Syrie: une femme et huit enfants tués par des tirs du régime en deux jours

Des Syriens tentent de récupérer des biens dans une maison gravement endommagée par des tirs d'artillerie dans le village de Kansafra, dans la campagne du sud de la province syrienne d'Idleb. (Abdulaziz KETAZ/AFP)
Des Syriens tentent de récupérer des biens dans une maison gravement endommagée par des tirs d'artillerie dans le village de Kansafra, dans la campagne du sud de la province syrienne d'Idleb. (Abdulaziz KETAZ/AFP)
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Publié le Vendredi 20 août 2021

Syrie: une femme et huit enfants tués par des tirs du régime en deux jours

  • Les tirs d'artillerie, qui ont visé le village de Kansafra, ont tué quatre enfants d'une même famille, selon l'OSDH
  • Jeudi, dans le village voisin de Balchoun, des tirs d'artillerie des forces du régime avaient tué quatre autres enfants et la mère de trois d'entre eux

IDLEB, Syrie : Une femme et huit enfants ont été tués en deux jours en Syrie par des bombardements du régime sur la province d'Idleb (nord-ouest), dernier grand bastion rebelle et jihadiste dans le pays, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les tirs d'artillerie, qui ont visé le village de Kansafra, ont tué quatre enfants d'une même famille, toujours selon l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Un photographe de l'AFP sur place a pu voir le père des victimes pleurer sur les corps de trois de ses enfants dans un cimetière. Les restes humains d'un quatrième enfant sont arrivés plus tard et ont été enterrés à la hâte alors que les tirs reprenaient dans une zone avoisinante. 

Jeudi, dans le village voisin de Balchoun, des tirs d'artillerie des forces du régime avaient tué quatre autres enfants et la mère de trois d'entre eux, a rapporté l'OSDH.

La région d'Idleb abrite environ trois millions de personnes, dont les deux tiers sont des déplacés venus d'autres régions du pays en guerre depuis plus d'une décennie.

Le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés contrôlent environ la moitié de la province ainsi que certaines parties des provinces voisines de Hama, Lattaquié et Alep.

La région fait l'objet d'un cessez-le-feu depuis mars 2020, après une offensive du régime de trois mois ayant déplacé près d'un million de personnes, selon l'ONU.

Malgré des violations répétées, le cessez-le-feu a été globalement respecté mais, depuis juin, les forces du régime ont intensifié leurs bombardements sur le sud de la région.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie a fait près d'un demi-million de morts selon l'OSDH, et a déplacé plusieurs millions de personnes.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com