En Libye, un littoral de déchets borde une mer insalubre

S'étendant sur une trentaine de kilomètres dans le grand Tripoli, de nombreuses plages ont été fermées en juillet par le ministère de l'Environnement, alors que la saison estivale bat son plein. (AFP)
S'étendant sur une trentaine de kilomètres dans le grand Tripoli, de nombreuses plages ont été fermées en juillet par le ministère de l'Environnement, alors que la saison estivale bat son plein. (AFP)
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Publié le Mercredi 25 août 2021

En Libye, un littoral de déchets borde une mer insalubre

  • Les eaux marines autour de la capitale, où vivent plus de deux millions d'habitants, accueillent chaque jour les déversements sans aucun traitement des eaux usées
  • En attendant, le quotidien des Libyens reste, lui, rythmé par les coupures de courant quotidiennes, les pénuries de liquidités et l'inflation

TRIPOLI: Des eaux fétides et des montagnes d'ordures: à Tripoli, de nombreuses plages sont interdites à la baignade du fait d'une pollution alarmante, au grand dam des habitants de la capitale libyenne, privés d'un de leurs rares exutoires.  


S'étendant sur une trentaine de kilomètres dans le grand Tripoli, de nombreuses plages ont été fermées en juillet par le ministère de l'Environnement, alors que la saison estivale bat son plein.

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Les eaux marines autour de la capitale, où vivent plus de deux millions d'habitants, accueillent chaque jour les déversements sans aucun traitement des eaux usées. (AFP)

C'est cette portion du littoral libyen, bordé par la Méditerranée et long de 1.770 km, qui est la plus polluée du pays d'Afrique du Nord. 


Les eaux marines autour de la capitale, où vivent plus de deux millions d'habitants, accueillent chaque jour les déversements sans aucun traitement des eaux usées.


Sacs plastique, canettes, bouteilles... ces plages sont en outre noyées sous les déchets.


Dans l'une d'entre elles, en face d'un grand hôtel, des canaux à ciel ouvert acheminent directement les déjections urbaines vers des bassins peu ragoûtants où des jeunes s'aventurent à la baignade, malgré les risques. 


"La situation est catastrophique", concède Abdelbasset al-Miri, responsable de la surveillance du littoral au ministère de l'Environnement.


"Il faut des solutions rapides pour traiter ce problème qui nuit aussi bien à l'environnement qu'à l'Homme", poursuit-il.

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Sacs plastique, canettes, bouteilles... ces plages sont en outre noyées sous les déchets. (AFP)

«Bactéries»
 

Cela fait des décennies que la seule station de filtrage des eaux usées de Tripoli est à l'arrêt. Résultat: "des tonnes de litres d’eaux usées se déversent directement dans la mer chaque jour", reconnaît Sara al-Naami, du conseil municipal de Tripoli.


Des analyses effectuées récemment montrent que l’eau de mer contient une "forte concentration de bactéries, atteignant 500% de plus que la normale (...) avec une présence de la bactérie Escherichia coli (E. coli, une bactérie très courante dans le tube digestif de l'être humain) dans cinq secteurs testés" autour de Tripoli, selon cette responsable. 


"Nous avons évoqué la question de la pollution de l'eau de mer à Tripoli avec l'ancien et l'actuel gouvernement, en insistant sur l'urgence d'un projet d'assainissement", affirme Mme Naami.

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Dans ce pays de quelque sept millions d'habitants où les activités de loisirs sont quasi inexistantes, la baignade s'apparente dans ce contexte à un exutoire rare pour une population excédée par les conflits. (AFP)


Mais aucun projet d'assainissement n'a vu le jour, d'où la nécessité de trouver "des solutions temporaires" comme "le filtrage des eaux usées avant qu'elles n'atteignent la mer (...) à l'aide notamment de bassins de décantation", préconise-t-elle. 


La Libye tente de s'extirper d'une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi. Un gouvernement a été installé en début d'année pour unifier les institutions et assurer la transition d'ici des élections législatives et présidentielle en décembre.

«Nauséabonde»
 

En attendant, le quotidien des Libyens reste, lui, rythmé par les coupures de courant quotidiennes, les pénuries de liquidités et l'inflation. 


Dans ce pays de quelque sept millions d'habitants où les activités de loisirs sont quasi inexistantes, la baignade s'apparente dans ce contexte à un exutoire rare pour une population excédée par les conflits.  


Si certains estivants font fi des risques sanitaires, d'autres, comme Walid al-Mouldi, propriétaire d’une boutique de vêtements de sport à Tripoli, se montrent plus prudents pour éviter "de tomber malade".


"La situation s'est dégradée au fil des ans. Les jours de canicule, l'odeur devient nauséabonde", raconte ce Tripolitain de 39 ans, assis sur une chaise blanche en plastique à quelques mètres de l'eau.  


"Nous devons alors partir à plus de 100 kilomètres à l'est de Tripoli, à la recherche d'une eau plus propre", raconte-t-il.


"A cause du confinement et de l'insalubrité de l'eau de mer, les Libyens vivent dans une prison estivale", soupire son ami Mohamad al-Kabir.


Liban: Des divisions apparaissent entre les deux alliés politiques du pays

Le Premier ministre Najib Mikati présidant une réunion du Conseil des ministres au palais du gouvernement à Beyrouth, le 5 décembre 2022 (Photo, AFP).
Le Premier ministre Najib Mikati présidant une réunion du Conseil des ministres au palais du gouvernement à Beyrouth, le 5 décembre 2022 (Photo, AFP).
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  • Le Courant patriotique libre laisse entendre qu'il se sépare du Hezbollah, l'accusant d'attaquer la position du président
  • Moussa a souligné la nécessité de mener un dialogue sérieux et efficace entre toutes les parties afin d’apaiser les tensions et d’élire un président

BEYROUTH: La colère du Courant patriotique libre (CPL) à l'égard du Premier ministre intérimaire, Najib Mikati, qui a convoqué une session du Conseil des ministres lundi, a entraîné un bouleversement des relations entre le parti et son allié, le Hezbollah.

Le chef du CPL, Gebran Bassil, a exprimé mardi, lors d'une conférence de presse, sa colère face à «une décentralisation élargie, même sans lois».

Le Hezbollah et le Mouvement Amal ont fourni une couverture politique à Mikati pour qu'il convoque une session du Conseil des ministres afin d'approuver le processus d'obtention de médicaments pour les patients sous dialyse ou atteints de cancer, ce que Mikati considère comme une nécessité absolue.

Le CPL refuse de tenir toute session du Conseil des ministres en raison du vide présidentiel afin d'empêcher Mikati d'exercer les pouvoirs du président chrétien, d'autant plus que le mouvement estime que le gouvernement intérimaire n'a pas le droit de jouer ce rôle.

Alors que le pays traverse une crise économique dévastatrice, huit tentatives d’élire un président par le Parlement libanais ont échoué après la fin du mandat du président, Michel Aoun, il y a plus d'un mois.

Bassil, le gendre d'Aoun, s'est indirectement présenté comme un candidat à la présidence, étant donné que son bloc parlementaire est le plus grand bloc chrétien et qu'il a le droit de nommer le futur président.

Bassil rejette la candidature de l'ancien ministre Sleiman Frangieh pour le poste, qui est soutenu par le Hezbollah et Amal.

Lors d'une conférence de presse, Bassil a signalé que la session du Conseil des ministres de lundi était «inconstitutionnelle, illégale et non conventionnelle», la décrivant comme «une exécution de la Constitution et un coup fatal à l'accord de Taëf».

Les ministres du CPL ont boycotté la session du Conseil des ministres, à l'exception du ministre de l'Industrie George Bouchkian, qui a assuré le quorum pour la session. Son comportement a eu pour conséquence que son parti, le Tachnag, allié du CPL, l'a renié pour ne pas avoir respecté sa décision de boycotter la session.

Le site web du CPL a indiqué que «le Hezbollah contribue à la normalisation du vide et à l'attaque de la position du président».

Bassil s'est indirectement adressé au Hezbollah, en disant: «Si quelqu'un pense qu'il fait pression sur nous sur la question présidentielle, nous aimerions lui dire que cela ne fonctionnera pas.»

«Nous n'assisterons pas aux sessions du Parlement si nous ne trouvons pas une grande nécessité nationale à le faire, et nous chercherons à abandonner le vote blanc plus rapidement et à opter pour un candidat présidentiel», a-t-il ajouté.

Le député Michel Moussa, membre du bloc parlementaire Développement et Libération dirigé par le président du Parlement, Nabih Berri, a minimisé la possibilité d'un changement de la carte politique au niveau des élections présidentielles suite aux tensions qui ont suivi la séance du Conseil des ministres. «Ne pas élire un nouveau président contribue à approfondir ces conflits», a-t-il jugé.

Moussa a souligné la nécessité de mener un dialogue sérieux et efficace entre toutes les parties afin d’apaiser les tensions et d’élire un président.

Le Hezbollah a évité de commenter les déclarations de Bassil.

Le député Bilal Abdallah, membre du bloc du Rassemblement démocratique, a déclaré: «Un parti a tenté sans succès d'élever le discours sectaire. Le Hezbollah n'a pas réagi.»

Un observateur politique, préférant garder l'anonymat, a révélé: «En participant à la session du Conseil des ministres, le Hezbollah a tenté d'assurer à Bassil qu'il n'était pas seul sur la scène.»

Le Front souverain pour le Liban, qui s'oppose au Hezbollah, a souligné que les députés doivent rester dans la salle du Parlement jusqu'à ce qu'un nouveau président soit élu, pour le bien du pays et de la Constitution.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les sommets de Riyad reflètent la volonté du Royaume de renforcer ses relations avec la Chine

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe aux travaux de la 154e session du Conseil ministériel préparatoire (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe aux travaux de la 154e session du Conseil ministériel préparatoire (Photo, SPA).
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  • Le prince Faisal ben Farhane a déclaré que les relations bilatérales sont caractérisées par l'amitié, la confiance, la coopération et la coordination
  • Xi devrait participer à un sommet saoudo-chinois, au sommet Golfe-Chine pour la coopération et le développement

RIYAD: Trois sommets prévus à Riyad dans les prochains jours reflètent la détermination commune du Royaume, des autres pays du Conseil de coopération du Golfe et du monde arabe en général à renforcer la coopération et à améliorer les relations stratégiques avec la Chine en vue d'une plus grande croissance et prospérité pour tous les pays et leurs peuples, selon le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane.

«Les relations entre le Royaume et la Chine sont stratégiques et étroites à la lumière des développements et des changements internationaux en cours», a-t-il affirmé.

Il a ajouté que les relations bilatérales sont caractérisées par l'amitié, la confiance mutuelle, la coopération et la coordination continue, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Ses commentaires sont intervenus alors que le président chinois, Xi Jinping, est arrivé à Riyad mercredi soir pour une visite officielle de trois jours, au cours de laquelle il devrait assister à un sommet saoudo-chinois, au sommet Golfe-Chine pour la coopération et le développement et au sommet arabe-Chine de Riyad pour la coopération et le développement.

Le prince Faisal a salué la contribution apportée par un comité mixte saoudo-chinois de haut niveau au développement des relations entre les deux pays dans de nombreux domaines. Il a indiqué que les relations économiques bilatérales progressent rapidement dans le contexte du plan de développement et de diversification, la Vision 2030 du Royaume et de l'initiative chinoise « la Ceinture et la Route », qui offrent des opportunités prometteuses de coopération, de développement durable et d’intérêts mutuels.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a soutenu que la Chine se classe comme le premier partenaire commercial du Royaume depuis 2018, et que la valeur du commerce bilatéral en 2021 était de 309 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro), soit une augmentation de 39% par rapport à l'année précédente.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les ministres jordanien, égyptien et irakien des Affaires étrangères discutent des opportunités de coopération trilatérale

Les ministres des Affaires étrangères de Jordanie, d'Égypte et d'Irak (Photo, Petra).
Les ministres des Affaires étrangères de Jordanie, d'Égypte et d'Irak (Photo, Petra).
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  • Ils ont déterminé des secteurs potentiels de coopération dans les domaines de la politique, de l'économie, de la sécurité et de l'industrie
  • Les trois ministres ont également discuté de questions régionales d'intérêt mutuel, notamment de la cause palestinienne

AMMAN: Les ministres des Affaires étrangères de Jordanie, d'Égypte et d'Irak, Ayman Safadi, Sameh Shoukry et Fouad Hussein, se sont rencontrés mercredi pour discuter des moyens de renforcer l'intégration stratégique de leurs pays, grâce à un mécanisme de coopération trilatérale, a rapporté l’agence de presse jordanienne.

Ils auraient déterminé des secteurs potentiels de coopération dans les domaines de la politique, de l'économie, de la sécurité et de l'industrie, et recommandé que les efforts se poursuivent vers la signature d'accords.

Ayman Safadi et Sameh Shoukry ont exprimé le plein soutien de leurs pays à la stabilité et la sécurité en Irak et l’ont félicité pour la formation de son nouveau gouvernement.

Les trois ministres ont également discuté de questions régionales d'intérêt mutuel, notamment de la cause palestinienne. En outre, ils sont convenus de maintenir les communications institutionnelles pour faciliter les projets et plans à venir et surmonter les défis économiques nécessitant une coopération systématique.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com