La mobilisation d'avions civils par l'armée US, un dispositif ancien peu utilisé

La flotte aérienne de réserve civile (Civil Reserve Air Fleet ou CRAF) permet au ministère de la Défense d'avoir recours aux avions des compagnies aériennes privées lorsque les capacités de la flotte militaire sont insuffisantes. (Photo, AFP)
La flotte aérienne de réserve civile (Civil Reserve Air Fleet ou CRAF) permet au ministère de la Défense d'avoir recours aux avions des compagnies aériennes privées lorsque les capacités de la flotte militaire sont insuffisantes. (Photo, AFP)
La flotte aérienne de réserve civile (Civil Reserve Air Fleet ou CRAF) permet au ministère de la Défense d'avoir recours aux avions des compagnies aériennes privées lorsque les capacités de la flotte militaire sont insuffisantes. (Photo, AFP)
La flotte aérienne de réserve civile (Civil Reserve Air Fleet ou CRAF) permet au ministère de la Défense d'avoir recours aux avions des compagnies aériennes privées lorsque les capacités de la flotte militaire sont insuffisantes. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 24 août 2021

La mobilisation d'avions civils par l'armée US, un dispositif ancien peu utilisé

  • Le ministère de la Défense a créé le Civil Reserve Air Fleet en 1951, s'appuyant sur l'expérience du pont aérien de Berlin quelques années plus tôt
  • La première activation de ce dispositif a eu lieu lors de l'opération «Tempête du désert», en 1990-1991, la deuxième en 2003 lors de l'invasion de l'Irak

WASHINGTON : Le dispositif qui permet actuellement à l'armée américaine d'utiliser des avions de ligne pour évacuer les personnes fuyant l'Afghanistan, n'avait été utilisé que deux fois auparavant depuis sa création en 1951: en 1990-1991 pendant la guerre du Golfe et en 2003 durant l'invasion de l'Irak.

La flotte aérienne de réserve civile (Civil Reserve Air Fleet ou CRAF) permet au ministère de la Défense d'avoir recours aux avions des compagnies aériennes privées lorsque les capacités de la flotte militaire sont insuffisantes.

C'est "un programme coopératif et volontaire" impliquant le ministère des Transports, le ministère de la Défense et l'industrie des transporteurs aériens civils américains "dans un partenariat destiné à augmenter la capacité des avions du ministère de la Défense lors d'une crise liée à la défense nationale", explique le ministère des Transports.

Les transporteurs aériens ont signé des accords contractuels avec le gouvernement. "En retour", ils ont "la préférence pour le transport commercial de fret et de passagers en temps de paix" pour le ministère de la Défense.

Tous les participants au CRAF doivent donc être des transporteurs américains pleinement certifiés par la Federal Aviation Administration (FAA, autorités aériennes américaines).

La première activation de ce dispositif, créé le 15 décembre 1951, a eu lieu lors de l'opération "Tempête du désert", entre le 18 août 1990 et le 24 mai 1991.

Dans un premier temps, en août 1990, le Pentagone avait réquisitionné 38 avions de ligne appartenant à 16 compagnies pour le transport de troupes et de matériels.

Puis, en janvier 1991, le secrétaire à la Défense de l'époque, Dick Cheney, avait annoncé la réquisition d'avions supplémentaires pour accroître les capacités de transport de matériel et d'équipements vers le Golfe.

Au total, 181 appareils, appartenant à 20 compagnies aériennes, avaient alors pu être réquisitionnés.

Le deuxième recours remonte au 8 février 2003 lorsque le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait demandé à 22 compagnies aériennes de mettre à disposition 47 avions de ligne et 31 avions cargo pour le transport de passagers et d'équipements militaires.

Cette réquisition s'était déroulée dans le cadre de l'"Opération Liberté irakienne".

Annoncée dimanche, la nouvelle "activation" de cette réserve d'avions civils doit cette fois permettre "aux avions de l'armée de se concentrer sur les opérations à Kaboul", a indiqué le Pentagone.

Au total, 18 avions sont mobilisés, des compagnies American Airlines, Atlas Air, Delta Air Lines, Omni Air, Hawaiian Airlines, et United Airlines, pour évacuer des personnes fuyant l'Afghanistan.

Le ministère de la Défense et le ministère du Commerce avaient officiellement créé le CRAF il y a près de 70 ans, s'appuyant sur l'expérience du pont aérien de Berlin quelques années plus tôt, dans lesquelles des avions commerciaux avaient été utilisés de manière ad hoc.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.