Hayat el-Garaa, l'athlète marocaine qui rêve «de battre un nouveau record du monde» aux Jeux paralympiques

Hayat el Garaa sur le podium lors des jeux paralympiques de Tokyo. (Photo fournie)
Hayat el Garaa sur le podium lors des jeux paralympiques de Tokyo. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 02 septembre 2021

Hayat el-Garaa, l'athlète marocaine qui rêve «de battre un nouveau record du monde» aux Jeux paralympiques

  • L’athlète marocaine suit les pas de sa sœur, Najat el-Garaa, qui avait remporté la médaille d’or de lancer du disque lors des jeux Paralympiques de Londres (2012)
  • C’est finalement la Tunisienne Raoua Tlili, 31 ans, qui a fini in extremis par remporter la médaille d’or, dans un podium exclusivement maghrébin

CASABLANCA: Le haut-parleur annonce le dernier essai de Hayat el-Garaa. Elle se dirige vers la cage de lancer, la marche ferme, le regard décidé. À cet instant de la compétition, elle se trouve en troisième position du classement, dominé jusque-là par l’autre participante marocaine, Youssra Karim, et la Tunisienne, Raoua Tlili.

Elle se place alors au milieu de la cage, prend un élan qui semble prometteur, mais son disque ne suit pas la trajectoire espérée. Elle avance de quelques pas vers le banc des athlètes, mais ses jambes ne la portent plus. Elle s’effondre et éclate en larmes. La caméra reste fixée sur elle, comme pour montrer au monde ce qu’est l’esprit de compétition. Car même assurée d’obtenir la médaille de bronze, Hayat el-Garaa n’est pas rassasiée.

C’est finalement la Tunisienne Raoua Tlili, 31 ans, qui finit in extremis par remporter la médaille d’or, à la suite d’une conclusion rocambolesque, où elle surclasse Youssra Karim, en signant un record du monde.

De gauche à droite :  Yousra Karim, Raoua Tlili et Hayat el Garaa, sur les marches du podium du lancer de disque (classe F41)
De gauche à droite :  Yousra Karim, Raoua Tlili et Hayat el Garaa, sur les marches du podium du lancer de disque (classe F41). (Photo fournie)

«Mon objectif est d’être sur le podium, de décrocher une médaille d’or, et pourquoi pas, de battre un nouveau record du monde», confiait Hayat el-Garaa  la veille à Arab News en francais.

L’athlète, originaire de la ville de Temara (près de Rabat, la capitale marocaine), pouvait légitimement prétendre à une telle performance. Son idole et modèle n’est autre que sa sœur, Najat el-Garaa, qui avait remporté la médaille d’or du lancer du disque lors des jeux Paralympiques de Londres (2012), battant même à l’occasion un record du monde.

«C’est grâce à Najat que j’ai choisi de devenir une athlète de haut niveau. Elle m’a toujours encouragée, et continue à le faire. Elle m’a également appris à me faire une place au sein de la société», explique Hayat. «Lorsque j’ai vu ce qu’elle avait accompli à Londres en 2012, ça a été le déclic. C’est à partir de cette date que j’ai commencé ma carrière d'athlète professionnelle», poursuit-t-elle.

Hayat a par ailleurs grandi au sein d’une famille de sportifs de haut niveau. Laila, l'aînée de la fratrie a décroché deux médailles olympiques, une médaille d'argent aux jeux Paralympiques d'été de 2004, et une médaille de bronze aux jeux Paralympiques d'été de 2008. Najat, en plus de sa médaille d’or de Londres, a été sacrée double championne du monde du lancer du disque (2006, 2011), et médaillée de bronze mondiale en lancer du poids (2006).

Najat el-Garaa était, elle aussi, était présente à cette édition des jeux Paralympiques de Tokyo, mais pas dans la discipline du lancer du disque. L’athlète s’est reconvertie dans le powerlifting (force athlétique), et a décroché une honorable cinquième place dans le classement.

«Ce qui m’attriste, c’est que je ne pourrais probablement pas être aux côtés de ma sœur lors de la compétition», avait-elle confié il y a quelques jours à Arab News en français. «J’ai été testée positive à la Covid-19, et le protocole exige que je reste isolée pendant sept jours.»

Hayat el Garaa dans les bras de sa compatriote Youssra Kamal  à la fin de la compétition du lancer de disque
Hayat el Garaa dans les bras de sa compatriote Youssra Kamal à la fin de la compétition du lancer de disque. (Photo fournie)

L’ombre du coronavirus n’a cessé de planer sur la compétition à Tokyo, ajoutant une pression supplémentaire sur les épaules des athlètes.  «Cette édition des jeux Paralympiques a été très éprouvante en raison de la crise sanitaire», explique Hayat el-Garaa.

«Pour aller s'entraîner, il faut effectuer un test PCR, attendre le résultat, en priant pour qu’il soit négatif, l'après-midi, il faut faire un autre test... Toutes ces conditions ne permettent pas de se concentrer sur la compétition.»

Tokyo a en effet connu ces dernières semaines une flambée des contaminations à la Covid-19. Au moment où démarraient les jeux Paralympiques, le Japon faisait face à la cinquième vague, enregistrant quotidiennement plus de 25 000 cas positifs. Des protocoles sanitaires stricts ont été mis en place, clairement visibles: les gradins des stades sont demeurés vides.

Malgré ces restrictions, et cette atmosphère néfaste à l'exercice du sport de haut niveau, 4400 athlètes ont participé à cette édition. Prochain rendez-vous pour tenter de décrocher la médaille d’or pour Hayat el-Garaa: les jeux Paralympiques de Paris en 2024. 


Israël confirme interdire d'accès à Gaza 37 ONG étrangères dont MSF et Oxfam

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité". (AFP)
Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité". (AFP)
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  • Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture
  • Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG

JERUSALEM: Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture. Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG.

"Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d'acheminer de l'aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme.

D'ici le 1er mars, "si elles daignent nous soumettre les documents qu'elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande", a ajouté Gilad Zwick.

Dans un communiqué, le ministère a affirmé que cette "exigence" visait à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires" étrangères.

"L'assistance humanitaire est la bienvenue — l'exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l'est pas", a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte.

Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l'approche de l'échéance - mercredi minuit heure locale - imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations.

Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam.

"Marginaliser les acteurs humanitaires" 

Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir obtenu d'Israël "des garanties et des clarifications" concernant cette demande "préoccupante". Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l'AFP les "actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires".

A Gaza, les employés locaux sont "épuisés" et leurs collègues étrangers "leur apportent un degré additionnel d'aide et de sécurité. Leur présence est une protection", a-t-elle fait valoir, confirmant le refus de l'ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. "On a proposé des alternatives, elles ont refusé".

Mercredi, l'Union européenne a exigé la levée des "obstacles" à l'aide humanitaire.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a lui estimé que "de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza", où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas.

La question de l'aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023.

En 2024, Israël avait déjà interdit à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'opérer sur son sol, accusant certains de ses employés d'avoir participé à l'attaque du 7-Octobre.

"Alignement politique" de l'aide 

Le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la réglementation israélienne de "dangereux précédent", dénonçant un "mépris du droit international humanitaire" et une "multiplication des obstacles" à l'aide.

Jeudi, un groupement de 17 organisations israéliennes marquées à gauche a lui jugé que la radiation des ONG "sape l'action humanitaire (...), met en danger le personnel et les communautés et compromet l'efficacité de la distribution de l'aide".

"Subordonner l'aide à un alignement politique (...) exiger la divulgation de données personnelles sensibles (...) constituent une violation du devoir de protection et exposent les travailleurs à la surveillance et aux atteintes" à leurs droits, ajoutent ces signataires d'un communiqué commun.

Selon le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d'aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Mais seuls 100 à 300 transportent de l'aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies.


La Syrie affirme que l'EI projetait des attaques contre les fêtes du nouvel an

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
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  • Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué
  • L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024

DAMAS: Les autorités syriennes ont affirmé jeudi que le kamikaze qui a tué un policier la veille à Alep était membre du groupe jihadiste Etat islamique et que l'organisation projetait de s'attaquer aux célébrations du nouvel an, en visant notamment des églises.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils".

Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué.

L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024.

Dans le quartier de Bab al-Faraj à Alep, dans le nord du pays, un policier "a eu des soupçons sur une personne qui s'est avérée plus tard être affiliée à Daech", l'acronyme en arabe de l'EI, selon le ministère.

Durant son interrogatoire, l'homme "a ouvert le feu, provoquant la mort d'un officier de police, puis il s'est fait exploser, blessant deux officiers qui tentaient de l'arrêter".

Le 13 décembre, un attentat avait tué deux soldats et un civil américains. Washington l'a attribué à un tireur isolé de l'EI à Palmyre, dans l'est de la Syrie.

En représailles, l'armée américaine a mené une campagne de frappes sur des bases présumées du groupe jihadiste dans le pays, tuant cinq de ses membres selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les autorités syriennes ont aussi mené depuis cette date plusieurs opérations contre l'EI et affirmé le 25 décembre avoir tué un important chef du groupe dans la région de Damas.

En novembre, la Syrie avait officiellement rejoint la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis, lors d'une visite à Washington du président Ahmad al-Chareh.


Yémen: Le cabinet saoudien espère que les forces des Émirats arabes unis se retireront dans les 24 heures

Le roi Salman d'Arabie saoudite préside la session du cabinet de mardi. (SPA)
Le roi Salman d'Arabie saoudite préside la session du cabinet de mardi. (SPA)
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  • Le cabinet a déclaré qu'il espérait que les Émirats arabes unis cesseraient tout soutien militaire ou financier au STC et à toute autre partie au Yémen
  • Le cabinet a déclaré qu'il espérait également que les Émirats arabes unis prendraient les mesures nécessaires pour préserver les relations entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis

RIYAD: Le cabinet saoudien, présidé par le roi Salman, a exprimé mardi l'espoir que les forces émiraties se retireront du Yémen dans les 24 heures, conformément à la demande yéménite, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Le cabinet a également déclaré qu'il espérait que les Émirats arabes unis cesseraient tout soutien militaire ou financier au Conseil de transition du Sud et à toute autre partie au Yémen, a ajouté SPA.

Le cabinet a déclaré qu'il espérait également que les Émirats arabes unis prendraient les mesures nécessaires pour préserver les relations entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, que le Royaume souhaite renforcer, et a déclaré qu'il se réjouissait de travailler ensemble à tout ce qui renforcerait la prospérité et la stabilité des pays de la région.

Le cabinet a exprimé son regret quant aux résultats des efforts de désescalade que le Royaume a voulu poursuivre et qui se sont heurtés à une escalade injustifiée qui contredit les principes sur lesquels la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen a été fondée, sape ses efforts pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Yémen et est incompatible avec toutes les promesses que le Royaume a reçues des Émirats arabes unis.

Le Cabinet apprécie le rôle de la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen dans la protection des civils dans les gouvernorats de Hadramaout et d'Al-Mahra, en réponse à la demande du président du Conseil présidentiel yéménite Rashad Al-Alimi, et dans la réduction de l'escalade afin de parvenir à la sécurité et à la stabilité et d'empêcher l'expansion du conflit.

Le cabinet a réaffirmé que le Royaume n'hésitera pas à prendre les mesures nécessaires pour faire face à toute atteinte ou menace à sa sécurité nationale, ainsi que son engagement en faveur de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté du Yémen, et son soutien total à M. Al-Alimi et à son gouvernement.

En ce qui concerne les autres affaires régionales, le cabinet a réaffirmé le soutien du Royaume à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la sécurité de la Somalie, et rejette la déclaration de reconnaissance mutuelle entre Israël et le Somaliland, car elle consacre des mesures séparatistes unilatérales qui violent le droit international.