Explosion de Beyrouth : Le mariage sompteux de la fille d'un député suscite la colère

Le somptueux mariage d'Iris Fenianos, fille de l'ancien ministre Youssef Fenianos, a eu lieu samedi dans un hôtel à Ehden. (Instagram de Thawramap)
Le somptueux mariage d'Iris Fenianos, fille de l'ancien ministre Youssef Fenianos, a eu lieu samedi dans un hôtel à Ehden. (Instagram de Thawramap)
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Publié le Dimanche 22 août 2021

Explosion de Beyrouth : Le mariage sompteux de la fille d'un député suscite la colère

  • Alors que le Liban s'enfonce de plus en plus dans la faillite, un autre membre de l'élite politique exécrée du pays a organisé un somptueux mariage familial ce week-end
  • Des manifestants à l'extérieur d'un hôtel de luxe ont brandi la photo d'une secouriste tuée dans l'explosion

LONDRES : Alors que le Liban s'enfonce de plus en plus dans la faillite, un autre membre de l'élite politique exécrée du pays a organisé un somptueux mariage familial ce week-end.

Le somptueux mariage d'Iris Fenianos, la fille de l'ancien ministre Youssef Fenianos, a eu lieu samedi dans un hôtel à Ehden.

La cérémonie a suscité une colère particulière car un juge tente d'interroger Fenianos sur l'explosion de l'année dernière à Beyrouth, qui a eu lieu alors qu'il était ministre des Travaux publics et des Transports.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ce mariage est la dernière célébration en date à gros budget impliquant la fille d'un membre de la classe dirigeante. Les politiciens libanais ont été la cible de la colère du public face à la chute économique du pays et à l'explosion de Beyrouth qui a fait 200 morts.

Le mois dernier, des photos du mariage luxueux de la fille de l'ancien député du Hezbollah Nawwar Al-Sahili ont circulé en ligne, attisant la colère publique.

La fille d'Ibrahim Kanaan, un député du Courant patriotique libre, a elle aussi eu droit à une cérémonie tout aussi somptueuse.

Ces événements démesurés ont lieu alors que la chute économique du Liban s'accélère.

Les prix du carburant ont plus que doublé dimanche après la dernière baisse des subventions. Les Libanais ont même du mal à trouver du carburant pour leurs voitures ou générateurs de secours en pleine période de pannes généralisées.

Le mariage des Fenianos a provoqué samedi une colère particulière, car le député a demandé à l'avance que la police anti-émeute soit déployée sur le site pour faire face à d'éventuelles manifestations.

Fenianos est l'un des trois députés et anciens ministres inculpés par le juge Tarek Bitar, qui enquête sur l'explosion de Beyrouth.

Selon le compte Instagram Thawramap, qui suit les manifestations au Liban, certains protestataires ont pris pour cible le parvis de l'hôtel.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Ils détenaient des images de Sahar Fares, secouriste au sein de l’équipe des pompiers volontaires de Beyrouth, tuée sur les lieux de l'explosion après avoir été appelée sur les lieux du premier incendie.

La journaliste Luna Safwan a reposté la vidéo du mariage des Fenianos sur Twitter avec la légende : « Regardez-les célébrer sans vergogne le mariage de la fille de Youssef Fenianos, ministre des Travaux publics et des Transports, qui savait que du nitrate d'ammonium était stocké au port de Beyrouth. Quel culot ! »

Plus de 200 personnes ont été tuées lorsqu'un incendie s'est déclaré dans le port de Beyrouth en août 2020 et a enflammé 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium. La plupart des bâtiments de la ville ont été endommagés par l'énorme explosion.

Le produit chimique avait été stocké sur le site pendant plus de sept ans sans précautions de sécurité appropriées.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.