20% des équipements utilisés dans la centrale nucléaire d’El-Dabaa seront fabriqués en Égypte

Selon le ministère égyptien de l’électricité, 20% des équipements utilisés dans la centrale nucléaire d’El-Dabaa seront fabriqués dans le pays. (Autorité égyptienne des centrales nucléaires /Fichier)
Selon le ministère égyptien de l’électricité, 20% des équipements utilisés dans la centrale nucléaire d’El-Dabaa seront fabriqués dans le pays. (Autorité égyptienne des centrales nucléaires /Fichier)
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Publié le Jeudi 19 août 2021

20% des équipements utilisés dans la centrale nucléaire d’El-Dabaa seront fabriqués en Égypte

  • Le porte-parole du ministère égyptien de l’Électricité a affirmé que la quantité d’équipements de fabrication égyptienne augmenterait à l’avenir
  • L’Égypte a un plan ambitieux de développer des projets d’énergie nucléaire pour produire de l’électricité

LE CAIRE: Selon le ministère égyptien de l’Électricité, 20% des équipements utilisés dans la centrale nucléaire d’El-Dabaa seront fabriqués dans le pays.

La plupart des équipements qui seront utilisés dans la centrale nucléaire sont fabriqués en Russie, et l’Égypte prépare un port pour les recevoir, a précisé mardi Ayman Hamza, porte-parole du ministère égyptien de l’Électricité.

Dans une déclaration télévisée, il a affirmé que la quantité d’équipements de fabrication égyptienne augmenterait à l’avenir.

Le mois dernier, il a été signalé que l’Autorité égyptienne des centrales nucléaires avait rempli les documents nécessaires pour obtenir l’autorisation de commencer la construction de la centrale destinée à produire de l’électricité avec une capacité de 4 800 mégawatts.

L’Égypte a un plan ambitieux de développer des projets d’énergie nucléaire pour produire de l’électricité, a annoncé le mois dernier le chef de l’autorité, le Dr Hisham Hegazy.

Le site d’El-Dabaa est proche des interconnexions ferroviaires, routières et de transmission.

«Nous demandons l’autorisation de construire la première et la deuxième unité de la station pour garantir un fonctionnement sûr», a déclaré M. Hamza.

Cette autorisation serait une confirmation que le site d’El-Dabaa et ses caractéristiques «sont conformes aux exigences de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)», a ajouté M. Hamza.

«Nous nous concentrons maintenant sur l’achèvement des installations du réacteur nucléaire d’El-Dabaa; il n’y a aucun retard dans le déroulement des opérations et nous procédons selon le plan établi», a-t-il noté.

M. Hamza a signalé qu’il existait «une coordination au plus haut niveau entre les groupes égyptien et russe concernant la centrale. Il existe également une coordination entre l’Égypte et l’AIEA».

«Au cours de l’année 2026-2027, les travaux du premier réacteur nucléaire en Égypte commenceront», a-t-il annoncé.

Il a de même assuré que la technologie utilisée dans le projet garantissait le plus haut niveau de sécurité.

Ce projet, le premier du genre en Égypte, est prévu dans le gouvernorat de Matrouh, sur la côte méditerranéenne, à 250 km d’Alexandrie.

Il est conçu par la Société nationale russe pour l’énergie atomique (Rosatom) dans le cadre d’un accord de coopération nucléaire civile conclu entre les gouvernements russe et égyptien en 2015.

Le coût du projet est de 30 milliards de dollars (1 dollar = 0,84 euros), dont 85% seront fournis par la Russie. Le reste sera fourni par l’Égypte par l’intermédiaire d’investisseurs privés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.