Des rebelles syriens commencent à quitter Deraa

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a insisté mardi sur le besoin urgent d'aide humanitaire pour le pays. (Photo, AFP)
L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a insisté mardi sur le besoin urgent d'aide humanitaire pour le pays. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 25 août 2021

Des rebelles syriens commencent à quitter Deraa

  • Deraa est régulièrement secouée par des attentats et des attaques contre les forces de Bachar al-Assad depuis sa reconquête à l'été 2018
  • Les forces du régime limitent l'entrée de marchandises à Deraa al-Balad, où 40 000 personnes résident toujours

BEYROUTH: Les rebelles syriens ont commencé mardi à quitter la province méridionale de Deraa dans le cadre d'une trêve négociée par la Russie visant à mettre fin aux pires combats dans la région depuis des années, selon une ONG. 

Berceau du soulèvement contre le régime en 2011, Deraa est régulièrement secouée par des attentats et des attaques contre les forces de Bachar al-Assad depuis sa reconquête à l'été 2018. 

En vertu d'un accord inédit négocié par Moscou, les rebelles avaient été autorisés à y rester, certains rejoignant l'armée ou gardant le contrôle de parties de la province. 

Mais de violents combats ont éclaté fin juillet alors que les forces du régime resserraient l'étau sur Deraa al-Balad, un grand quartier du sud de la ville éponyme, chef-lieu de la province tenu par d'anciens rebelles.

Depuis, des discussions avaient lieu pour tenter de mettre fin aux affrontements meurtriers. 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a évoqué mardi un accord de cessez-le-feu, alors que des combattants rebelles étaient transférés en autobus vers une région du nord du pays tenue par des forces antirégime.

Ces évacuations de combattants sont prévues par cet accord de trêve qui appelle également les rebelles souhaitant rester à Deraa à remettre leurs armes, a précisé l'OSDH.

Les forces liées au régime syrien devraient se déployer à l'intérieur de Deraa al-Balad en vertu de l'accord.

Le journal progouvernemental syrien Al-Watan a également fait état du début des évacuations, affirmant que "la mise en œuvre de l'accord de trêve avait commencé". 

En un mois, les combats ont fait 38 600 déplacés, dont la plupart ont fui Deraa al-Balad, a indiqué mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Parmi ces déplacés, environ 15 000 sont des femmes et plus de 20.400 des enfants, selon l'Ocha.

L'agence onusienne a mis en garde contre une situation critique à Deraa, l'accès aux biens et services – dont la nourriture et l'électricité – étant "extrêmement difficile".

Les forces du régime limitent l'entrée de marchandises à Deraa al-Balad, où 40 000 personnes résident toujours, selon l'OSDH. 

Les habitants "vivent en situation de siège et des familles sont confrontées à des pénuries de nourriture, de services médicaux, d'eau potable, d'électricité et d'internet", a déclaré l'OSDH qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Intervenant devant le Conseil de sécurité, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a insisté mardi sur le besoin urgent d'aide humanitaire pour le pays. 

"Nous réitérons nos appels à toutes les parties pour qu'elles mettent immédiatement fin à la violence", a-t-il déclaré, appelant à "un accès humanitaire immédiat, sûr et sans entrave à toutes les zones touchées, y compris Deraa al-Balad".


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com