Un groupe arabo-américain exige un statut protégé pour les ressortissants libanais aux États-Unis

Les problèmes politiques et économiques du Liban se sont aggravés après l'explosion du port de Beyrouth l'année dernière qui a tué au moins 200 personnes et blessé des milliers d'autres et dévasté l'économie fragile du pays. (AFP/Fichier Photos)
Les problèmes politiques et économiques du Liban se sont aggravés après l'explosion du port de Beyrouth l'année dernière qui a tué au moins 200 personnes et blessé des milliers d'autres et dévasté l'économie fragile du pays. (AFP/Fichier Photos)
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Publié le Samedi 28 août 2021

Un groupe arabo-américain exige un statut protégé pour les ressortissants libanais aux États-Unis

  • Les Arabo-Américains ont envoyé une lettre au secrétaire à la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas et au secrétaire d'État Antony Blinken en début de semaine
  • La lettre estime le nombre de ressortissants libanais qui pourraient bénéficier de la désignation TPS à environ 28 500 personnes

ATLANTA : Le Comité américano-arabe anti-discrimination (ADC) a demandé au gouvernement américain de mettre le Liban sous le statut de protection temporaire (TPS) en raison de son instabilité politique et de la crise économique imminente.

Cette décision a été coparrainée par plus de 70 organisations civiques, juridiques et religieuses aux États-Unis cherchant à protéger les ressortissants libanais qui se trouvent actuellement aux États-Unis avec des visas de non-immigrant mais qui feraient face à des circonstances désastreuses s'ils retournaient au Liban dans les conditions actuelles.

La lettre a été envoyée cette semaine au secrétaire à la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas et au secrétaire d'État Antony Blinken auxquels revient une telle décision.

La lettre réclame le statut craignant que de nouvelles escalades et tensions dans le système politique dysfonctionnel du Liban ne dégénèrent en un conflit armé régional.

Les problèmes politiques et économiques du Liban se sont aggravés à la suite de l'explosion du port de Beyrouth l'année dernière qui a tué au moins 200 personnes , blessé des milliers d'autres et dévasté l'économie fragile du pays.

Le TPS est une protection temporaire qui permet aux citoyens d'un pays de rester aux États-Unis alors que les conditions dans leur pays d'origine rendent impossible un retour en toute sécurité. Le secrétaire à la Sécurité intérieure peut désigner un pays pour le TPS si le pays connaît un conflit armé, une catastrophe naturelle ou d'autres conditions extraordinaires et temporaires.

Le statut dure 18 mois et peut être renouvelé plusieurs fois. S'il est accordé, le TPS permettrait aux ressortissants libanais de rester aux États-Unis pendant cette période et de travailler légalement.

La lettre estime le nombre de ressortissants libanais qui pourraient bénéficier du TPS à environ 28 500 personnes.

Parmi les groupes qui ont coparrainé cet effort figurent Amnesty International USA, l'Arab American Institute, Jewish Voice for Peace, la section d'Atlanta et le National Council of Churches.

Commentant la détérioration de la situation au Liban, le président de l'ADC, Samer Khalaf, déclare : « Les conditions au Liban sont sombres. Les circonstances et les faits sur le terrain montrent très clairement que le Liban n'est pas en mesure d’accueillir en toute sécurité ses citoyens à l'heure actuelle. Nous appelons l'administration Biden à mettre rapidement en œuvre des protections TPS pour le Liban. »

Sur la question des problèmes d'immigration qui pourraient survenir, la lettre indique qu'il n'y a aucun risque réel qu'un tel statut entraîne un afflux d'immigrants aux États-Unis en provenance du Liban.

« Rien n'indique non plus que le TPS ait encouragé un nombre plus important et irrégulier de migrations en provenance des zones désignées, y compris du Liban lorsqu’il en avait bénéficié par le passé », dit la lettre.

« Les États-Unis ont déjà investi des milliards de dollars au cours des 10 dernières années dans la reprise du Liban. Le TPS renforcerait cet investissement. La stabilité du Liban est également essentielle à la stabilité de la région, ce qui est dans les intérêts de la politique étrangère américaine », ajoute la lettre.

Abed Ayoub, directeur juridique de l'ADC, déclare à Arab News qu'il est optimiste quant au fait que le président américain Joe Biden fera preuve de compassion et accédera à la demande.

« Nous exhortons l'administration Biden à faire ce qu'il faut et à désigner le Liban pour le TPS, le Liban est au bord d'un effondrement économique et humanitaire complet, accorder le TPS est la chose moralement correcte à faire et contribuera à fournir un refuge sûr aux ressortissants du pays actuellement aux États-Unis », déclare-t-il.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
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  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.