Comment les pays de la région peuvent fournir aux jeunes une chance de prospérer

Que ce soit en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis ou en Tunisie, faire en sorte que les jeunes aient les meilleures chances dans la vie devrait être une priorité absolue pour les leaders soucieux de la prospérité future de la région, affirme McKinsey & Co. (Photo, AFP/Archives)
Que ce soit en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis ou en Tunisie, faire en sorte que les jeunes aient les meilleures chances dans la vie devrait être une priorité absolue pour les leaders soucieux de la prospérité future de la région, affirme McKinsey & Co. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Samedi 04 septembre 2021

Comment les pays de la région peuvent fournir aux jeunes une chance de prospérer

  • Sans réforme, les jeunes de la région sont confrontés à de multiples obstacles structurels au développement socio-économique durable
  • McKinsey a décrit sept «opportunités qui changent la donne» pour créer 100 millions d'emplois et doubler la production économique

DUBAÏ : Les jeunes sont l'avenir, dit-on souvent, et cela n'est nulle part plus évident qu'au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Pakistan, où ils représentent environ 60 % de la population.

Cependant, pour de nombreux jeunes de la région, la guerre, la faible performance économique, les pressions climatiques et la mauvaise gouvernance les ont privés de l’opportunité de travailler, d'étudier, de créer leur propre entreprise ou de gravir les échelons sociaux.

En effet, les taux de chômage des jeunes régionaux restent résolument élevés, même parmi les plus instruits, tandis que la disparité entre les sexes dans la main-d'œuvre gaspille le potentiel de la moitié de la population.

Aussi décourageants que soient les défis, le cabinet de conseil en gestion McKinsey & Company affirme que garantir aux jeunes les meilleures chances de vie possibles devrait être une priorité absolue pour les leaders soucieux de la prospérité future de la région.

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Des diplômés tunisiens et des jeunes chômeurs marchent sur la place Mohamed Bouazizi, le 14 décembre 2015, dans la ville paupérisée du centre de Sidi Bouzid. (Photo, AFP/Archives)

Dans un rapport publié en août intitulé « Opportunity Youth : Imagining a bright future for the next generation» (Jeunesse de l’opportunité : imaginer un avenir radieux pour la prochaine génération), le bureau de McKinsey au Moyen-Orient a décrit sept «opportunités et idées révolutionnaires» qui pourraient aider à créer plus de 100 millions d'emplois et à doubler la production économique de la région.

«Lorsque nous avons entrepris d'écrire ce rapport, nous nous sommes penchés là-dessus en sachant qu'il y avait de nombreux défis dans la région», a déclaré à Arab News Tom Isherwood, associé principal chez McKinsey.

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Les employés du Centre de commandement et de contrôle (CCC) de la Covid-19 de Dubaï, qui planifie et gère les nouveaux plans de lutte contre les répercussions du coronavirus, dans les locaux de l'Université Mohammed ben Rashed dans l'émirat du Golfe, le 20 mai 2020. (Photo, AFP/Archives)

«Il y a tellement de problèmes qui affectent les jeunes d'aujourd'hui et ceux qui entreront sur le marché du travail au cours des 20 prochaines années. Néanmoins, il existe également de grandes opportunités pour eux, et même dans la région dans son ensemble, qui n'ont pas été abordées dans le rapport de la même manière».

Le rapport appelle au développement de talents compétitifs à l'échelle mondiale en élargissant l'éducation de la petite enfance et la formation professionnelle, des mesures qui, selon McKinsey, pourraient éduquer 100 millions d'enfants supplémentaires dans la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Pakistan (MOANAP) et ajouter $197 milliards supplémentaires au produit intérieur brut d'ici 2040.

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Des délégués discutant lors de la quatrième édition de la conférence Future Investment Initiative (FII) à l'hôtel Ritz-Carlton de la capitale Riyad le 27 janvier 2021. (Photo, AFP/Archives)

Afin de développer des «entreprises superstars» compétitives à l'échelle mondiale, capables de créer des emplois et de renforcer les économies régionales, le rapport suggère de réduire, voire de supprimer, les obstacles au commerce intrarégional et aux flux de capitaux, des mesures similaires à celles prises par l'UE.

En outre, le rapport appelle les gouvernements à soutenir les industries à forte intensité d'innovation, à adopter l'automatisation et la numérisation, à promouvoir la recherche et le développement dans les technologies émergentes et à faciliter le meilleur environnement pour l'entrepreneuriat.

Ses auteurs affirment que l'amélioration de la parité hommes-femmes sur le lieu de travail devrait être encouragée en mettant en place des commissions d’intégration et en améliorant la flexibilité du travail pour les parents. Le rapport McKinsey estime que cela à lui seul pourrait créer une valeur économique supplémentaire équivalente à $1900 milliards d'ici 2040.

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Un jeune émirati se tient à côté de chameaux lors du festival du patrimoine Cheikh Sultan Ben Zayed al-Nahyan. (Photo, AFP/Archives)

Le rapport recommande également des services de santé durables en adoptant des technologies de santé virtuelles et numériques et en intégrant 8 millions de travailleurs de la santé au cours des 20 prochaines années. Le rapport McKinsey croit que cela pourrait sauver 4,8 millions années de vie et ajouter $420 milliards au PIB.

Pour les zones de la région MOANAP ravagées par les conflits, le rapport indique qu'un fonds de reconstruction conjoint à l'échelle de la région pourrait sauver quelque $200 milliards d'infrastructures endommagées tout en créant des emplois.

Enfin, le rapport McKinsey appelle à une plus grande transparence, en particulier la publication de fiches de rendement du gouvernement et l'établissement de communications bidirectionnelles avec les citoyens, ce qui pourrait en fin de compte, se traduire par une plus grande efficacité.

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Des travailleurs asiatiques venus d'Inde font une pause après le travail dans un parc à côté de la tour de libération du Koweït, à l'arrière-plan, à Koweït City. (Photo, AFP/Archives)

Non seulement ces mesures pourraient-elles améliorer les perspectives de vie de millions de jeunes dans la région MOANAP, mais elles pourraient en fait utiliser les compétences et les attributs distinctifs de cette génération.

La population jeune est une source de talents et de créateurs d'entreprises innovatrices mondiales ou locales. Leur emploi pourrait promouvoir une plus grande parité des sexes dans la main-d'œuvre, une population en meilleure santé et un système de santé plus résilient, stimuler la reconstruction dans les zones touchées par les conflits et contribuer à de meilleures performances et à une meilleure prestation de la gouvernance.

Pour Isherwood, cette génération diffère nettement de celles qui l'ont précédée et de la jeunesse de nombreuses autres régions à plusieurs égards.

«C'est une population très avertie en matière de numérique, et l'Arabie saoudite en est un excellent exemple en termes de connexion mobile par personne et de réseaux sociaux, à la fois consommatrices et productrices», a-t-il souligné. «C’est une génération très encline à l’entrepreneuriat».

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Un garçon émirati devant des maisons traditionnelles lors du festival des Journées du patrimoine de Sharjah dans la zone du patrimoine aux Émirats arabes unis. (Photo, AFP/Archives)

En effet, dans une étude menée par la Banque mondiale portant sur l’indice de la facilité de faire des affaires a montré que les jeunes de la région MOANAP voient l'entrepreneuriat de manière beaucoup plus positive que la moyenne mondiale, ce qui, avec les bons encouragements, pourrait se traduire par d'énormes opportunités pour le leadership des entreprises.

«Nous voyons cela se produire avec le capital-risque et les start-ups en Arabie saoudite au cours des trois dernières années, et la région dans son ensemble en a vu un tas, de Kitopi à Careem», a précisé Isherwood. «Mais derrière cela, il y a des centaines de startups qui ont accès au financement, c'est donc une raison d'être optimiste».

Un autre facteur déterminant pour le potentiel de réussite de la région est son désir d’une réforme rapide. En Arabie saoudite, par exemple, la représentation des femmes dans la population active est passée de moins de 15 % en 2015 à plus de 30 % en 2020.

«C'est le genre de saut astronomique qui ne se produit nulle part ailleurs dans le monde et cela ne se produit pas si vous n'avez pas d'action gouvernementale ambitieuse et rapide», a indiqué Isherwood.«Et cela n'est pas seulement visible en Arabie saoudite. On en voit beaucoup dans toute la région».

Bien que de telles idées jouent un rôle déterminant dans la création d'emplois pour les jeunes travailleurs, Isherwood affirme qu'il reste encore beaucoup à faire pour que la région s'épanouisse véritablement et qu'elle devrait impliquer à la fois les secteurs public et privé.

L'investissement dans l'éducation des enfants est un domaine prioritaire. Encourager les enfants à prendre des risques et à augmenter le niveau de leurs aspirations est considéré comme essentiel à la construction d'une société entrepreneuriale. Isherwood affirme que cela devrait aller de pair avec des réglementations favorisant un climat d’affaires propice, telles que la réforme des lois sur les faillites.

«Il y a un élément social ici», a-t-il confié. «Chacun d'entre eux est un grand changement qui doit se produire dans la société, où ils vont puiser dans plusieurs parties de la société et débloquer quelque chose pour les jeunes».

Le cabinet de conseil McKinsey lui-même dispose d'une main-d'œuvre jeune composé de Saoudiens, d'Égyptiens, de Libanais et de Pakistanais, entre autres, dont un grand nombre se lancent dans la création de leur propre entreprise dans la région.

«Quand j'étais plus jeune, les opportunités pour les jeunes d'avoir un meilleur avenir économique dans la région étaient rares, en particulier pour les jeunes qui ont grandi dans les quartiers à faible revenu de la région», a déclaré à Arab News Khalid Aljihrish, co-auteur du rapport McKinsey.

«J'étais l'un des chanceux qui avaient l'un de ces rares occasions pour un avenir meilleur. Même si de nombreux pays de la région, à travers des initiatives privées et publiques, subissent aujourd'hui des transformations impressionnantes pour élargir les opportunités économiques offertes à leur jeunesse, il reste encore beaucoup à faire.

«Nous espérons que les idées que nous partageons dans ce rapport contribueront à élargir l'impact positif des initiatives en cours et serviront à ouvrir la voie à un avenir meilleur que j'ai eu quand j'étais plus jeune, disponible à un ensemble beaucoup plus large de jeunes à l'avenir».

Isherwood estime que les jeunes de la région MOANAP ont le potentiel non seulement de façonner l'avenir de la région, mais aussi de jouer un rôle important dans l’orientation du développement mondial.

«C'est au carrefour entre la Chine et l'Asie d'un côté et l'Europe de l'autre», a-t-il ajouté.

«C'est une région qui crée beaucoup d'énergie et beaucoup de réfugiés et de personnes qui la quittent. Cela affecte le reste du monde. Ainsi, créer un environnement riche en opportunités pour les jeunes de cette région sera essentiel pour tous, mais aussi pour le monde entier.

«Aucun de ces facteurs de changement n'est une solution miracle, ni facile à accomplir, mais ce sont des éléments qui font considérablement progresser les choses et chacun d'entre eux mérite sa propre discussion».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah

Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
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  • Un soldat français a été tué et trois blessés au sud-Liban lors d’une embuscade contre des Casques bleus, attribuée au Hezbollah, marquant une nouvelle escalade dans le conflit régional
  • La France appelle le Liban à agir contre les responsables, tandis que les tensions persistent malgré les cessez-le-feu et les efforts diplomatiques en cours

PARIS: Deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi au sud-Liban, lors d'une embuscade contre des Casques bleus attribuée au Hezbollah.

"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah", a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.

Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, dans le sud-ouest de la France, a été tué "par un tir direct à l'arme légère", dans la région de Deir-Kifa, a précisé la ministre française des Armées Catherine Vautrin sur X.

"La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul", a ajouté M. Macron.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi l'attaque contre les Casques bleus français. Il a promis de poursuivre les responsables.

La Force d'interposition de l'ONU au Liban (Finul) a dénoncé une attaque "délibérée", estimant que les auteurs de l'embuscade étaient vraisemblablement le Hezbollah, groupe militaire islamiste chiite allié de l'Iran, installé au Liban où il exerce une énorme influence et est en guerre contre Israël.

- "Garantir la sécurité" -

M. Macron s'est entretenu samedi avec M. Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", déployée au Liban depuis 1978, composée de plus de 7.000 militaires, dont plus de 600 Français.

Le sergent-chef Montorio "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance", a détaillé Mme Vautrin, soulignant que ce "sous-officier expérimenté" avait déjà été "déployé plusieurs fois en opération".

"La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté la ministre.

La gravité des blessures des trois autres militaires n'a pas été précisée.

C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région.

Le 12 mars, l'adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, a été tué dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne. Il était déployé dans une base dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste.

Un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran est en vigueur depuis le 8 mars, et un intense ballet diplomatique est en cours pour tenter de le consolider.

Une trêve est aussi à l’œuvre au Liban, qu'Israël a attaqué en riposte aux attaques du Hezbollah. Des préparatifs de négociations sont en cours, mais le Hezbollah se dit "non concerné" par ces négociations libanaises avec Israël.


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.