électrique?»

DAMAS: Le tube de l'été qui cartonne en Syrie parle d'amour et de rupture. Mais plus que les paroles, la popularité de "Ya Weel Weely" (Oh malheur, mon malheur!, NDRL) vient de son clip qui se joue avec humour des coupures d'électricité chroniques du pays.


Depuis son lancement fin juillet, la ballade du groupe syrien "Safar", co-fondé par le chanteur Shadi Safadi, a obtenu plus de cinq millions de vues sur YouTube.


Quand le groupe, composé de six membres, s'est penché sur la réalisation du clip à petit budget, le principal défi était de composer avec les coupures d'électricité quotidiennes. 


"Chaque fois que je rendais visite à l'un d'eux (les musiciens), l'électricité était invariablement coupée", se souvient le réalisateur du clip, Yazan Shorbatji.


"Pourquoi alors ne pas filmer la chanson, et mettre en lumière la situation du secteur électrique?", interroge-t-il, expliquant avoir finalement intégré la problématique en s'armant de lampes torches et de batteries rechargeables.


Dans un pays où la guerre, déclenchée en 2011, a dévasté l'économie et ravagé les infrastructures, le quotidien des Syriens est marqué par des pénuries en tout genre et parfois près de 20 heures par jour sans électricité dans les foyers de la capitale Damas.


"Certains jours, nous avions à peine une heure de courant, alors que nous tournions parfois jusqu'à dix heures par jour", raconte Shadi Safadi.


La vidéo d'environ cinq minutes commence dans le noir. Une main allume un briquet. Puis le faisceau blafard d'une lampe de poche fend l'obscurité de la pièce, éclairant faiblement un poisson rouge dans son bocal, avant de se poser tour à tour sur les musiciens, tout de noir vêtus.


On aperçoit deux mains sur un synthé, puis des doigts qui grattent les cordes d'une cithare. Enfin, le chanteur entame d'une voix gutturale sa ballade mélancolique.


"Ne dis pas que mon coeur est dur et fait de pierre", lance Shadi.

Alimentation électrique erratique 
Dans une autre scène, le groupe est comme en adoration devant une lampe au filament frémissant.


Les instruments et le pied du micro ont été décorés de plusieurs guirlandes lumineuses colorées.


"Cette vidéo a été réalisée avec toute sorte d'ampoules LED et de lampes sur batteries. True Story!!! ("Véridique, NDLR")", lit-on à la fin du clip.


"Les gens ont aimé les paroles et la musique, mais le public a aussi été touché par le clip", explique Wafi al-Abbas, un des membres de Safar.


Dans tout le pays, "pas moins de 90% des Syriens n'ont pas accès à une alimentation électrique stable et continue", selon une récente estimation citée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).


Le conflit, qui a fait près d'un demi-million de morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une ONG basée à Londres, a aussi aggravé la pauvreté.


Et les pénuries de carburant ont fait exploser les prix, l'approvisionnement étant aussi compliqué par les sanctions économiques occidentales.


Si le groupe existe depuis près de deux décennies, "Ya Weel Weely" est leur premier grand succès qui les a fait connaître du grand public.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com