Paralympiques-2020: entrée en piste du premier sportif afghan après une course d'obstacles

A son entrée dans le Stade national, Hossain Rasouli a salué les membres de la délégation éparpillés dans dans les tribunes vides avant de pointer du doigt le logo du Comité paralympique afghan sur sa veste blanche. (Photo, AFP)
A son entrée dans le Stade national, Hossain Rasouli a salué les membres de la délégation éparpillés dans dans les tribunes vides avant de pointer du doigt le logo du Comité paralympique afghan sur sa veste blanche. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 31 août 2021

Paralympiques-2020: entrée en piste du premier sportif afghan après une course d'obstacles

  • En leur absence lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques, le drapeau afghan a défilé symboliquement, porté par un volontaire japonais
  • Bloqué en Afghanistan par la prise de pouvoir des talibans, exfiltré ensuite mais annoncé comme absent des Jeux paralympiques, Hossain Rasouli a finalement participé à la première épreuve de la délégation afghane à Tokyo mardi

TOKYO: Le premier des deux athlètes paralympiques afghans a fait ses débuts mardi aux Jeux de Tokyo en saut en longueur, trois jours après leur arrivée surprise en provenance de Paris, à la suite de leur évacuation de Kaboul.


Bloqué comme des dizaines de milliers de personnes en Afghanistan par la prise de pouvoir des talibans, exfiltré ensuite mais annoncé comme absent des Jeux paralympiques, Hossain Rasouli a finalement participé à la première épreuve de la délégation afghane à Tokyo mardi.


Faute d'avoir pu arriver à temps pour participer à sa discipline de prédilection, le 100 mètres, l'athlète, amputé de la main gauche à la suite de l'explosion d'une mine, a pris part au saut en longueur (catégorie T47).


A son entrée dans le Stade national, Hossain Rasouli a salué les membres de la délégation éparpillés dans dans les tribunes vides avant de pointer du doigt le logo du Comité paralympique afghan sur sa veste blanche.


Il s'est classé à la 13e et dernière place du plateau spécialement élargi, à l'issue de trois sauts à 4,37 m, 4,21 m et 4,46 m.


Exempté de zone mixte, il n'a pas parlé aux médias après l'épreuve remportée par le Cubain Robiel Yankiel Sol Cervantes avec un saut de 7,46 m. Mais le porte-parole du Comité international paralympique, Craig Spence, a assuré que l'athlète était "super impatient" lorsqu'il lui a parlé la veille. "Il avait déjà fait du saut en longueur auparavant, mais c'était sa première fois dans une compétition majeure", a indiqué Spence.


L'Américain Roderick Townsend, deuxième, a apprécié le symbole: "Nous sommes tellement pris dans nos vies personnelles, et je suis ici à me plaindre d'une médaille d'argent alors que quelqu'un s'est efforcé de traverser le monde pour pouvoir faire ce que nous aimons tous."


"Cela en dit long sur les Jeux paralympiques, sur ce qu'ils signifient et sur ce qu'ils représentent", a-t-il ajouté.


L'autre représentante afghane Zakia Khudadadi, doit faire sa première apparition jeudi en taekwondo, chez les moins de 49kg (catégorie K44).


Les deux athlètes sont arrivés au Japon samedi après avoir quitté l'Afghanistan une semaine plus tôt dans le cadre d'une "opération mondiale majeure". Ils ont passé ce délai à Paris, s'entraînant à l'Insep, le centre d'excellence du sport français.


En leur absence lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques, le drapeau afghan a défilé symboliquement, porté par un volontaire japonais.


Au moins 22 millions de personnes menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique, selon le PAM

Une famille déplacée évacuée d'une zone inondée après le débordement du Nil suite aux fortes pluies continues qui ont provoqué le déplacement de milliers de personnes à Bor, dans le centre du Soudan du Sud, le 9 août 2020. (AFP).
Une famille déplacée évacuée d'une zone inondée après le débordement du Nil suite aux fortes pluies continues qui ont provoqué le déplacement de milliers de personnes à Bor, dans le centre du Soudan du Sud, le 9 août 2020. (AFP).
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  • Début 2022, le PAM avait appelé à la mobilisation de fonds pour venir en aide aux 13 millions de personnes alors menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique
  • Ce nombre atteindra «au moins 22 millions d'ici septembre», souligne le PAM dans un communiqué

NAIROBI : Au moins 22 millions de personnes seront menacées par la faim d'ici septembre dans la Corne de l'Afrique, où le risque d'une famine grandit en raison d'une sécheresse historique, a déclaré vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

Quatre saisons de pluies défaillantes depuis fin 2020 ont provoqué la pire sécheresse depuis au moins 40 ans, tuant des millions de têtes de bétail, détruisant les récoltes et plongeant des régions du Kenya, de Somalie et d'Éthiopie dans des conditions proches de la famine.

Plus d'un million de personnes ont quitté leurs foyers à la recherche de nourriture et d'eau.

Début 2022, le PAM avait appelé à la mobilisation de fonds pour venir en aide aux 13 millions de personnes alors menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique.

Mi-2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui a capté l'attention des donateurs mondiaux et fait exploser les prix des denrées alimentaires et du carburant, le PAM estimait que 20 millions de personnes nécessitaient une aide urgente dans la région.

Ce nombre atteindra "au moins 22 millions d'ici septembre", souligne le PAM dans un communiqué.

Il "continuera d'augmenter et la faim s'aggravera si la prochaine saison des pluies (d'octobre à décembre) échoue et que les personnes les plus vulnérables ne reçoivent pas d'aide humanitaire", ajoute l'agence onusienne, estimant que "la famine est désormais un risque sérieux, en particulier en Somalie".

"Il n'y a toujours pas de fin en vue à cette crise de la sécheresse (...) Le monde doit agir maintenant pour protéger les communautés les plus vulnérables de la menace d'une famine généralisée dans la Corne de l'Afrique", exhorte le directeur exécutif du PAM, David Beasley, dans le communiqué.

Selon le PAM, 418 millions de dollars sont nécessaires sur les six prochains mois venir en aide aux populations les plus touchées.

Le mois dernier, les États-Unis ont annoncé débloquer 1,2 milliard de dollars de nourriture et de traitements contre la malnutrition pour endiguer le risque de famine dans la Corne de l'Afrique et exhorté les autres pays à se joindre à cet effort.


Ukraine: Poutine et Macron pour une inspection de la centrale de Zaporijjia par l'AIEA

MM. Macron et Poutine doivent se reparler "dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", selon l'Elysée. (AFP).
MM. Macron et Poutine doivent se reparler "dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", selon l'Elysée. (AFP).
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  • M. Poutine a «souligné que le bombardement systématique (...) du territoire de la centrale nucléaire de Zaporijjia crée un danger de catastrophe de grande envergure qui pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires»
  • M. Macron a dit «une nouvelle fois sa préoccupation face aux risques que fait peser la situation à la centrale de Zaporijjia pour la sûreté et la sécurité nucléaire»

MOSCOU : Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron ont appelé lors d'un entretien téléphonique vendredi à organiser "dans les plus brefs délais" une inspection de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, cible de bombardements.

Les deux dirigeants ont "relevé l'importance d'envoyer dans les plus brefs délais une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique à la centrale nucléaire, qui pourra évaluer la situation sur place", a indiqué le Kremlin, précisant que l'entretien avait eu lieu à l'initiative de M. Macron.

"La partie russe a confirmé être prête à fournir toute l'assistance nécessaire aux inspecteurs de l'Agence" atomique, selon la même source.

La présidence française a de son côté déclaré que M. Macron avait "soutenu l'envoi sur place dans les meilleurs délais d’une mission d’experts de l’AIEA, à des conditions agréées par l’Ukraine et les Nations unies".

MM. Macron et Poutine doivent se reparler "dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", selon l'Elysée.

Lors de cet entretien, M. Poutine a en outre "souligné que le bombardement systématique (...) du territoire de la centrale nucléaire de Zaporijjia crée un danger de catastrophe de grande envergure qui pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires", d'après le Kremlin.

De son côté, M. Macron a dit "une nouvelle fois sa préoccupation face aux risques que fait peser la situation à la centrale de Zaporijjia pour la sûreté et la sécurité nucléaire", a indiqué l'Elysée.

Située dans le sud de l'Ukraine et contrôlée par les forces russes, la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, a été plusieurs fois bombardée ces dernières semaines, Moscou et Kiev s'accusant mutuellement de ces frappes.

Cette situation a fait resurgir le spectre d'une catastrophe majeure similaire à celle de Tchernobyl en 1986.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé vendredi à Moscou de ne pas couper la centrale nucléaire de Zaporijjia du réseau ukrainien, ce que redoutent les autorités de Kiev.

MM. Poutine et Macron ne s'étaient plus appelés depuis le 28 mai.

Auparavant, le président français avait eu des entretiens téléphoniques avec M. Poutine début mai, début mars et à cinq reprises en février en pleine montée des tensions jusqu'à l'offensive du Kremlin en Ukraine, le 24 février. Il s'était aussi rendu en personne à Moscou, le 7 février, pour rencontrer M. Poutine.

Ces multiples contacts ont valu des critiques à Emmanuel Macron, certains lui reprochant d'avoir maintenu des échanges réguliers avec le chef du Kremlin sans parvenir à empêcher le lancement d'une offensive contre l'Ukraine.

Vendredi, MM. Poutine et Macron ont aussi discuté d'un accord signé à Istanbul le mois dernier pour débloquer les exportations de céréales ukrainiennes

Moscou réclame en échange la levée des restrictions sur ses exportations de produits agricoles et d'engrais, touchées par les sanctions occidentales visant la Russie depuis le lancement de son offensive contre l'Ukraine.

Vendredi, M. Poutine a "souligné les obstacles qui demeurent devant les exportations russes, ce qui ne contribue pas à une solution aux problèmes relatifs à la sécurité alimentaire mondiale", selon le Kremlin.


Birmanie: le chef de la junte se dit prêt à des négociations avec Suu Kyi après son procès

L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi (Photo, AFP).
L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi (Photo, AFP).
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  • Aung San Suu Kyi, 77 ans, prix Nobel de la paix en 1991, a été arrêtée lors du coup d'État militaire du 1er février 2021 qui a renversé son gouvernement
  • Déjà condamnée à un total de onze ans de prison, elle a été condamnée lundi à six années de prison supplémentaires pour des charges de corruption

RANGOUN: Le chef de la junte birmane s'est déclaré vendredi prêt à des négociations avec l'ex-dirigeante Aung San Suu Kyi, à l'issue de son procès, pour trouver une solution à la crise déclenchée par le coup d'État militaire de l'an dernier.

"Une fois les procédures contre elle terminées conformément à la loi, nous allons envisager (des négociations) en fonction de sa réponse", a déclaré Min Aung Hlaing dans un communiqué.

Aung San Suu Kyi, 77 ans, prix Nobel de la paix en 1991, a été arrêtée lors du coup d'État militaire du 1er février 2021 qui a renversé son gouvernement et mis fin à une brève période de démocratie en Birmanie.

Elle a été depuis condamnée à un total de 17 ans de prison pour une multitude de charges et risque des décennies de prison supplémentaires si elle est reconnue coupable d'autres infractions dans le cadre d'un procès à huis clos devant un tribunal militaire.

Déjà condamnée à un total de onze ans de prison, elle a été condamnée lundi à six années de prison supplémentaires pour des charges de corruption.

Les journalistes n'ont pas pu assister aux procédures, ses avocats n'ont pas pu s'exprimer devant la presse et la junte n'a fourni aucune indication sur la date de la fin de ses procès.

En juillet, un porte-parole de la junte avait déclaré à l'AFP qu'il n'était pas "impossible" que le régime militaire engage un dialogue avec Suu Kyi. "Nous ne pouvons pas dire que (des négociations avec Suu Kyi) sont impossibles", avait déclaré Zaw Min Tun.

Cette semaine, l'envoyée spéciale de l'Onu Noeleen Heyzer a effectué son premier voyage en Birmanie depuis sa nomination en octobre 2021 et a rencontré Min Aung Hlaing et d'autres responsables de la junte.

Elle a appelé à la fin de toute violence et à la libération de tous les prisonniers politiques, et demandé à pouvoir rencontrer Aung San Suu Kyi, qui est à l'isolement dans une prison de la capitale.

Mais elle n'a pas pu la rencontrer et les organisations de défense des droits de l'Homme ont estimé qu'il y avait peu de chances que sa visite persuade les militaires d'engager un dialogue avec les opposants.

Suu Kyi demeure une figure respectée pour sa courageuse opposition à une précédente dictature militaire, même si sa réputation internationale a pâti depuis qu'elle a gouverné le pays dans le cadre d'un partage du pouvoir avec les généraux après la victoire de son parti la Ligue nationale pour la Démocratie aux élections de 2015.

Les opposants actuellement engagés dans des affrontements avec les forces de la junte estiment que leur mouvement devrait aller plus loin que celui mené par Suu Kyi il y a des décennies.

Les dissidents actuels proclament que leur objectif est de déraciner d'une manière permanente l'emprise des militaires sur la vie politique du pays.

Les efforts diplomatiques entrepris par les dix pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) dont la Birmanie est membre n'ont pas réussi jusqu'à présent à mettre fin au conflit.

En 2021, l'Asean avait approuvé un "consensus en cinq points" appelant à une cessation de la violence et à un dialogue constructif, mais la junte l'a largement ignoré.

Plus de 2.200 personnes ont été tuées et plus de 15.000 arrêtées dans la répression exercée par les militaires à l'encontre des dissidents depuis le coup d'Etat, selon une organisation locale de surveillance des droits humains.