Mamma Mia! Près de quarante ans après, ABBA revient avec un nouvel album

Le groupe aux tubes entêtants et aux tenues seventies mythiques va lancer pour l'occasion un nouveau spectacle qui débutera en mai prochain dans un théâtre de 3 000 places spécialement conçu pour l'occasion dans l'Est de Londres. Il se composera de 22 chansons, déroulant en une heure et demie leurs tubes, interprétés par des hologrammes améliorés les présentant jeunes. (Photo, AFP)
Le groupe aux tubes entêtants et aux tenues seventies mythiques va lancer pour l'occasion un nouveau spectacle qui débutera en mai prochain dans un théâtre de 3 000 places spécialement conçu pour l'occasion dans l'Est de Londres. Il se composera de 22 chansons, déroulant en une heure et demie leurs tubes, interprétés par des hologrammes améliorés les présentant jeunes. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 septembre 2021

Mamma Mia! Près de quarante ans après, ABBA revient avec un nouvel album

  • Le groupe aux tubes entêtants et aux tenues seventies mythiques va également lancer pour l'occasion un nouveau spectacle qui débutera en mai prochain dans un théâtre de 3 000 places spécialement conçu pour l'occasion dans l'Est de Londres
  • La promesse de sortir ces nouveaux titres n'avait cessé d'être repoussée, puis la pandémie de Covid-19 est venu jouer les trouble-fête

LONDRES: Gimme gimme gimme (des nouvelles chansons d'ABBA)! Les chanteurs désormais septuagénaires du légendaire groupe de pop suédois ont dévoilé jeudi leur premier album original depuis près de 40 ans et un spectacle d'hologrammes numérisés, des "ABBA-tars".

Les fans l'attendaient depuis leur rupture en 1982. Les interprètes de "Dancing Queen", "Waterloo" et "Money money money", au méga-succès dans les années 1970, prolongé par des albums rétrospectives, une comédie musicale et des films, ont concrétisé un retour promis depuis des années.

Lors d'un événement pour les fans retransmis sur internet depuis Londres, Stockholm, Berlin ou New York, a été diffusée une chanson de l'album, "I Still Have Faith in You" ("Je crois toujours en toi"). La vidéo de la ballade montre des images d'archives des quatre membres d'ABBA - un acronyme confectionné avec les initiales de leurs prénoms - Anni-Frid Lyngstad, 75 ans, Agnetha Fältskog, 71 ans, Björn Ulvaeus, 76 ans, et Benny Andersson, 74 ans.

"Nous avons fait un nouvel album", ont annoncé alors Björn Ulvaeus et Benny Andersson depuis Londres. Il sortira le 5 novembre.

"Il ne faut pas laisser plus de 40 ans entre chaque album", a ironisé Björn Ulvaeus, précisant que celui à venir comprenait "un mélange de ce que (le groupe) avait fait, et une chanson de Noël".

Le groupe aux tubes entêtants et aux tenues seventies mythiques va également lancer pour l'occasion un nouveau spectacle qui débutera en mai prochain dans un théâtre de 3 000 places spécialement conçu pour l'occasion dans l'Est de Londres. Il se composera de 22 chansons, déroulant en une heure et demie leurs tubes, interprétés par des hologrammes améliorés les présentant jeunes.

A Stockholm, les fans rencontrés par l'AFP près du musée ABBA étaient en extase. "Je suis KO! ABBA est de retour! Je suis si heureux (...) Je dois absolument aller voir le spectacle à Londres", s'est enthousiasmé Hakan. 

Johanna Pihl, 34 ans, a elle été complètement surprise par l'annonce: "j'ai ressenti un choc énorme dans tout mon corps juste en voyant la vidéo", explique la jeune femme, "je ne m'y attendais pas du tout".

- Discrets -

En avril 2018, l'ex-groupe avait révélé être retourné en studio pour la première fois depuis près de quatre décennies. Deux chansons avaient alors été enregistrées: "I Still Have Faith in You" et l'autre "Don't Shut Me Down" ("Ne m'arrête pas"), également rendue publique jeudi.

"On avait ces deux chansons, cela nous a paru léger et on s'est dit: pourquoi pas en faire quelques unes de plus? On en a fait d'autres et c'était bien, alors on a continué et enregistré un album complet", a expliqué Benny Andersson sur la télévision publique suédoise SVT.

"Ca faisait 40 ans, ou 39, c'était comme si le temps ne s'était pas écoulé", a-t-il confessé depuis Londres lors d'un grand show organisé par la maison de disques Universal. "On a fait du mieux qu'on a pu à nos âges".

La promesse de sortir ces nouveaux titres n'avait cessé d'être repoussée, puis la pandémie de Covid-19 est venu jouer les trouble-fête.

Pour le Suédois Carl Magnus Palm, spécialiste du groupe, le choix d'utiliser des avatars numériques pour le spectacle a repoussé le come-back du mythique groupe de pop.

"Ils ont eu des problèmes avec la technologie, ça ne s'est pas vraiment passé comme ils l'avaient espéré. Et donc il y a eu retard à cause de ça", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ils étaient enfin prêts à se lancer il y a environ un an, mais la pandémie a frappé", a-t-il aussi expliqué.

S'ils ont tous continué des carrières solo plus ou moins actives, les quatre Scandinaves avaient mené une vie discrète depuis la séparation du groupe, qui avait suivi de peu le divorce de Fältskog et Ulvaeus et celui d'Andersson et Lyngstad.

Les quatre compères s'étaient rencontrés à la fin des années 1960 et avaient entamé un succès planétaire après leur triomphe à l'Eurovision 1974 avec leur premier tube "Waterloo".

Depuis son dernier album studio en 1981 et sa séparation en 1982, le légendaire groupe de pop aux dizaines de millions d'albums vendus n'a plus sorti de nouveaux morceaux.

Mais la flamme ne s'est jamais vraiment éteinte: le best of du groupe ("ABBA Gold") paru en 1992 est devenu un des disques les plus vendus dans le monde. Et la comédie musicale "Mamma Mia" et les films qui en ont été tirés ont attiré de nouveaux fans qui n'étaient pas nés lors des heures de gloire des années 1970.


Des trésors mondiaux passent sous le marteau

« Vue de Zevekote, Knokke », Camille Pissarro. (Fourni)
« Vue de Zevekote, Knokke », Camille Pissarro. (Fourni)
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  • Points forts internationaux de la vente aux enchères « Origins II » de Sotheby’s, qui se tiendra le 31 janvier à Diriyah

Andy Warhol

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« Muhammad Ali »

Peut-être le nom le plus célèbre du pop art rencontre probablement le sportif le plus célèbre du XXᵉ siècle dans cet ensemble de quatre sérigraphies de 1978, réalisées à la demande de l’homme d’affaires américain Richard Weisman. « Rassembler cette série m’a semblé naturel, car deux des loisirs les plus populaires à l’époque étaient le sport et l’art, mais à ma connaissance ils n’avaient aucun lien direct », expliquait Weisman en 2007. « J’ai donc pensé que faire réaliser la série par Andy inspirerait les amateurs de sport à entrer dans les galeries, peut-être pour la première fois, et que les amateurs d’art découvriraient un grand champion. » Warhol s’est rendu au camp d’entraînement d’Ali pour prendre des Polaroids servant à sa recherche et a été « frappé par la concentration sereine sous-jacente à la puissance d’Ali — sa quiétude contemplative, sa discipline intérieure », selon le catalogue de vente.

Jean-Michel Basquiat

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« Untitles »

Basquiat « émergea de la scène underground new-yorkaise pour devenir l’un des artistes les plus influents de la fin du XXᵉ siècle », précise Sotheby’s. L’œuvre de 1985 présentée ici « témoigne de manière éclatante de sa capacité singulière à transformer le dessin en lieu de réflexion intellectuelle, de mémoire culturelle et d’expression viscérale de soi ». D’origine caribéenne et portoricaine, Basquiat « développa un langage visuel d’une immédiateté et d’une intelligence extraordinaires, où image et texte se heurtent avec une urgence brute », poursuit le catalogue.

Camille Pissarro

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« Vue de Zevekote, Knokke »

Le « Knokke » du titre désigne Knokke-sur-Mer, village balnéaire belge où l’impressionniste franco-danois séjourna à l’été 1894 et produisit 14 tableaux, dont celui-ci. Le village séduisait Pissarro par son « intérêt durable pour la vie provinciale ». Dans cette œuvre, « des coups de pinceau staccato, rappelant ses tableaux des années 1880, se mêlent à la palette de couleurs terreuse de ses œuvres ultérieures. Le paysage résultant, baigné d’une lumière solaire, célèbre les environnements ruraux pittoresques pour lesquels il est le plus connu. »

David Hockney

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« 5 May »

Ce dessin sur iPad provient de la série de 2011 de l’artiste anglais, « Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 », décrite par Sotheby’s comme « l’une des explorations les plus ambitieuses et vibrantes de Hockney sur le paysage, la perception et les possibilités technologiques ». Chaque image documente « de subtiles variations de couleur, de lumière et d’atmosphère » sur le même tronçon de Woldgate, « montrant le paysage comme une expérience dans le temps plutôt qu’un instant figé ». Le catalogue souligne que le printemps a longtemps inspiré les artistes européens, mais qu’« aucun artiste ne l’a observé avec une attention si fascinée et aimante, ni enregistré avec un tel détail comme un processus évolutif ».

Zarina

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« Morning »

Sotheby’s décrit l’artiste indienne Zarina Hashmi — connue sous son prénom — comme « l’une des figures les plus captivantes de l’art international d’après-guerre — une artiste dont les œuvres épurées et méditatives distillent le tumulte d’une vie itinérante en formes visuelles ». Née à Aligarh, en Inde britannique, « la tragédie de la Partition de 1947 a façonné une méditation à vie sur la notion de foyer, à la fois lieu physique et concept spirituel ». Cette œuvre fait partie d’une série de 36 gravures sur bois intitulée « Home is a Foreign Place ».

George Condo

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« Untitles »

Cette peinture à l’huile sur lin de 2016 illustre parfaitement ce que l’artiste américain appelle le « cubisme psychologique », que Sotheby’s définit comme « une reconfiguration radicale de la figure humaine fragmentant l’identité en états émotionnels et perceptifs simultanés ». L’œuvre « condense des décennies de réflexion sur les mécanismes du portrait, s’inspirant du passé artistique tout en affirmant un langage contemporain à la fois incisif et sombrement humoristique », note le catalogue, ajoutant que l’œuvre est « brûlante de tension psychologique et de virtuosité picturale ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Art Cairo revient sous le thème « Arab. Art. Here »

La sixième édition du salon, qui s'est tenue au Grand Musée égyptien. (Fourni)
La sixième édition du salon, qui s'est tenue au Grand Musée égyptien. (Fourni)
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  • Art Cairo 2026 explore la langue arabe comme force culturelle vivante avec galeries de toute la région
  • Le Hiwar Programme propose des discussions sur le marché de l’art, la collaboration artistique et le rôle de l’art dans la mémoire culturelle

DUBAÏ : Art Cairo 2026 se tiendra sous le thème « Arab. Art. Here », inspiré par les mots du poète palestinien Mahmoud Darwish : « C’est ma langue, mon miracle, ma baguette magique. »

La foire d’art se déroulera du 23 au 26 janvier au très attendu Grand Egyptian Museum.

Selon les organisateurs, le thème explore la langue arabe comme une force culturelle vivante façonnant l’expression artistique à travers la région.

Les galeries participantes viennent de toute la région, avec une forte représentation de l’Égypte, du Levant et au-delà.

En provenance d’Égypte, on retrouve les galeries Zamalek Art Gallery, Mashrabia Gallery of Contemporary Art, Gallery Misr, Villa Azad, et Le Lab. by Mark Hachem, Maya Art Space, Arame Art Gallery et ZAAT. La KAF Art Gallery représentera la scène artistique libanaise, tandis que la Jordanie sera représentée par Wadi Finan Art Gallery et Orfali Art Gallery.

Les galeries du Golfe participant à Art Cairo incluent Salwa Zeidan Gallery d’Abu Dhabi, Fann A Porter de Dubaï et Folk Art Space de Bahreïn, tandis que l’Europe du Nord sera représentée par la Galerie SANAA des Pays-Bas et Quartum Galleri de Norvège.

Pour la septième édition de la foire, Art Cairo présentera une exposition solo au musée dédiée à l’artiste pionnière Inji Efflatoun, issue de la collection du Egyptian Museum of Modern Art. La peintre égyptienne, décédée en 1989, était également militante dans le mouvement féministe.

Le Hiwar Programme — signifiant « dialogue » en arabe — revient comme composante centrale d’Art Cairo 2026, proposant une série de tables rondes sur la pratique artistique, la responsabilité institutionnelle et l’évolution du marché de l’art régional.

Parmi les sujets abordés : la relation entre galeries, maisons de vente aux enchères, artistes et collectionneurs ; les responsabilités partagées dans la construction de l’héritage artistique ; la collaboration entre designers et galeries ; le rôle de l’art dans la création de communautés ; et des réflexions sur l’art égyptien moderne comme prisme de mémoire culturelle.

Les intervenants incluent des représentants de Christie’s, des artistes, des universitaires, des entrepreneurs et des leaders culturels d’Égypte et de la région.

Au-delà des halls du Grand Egyptian Museum, la foire propose un programme culturel et social incluant des visites guidées de monuments historiques. Parmi les temps forts : le Palais Aisha Fahmy, le Palais Amir Taz et le Musée Mahmoud Khalil. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dolola: des livres musicaux pour sensibiliser les plus jeunes à la langue arabe

Dolola, une maison d’édition spécialisée dans les livres musicaux en langue arabe pour enfants. (Photo fournie)
Dolola, une maison d’édition spécialisée dans les livres musicaux en langue arabe pour enfants. (Photo fournie)
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  • Malgré toute la bonne volonté, parler arabe à la maison ne suffit pas toujours
  • L’enfant, scolarisé en France, évolue en symbiose totale avec son environnement social et éducatif francophone

PARIS: Garder le contact avec ses racines et sa langue arabe est une préoccupation majeure pour de nombreux jeunes parents dont les enfants sont nés et grandissent en France. Une tâche souvent plus ardue qu’elle n’en a l’air.

Malgré toute la bonne volonté, parler arabe à la maison ne suffit pas toujours. L’enfant, scolarisé en France, évolue en symbiose totale avec son environnement social et éducatif francophone.
Peu à peu, la langue d’origine se marginalise, reléguée à quelques mots, quelques expressions, parfois à de simples sonorités familières, amenant certains parents à baisser les bras face à cette réalité.

Ce renoncement n’a jamais été une option pour Maria Faddoul.

Jeune maman à l’énergie débordante, elle est aujourd’hui à la tête de Dolola, une maison d’édition spécialisée dans les livres musicaux en langue arabe pour enfants, fondée avec son amie et associée Lara Andari Yammine.

Leur ambition n’est ni scolaire ni académique : il ne s’agit pas de former de parfaits arabisants, mais de maintenir un lien vivant, affectif et joyeux avec la langue arabe dès le plus jeune âge.

« L’idée nous est venue quand nos enfants sont nés », raconte Maria Faddoul. Toutes deux souhaitaient transmettre à leurs enfants leurs racines libanaises et la langue arabe, mais se sont rapidement heurtées à une offre éditoriale peu convaincante.

« On trouvait des livres très rébarbatifs, parfois même rebutants pour les enfants. Rien de vraiment ludique ou attrayant.»

À l’inverse, leurs enfants adoraient les livres musicaux en français ou en anglais, ces ouvrages interactifs où l’on appuie sur une puce pour écouter une chanson ou un son.

« On s’est demandé pourquoi ce type de livres n’existait pas en arabe. C’est comme ça que tout a commencé. »

Le premier livre Dolola est consacré aux comptines libanaises, celles que Maria et Lara chantaient dans leur propre enfance.
C’est un choix naturel, presque évident, qui ancre immédiatement la maison d’édition dans une démarche de transmission sensible et affective.

Le succès du premier ouvrage encourage les fondatrices à poursuivre, avec ensuite un livre dédié aux instruments de musique orientaux, puis une série d’ouvrages destinés à initier les enfants à la langue arabe de manière ludique : alphabet, couleurs, nombres, vocabulaire du quotidien.

Une clientèle majoritairement issue de la diaspora

Aujourd’hui, Dolola compte huit livres et s’apprête à publier un neuvième, consacré aux nombres.
Pour accompagner ces livres, certaines chansons sont composées spécialement avec des musiciens au Liban, afin de garantir une qualité musicale et culturelle fidèle aux racines orientales.

« Il n’y a pas que le texte, insiste Faddoul, il y a toute une réflexion autour du thème, de la musique, de la langue utilisée et des illustrations. Tout est pensé pour que l’enfant ait envie d’y revenir. »

La question de la langue est centrale. Pour cela, Dolola fait le choix d’un arabe accessible, parfois dialectal, parfois en arabe classique simplifié, selon les ouvrages.

Ainsi, l’histoire de Boucle d’Or et les trois ours a été adaptée en libanais et en arabe classique.
« Tout le monde connaît Boucle d’Or. C’était important pour nous de partir d’une histoire familière, pour que la langue ne soit pas un obstacle », explique Faddoul.

Si l’âme de Dolola est libanaise et française, la fabrication, elle, est internationale.
La maison d’édition a été officiellement créée en France en 2020, et l’accueil réservé aux livres Dolola dépasse les attentes des fondatrices.

« Les parents adorent, mais surtout les enfants. Certains parents nous écrivent pour nous dire qu’ils n’en peuvent plus d’entendre les chansons en boucle », dit Faddoul avec un large sourire.

La clientèle est majoritairement issue de la diaspora libanaise, en France, en Europe et aux États-Unis, mais les livres se vendent aussi au Liban et à Dubaï.

En France, Dolola est présente à l’Institut du monde arabe, dans plusieurs librairies indépendantes et à la FNAC sur commande. L’essentiel des ventes se fait toutefois via le site internet de la maison d’édition, soutenu par une forte présence sur les réseaux sociaux.

Parmi les projets à venir, un livre consacré au Liban, encore à l’état de réflexion, ainsi qu’une possible collection dédiée aux pays arabes.

Mais Maria Faddoul formule aussi un regret : l’absence à Paris d’un lieu dédié aux jeunes enfants pour les mettre en contact avec la langue et la culture arabes, à travers la lecture, la musique ou les activités artisanales.

« Il y a énormément à faire », assure-t-elle.

Avec Dolola, elle a déjà commencé à tisser ce fil fragile mais essentiel qui relie les enfants de la diaspora à leur langue d’origine.