L'Iran exhorte Washington à sortir de sa «dépendance aux sanctions»

Ebrahim Raïssi (Photo, AFP)
Ebrahim Raïssi (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 septembre 2021

L'Iran exhorte Washington à sortir de sa «dépendance aux sanctions»

  • Saïd Khatibzadeh, a tenu ces propos au lendemain de l'annonce par le Trésor américain de sanctions financières contre quatre Iraniens accusés d'avoir planifié l'enlèvement, aux États-Unis, d'une journaliste américaine
  • Selon le Trésor américain, les quatre personnes ajoutées vendredi à l'une de ses listes noires sont «quatre agents des Renseignements iraniens» accusés d'avoir préparé l'enlèvement

TÉHÉRAN: Téhéran a appelé samedi Washington à cesser son recours systématique aux sanctions et accusé le gouvernement du président Joe Biden d'adopter une stratégie "sans issue" contre l'Iran, tout comme son prédécesseur Donald Trump.

Le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh, a tenu ces propos au lendemain de l'annonce par le Trésor américain de sanctions financières contre quatre Iraniens accusés d'avoir planifié l'enlèvement, aux États-Unis, d'une journaliste américaine d'origine iranienne

"Washington doit comprendre qu'il n'a d'autre choix que d'abandonner sa dépendance aux sanctions et de faire preuve de respect dans son vocabulaire ainsi que dans son comportement vis-à-vis de l'Iran", a déclaré M. Khatibzadeh dans un communiqué.

Selon le Trésor américain, les quatre personnes ajoutées vendredi à l'une de ses listes noires sont "quatre agents des Renseignements iraniens" accusés d'avoir préparé l'enlèvement d'une journaliste irano-américaine en 2018 en essayant de forcer des proches iraniens de la journaliste à l'attirer dans un pays tiers, afin qu'elle soit arrêtée et emmenée en Iran, où elle risquait l'emprisonnement.

La justice américaine avait annoncé début juillet avoir déjoué ce complot, dont la journaliste et militante féministe Masih Alinejad, à l'origine du mouvement antivoile en Iran, a dit être la cible.

Téhéran avait alors réagi en qualifiant ces accusations d'"absurdes et sans fondement", et reproché aux États-Unis de trop aimer les "scénarios hollywoodiens".

M. Trump a sorti unilatéralement les États-Unis en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu trois ans plus tôt à Vienne, avant de réimposer les sanctions contre la République islamique que ce texte avait permis de lever, puis d'en imposer de nouvelles.

M. Biden, qui lui a succédé en janvier à la Maison Blanche, dit vouloir réintégrer les États-Unis à ce pacte, mais les pourparlers commencés dans la capitale autrichienne en avril pour tenter de permettre ce retour, en échange de la levée de ces sanctions, sont au point mort depuis la victoire de l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi à la présidentielle du 18 juin.

Fin août, le guide suprême iranien Ali Khamenei a accusé "le gouvernement américain actuel (de M. Biden de n'être) en rien différent du précédent", et le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a laissé entendre mardi que les discussions de Vienne ne reprendraient pas avant deux ou trois mois.

Dans ces discussions, l'Iran exige la levée de toutes les sanctions réimposées ou instituées par Washington contre l'Iran depuis 2017.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse

Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse
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  • Les États-Unis prévoient de retirer leurs 1.000 soldats de Syrie dans les deux prochains mois, selon le Wall Street Journal et CBS, après l’extension du contrôle du gouvernement syrien sur le territoire
  • Washington recentre son attention militaire sur l’Iran, avec des porte-avions déployés dans le Golfe et des frappes envisagées si aucun accord n’est trouvé sur le nucléaire iranien

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1.000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine.

Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).

Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couverts d'anonymat.

Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les jihadistes de l'EI à partir de 2014.

Mais après le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau président dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".

Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.

Sollicité, le Pentagone n'a pas donné de réponse dans l'immédiat à une demande de commentaires.


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
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  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com