140 Houthis tués dans des affrontements avec les forces yéménites

Des combattants yéménites se rassemblent avec des camionnettes armées et des véhicules blindés sur le bord d’une route pendant l’offensive visant à reprendre aux Houthis la ville portuaire de Hodeidah, sur la mer Rouge. (Photo, AFP)
Des combattants yéménites se rassemblent avec des camionnettes armées et des véhicules blindés sur le bord d’une route pendant l’offensive visant à reprendre aux Houthis la ville portuaire de Hodeidah, sur la mer Rouge. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 septembre 2021

140 Houthis tués dans des affrontements avec les forces yéménites

  • Des affrontements intenses ont lieu depuis cinq jours autour de Marib, depuis que la milice a attaqué des positions progouvernementales au sud de la ville
  • Ces combats font suite à des frappes sur la plus grande base aérienne du Yémen, dans le sud du pays

AL-MOUKALLA: Jeudi, au moins 140 combattants houthis ont été tués dans de violents affrontements avec les troupes gouvernementales yéménites dans la province centrale de Marib, ont indiqué des responsables militaires à Arab News. Ces pertes interviennent au cinquième jour consécutif de combats intenses, le groupe ayant intensifié ses attaques contre les positions gouvernementales pour s’emparer de la ville de Marib.

Épaulés par les avions de guerre de la coalition arabe, les responsables de l’armée yéménite ont déclaré que les forces gouvernementales avaient réussi à repousser les derniers assauts de la milice soutenue par l’Iran. Le président yéménite, Abed Rabbo Mansour Hadi, a assuré qu’il s’opposerait à la tentative de l’Iran de porter atteinte à la sécurité du Yémen.

L’escalade a commencé samedi dernier, lorsque les Houthis ont tenté un assaut vers Marib. Depuis, les combats ont été ininterrompus ces dernières vingt-quatre heures. La coalition a effectué 41 sorties d’avions, visant des dizaines d’équipements ennemis, et entraînant des pertes importantes pour le groupe.

Yahiya al-Hatemi, directeur des médias de l’armée yéménite, a affirmé à Arab News que «ces combats sont les plus agressifs de ces cinq dernières années. L’armée yéménite a jusqu’ici repoussé toutes les attaques». Il a précisé que mercredi, les avions de la coalition avaient détruit six véhicules transportant des dizaines de combattants de la milice. «Les Houthis qui ont été tués dans des frappes aériennes sont au nombre de 140.»

Les comptes progouvernementaux sur Twitter ont partagé des images choquantes, montrant des dizaines de Houthis gisant dans des champs de bataille montagneux dans les régions de Helan, Al-Mashjah, Rahabah et Al-Kassara, dans la province de Marib. On estime que de nombreuses autres personnes ont été blessées.

Malgré les lourdes pertes subies, les Houthis tentent depuis février de prendre le contrôle de la ville portuaire, riche en pétrole, qui constitue le dernier grand bastion du gouvernement dans le nord du pays. 

Des organisations humanitaires locales et internationales ont averti maintes fois que les assauts du groupe sur Marib mettraient des dizaines de milliers de personnes déplacées en grand danger et pourraient provoquer une vague de déplacements. En raison de la paix et de la stabilité qui règnent dans la ville depuis le début de la guerre au Yémen, plus d’un million de personnes qui avaient fui les combats et la répression des Houthis dans leurs provinces d’origine y ont trouvé refuge.

Jeudi, un organisme gouvernemental qui gère des camps de déplacés dans tout le Yémen a souligné que de nombreuses familles avaient été contraintes de fuir les villages de Rahabah à cause des bombardements aveugles des Houthis.

Mercredi, M. Hadi a accusé le régime iranien d’utiliser les Houthis «comme des outils pour déstabiliser la stabilité du Yémen et de la région et pour imposer le modèle iranien». Depuis son arrivée au pouvoir début 2012, le président Hadi reproche à Téhéran d’intervenir dans les affaires yéménites, en fournissant aux Houthis des armes de pointe, du savoir-faire militaire et des fonds.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.