Espagne: Une britannique aide des expulsés syriens, dit avoir « honte » de son gouvernement

Les hommes ont été expulsés par le ministère britannique de l’Intérieur la semaine dernière. (Photo, Shutterstock)
Les hommes ont été expulsés par le ministère britannique de l’Intérieur la semaine dernière. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Mardi 08 septembre 2020

Espagne: Une britannique aide des expulsés syriens, dit avoir « honte » de son gouvernement

  • Des demandeurs d'asile laissés dans les rues de Madrid sans possessions
  • La Grande-Bretagne tente d’augmenter le nombre d’expulsions en raison de pressions politiques

LONDRES: Une femme britannique vivant en Espagne qui a aidé 11 demandeurs d'asile syriens après leur expulsion du Royaume-Uni et leur abandon à Madrid a déclaré qu'elle avait honte du comportement du gouvernement britannique.

Le groupe d'hommes, y compris des adolescents et des personnes dans la quarantaine, a été laissé dans les rues de Madrid sans biens, voire leurs papiers d'identité, après avoir été expulsés par le ministère de l'Intérieur du Royaume-Uni la semaine dernière.

Ils sont arrivés en Grande-Bretagne dans de petits bateaux, après avoir voyagé via Calais.  Certains de ces hommes ont déclaré au journal The Guardian qu'ils avaient des membres de leur famille proche dans le pays.

Barbara Pomfret, une Britannique de 45 ans vivant à Grenade, en Espagne, a déclaré qu'elle désirait offrir un soutien au groupe après avoir pris connaissance de leur histoire. Elle leur a acheté de la nourriture, procuré de l’hébergement pour eux et créé une page de financement participatif pour les aider davantage. « En tant que citoyenne britannique, j'ai honte que notre gouvernement laisse les demandeurs d'asile dans la rue sans nul soutien», a affirmé Pomfret. « À mon avis, la seule différence entre moi et ce groupe de personnes est la chance. Et si j'avais la malchance de me retrouver dans une situation pareille, j'espère que quelqu'un avec plus de chance sera prêt à m'aider. »

En tant que réfugiés fuyant le conflit syrien, le groupe a de solides raisons de demander l'asile au Royaume-Uni. Mais selon la législation de l'UE, ils peuvent être renvoyés dans le premier pays sûr confirmé dans lequel ils sont arrivés pendant leur transit, même si des problèmes tels que la torture et les liens familiaux doivent être pris en compte. Tous les demandeurs d'asile ont fui la persécution et certains ont même été torturés.

Les hommes, qui viennent tous de la même partie du sud de la Syrie, ont déclaré au Guardian qu'en l'absence de leurs familles, ils voulaient rester ensemble. Le groupe a exprimé sa gratitude à Pomfret et aux militants espagnols qui les ont aidés, mais a souligné que leur situation actuelle n'est pas stable. «Ma famille me manque tellement», a déclaré l'un des demandeurs d'asile, âgé de 45 ans. « J'ai des frères au Royaume-Uni. Nous sommes allés là-bas sur de petits bateaux parce que nous voulions les rejoindre. »

Récemment, la question de l’immigration illégale via la Manche - la voie de navigation la plus fréquentée du monde - est devenue une grosse question épineuse dans la politique britannique.

Le nombre croissant de demandeurs d'asile et de migrants économiques qui ont effectué la traversée dangereuse, a poussé le Royaume-Uni à déployer des moyens militaires pour tenter de détecter et de dissuader les immigrants illégaux. Mais, malgré cela, des centaines continuent d'arriver presque quotidiennement.

Le ministère de l'Intérieur a promis de renvoyer 1000 personnes qui sont arrivées au Royaume-Uni par petits bateaux via la Manche, mais n'en ont renvoyé que 37 depuis le mois dernier, et un total de 185 depuis octobre 2018.

 


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com