L'ONU appelle la Libye à «ne pas perdre de temps» pour organiser les élections

La réunion à Alger s'est ouverte en présence notamment des ministres des Affaires étrangères de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte, du Soudan, du Niger, du Tchad et de la République démocratique du Congo. (Photo, AFP)
La réunion à Alger s'est ouverte en présence notamment des ministres des Affaires étrangères de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte, du Soudan, du Niger, du Tchad et de la République démocratique du Congo. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 31 août 2021

L'ONU appelle la Libye à «ne pas perdre de temps» pour organiser les élections

  • La Libye tente de s'extraire d'une décennie de violences sanglantes depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011
  • Après la fin des combats à l'été 2020 et la signature d'un cessez-le-feu en octobre, un gouvernement unifié et transitoire a été installé sous la houlette de l'ONU en début d'année pour unifier les institutions et mener le pays à des élections

ALGER: L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Jan Kubis, a incité lundi les dirigeants libyens à "ne pas perdre de temps" et à finaliser le cadre constitutionnel qui permettra d'organiser les élections prévues en décembre, alors que le pays reste miné par les divisions.

"Le gouvernement (libyen) a pris les dispositions nécessaires pour la tenue des élections, mais nous avons besoin d'un cadre juridique. Les députés sont actuellement en train de finaliser la loi électorale et il nous reste encore très peu de temps", a déclaré le chef de la mission onusienne à l'ouverture à Alger d'une réunion des pays du voisinage de la Libye.

"Je les ai invités à prendre leurs responsabilités et à ne pas perdre de temps", a-t-il ajouté, cité par l'agence officielle algérienne APS.

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de violences sanglantes depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, un chaos marqué ces dernières années par l'existence de pouvoirs rivaux dans l'Est et l'Ouest sur fond d'ingérence étrangères.

Après la fin des combats à l'été 2020 et la signature d'un cessez-le-feu en octobre, un gouvernement unifié et transitoire a été installé sous la houlette de l'ONU en début d'année pour unifier les institutions et mener le pays à des élections législatives et présidentielle prévues en décembre.

Mais après cette embellie politique partout saluée comme "historique", les divisions ont rapidement refait surface, tandis que la tenue de ces élections devient de plus en plus hypothétique en l'absence d'un cadre constitutionnel censé régir le double scrutin.

"Le Gouvernement d'unité nationale a dégagé le budget nécessaire à la tenue des élections, mais il est important qu'il y ait un cadre juridique le plus tôt possible", a insisté M. Kubis, qui a invité les pays voisins de la Libye à désigner des observateurs pour superviser l'opération électorale.

La réunion à Alger s'est ouverte en présence notamment des ministres des Affaires étrangères de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte, du Soudan, du Niger, du Tchad et de la République démocratique du Congo.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.