Crise Algérie/Maroc: appel «à la raison» contre le risque d'escalade

Le 24 août, l'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, en l'accusant «d'actions hostiles» après des mois de tensions exacerbées entre ces deux pays du Maghreb. (Photo, AFP)
Le 24 août, l'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, en l'accusant «d'actions hostiles» après des mois de tensions exacerbées entre ces deux pays du Maghreb. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 septembre 2021

Crise Algérie/Maroc: appel «à la raison» contre le risque d'escalade

  • Les signataires appellent «à contrer l'escalade et à faire face aux appels à la confrontation et à la haine»
  • Intellectuels, universitaires et acteurs de la société civile – en majorité marocains – disent refuser «la situation actuelle qui voudrait aboutir à une confrontation contre-nature»

RABAT: Plus de 200 personnes marocaines et algériennes, issues de la société civile, ont appelé samedi à un "retour à la raison" et à "contrer l'escalade" dans une pétition publiée à la suite de la décision d'Alger de rompre ses relations diplomatiques avec Rabat.

Les signataires appellent "à contrer l'escalade et à faire face aux appels à la confrontation et à la haine, pour mieux consolider les piliers de la fraternité, de la coopération et pour contribuer à construire l'avenir auquel nous aspirons", selon un communiqué. 

Intellectuels, universitaires et acteurs de la société civile – en majorité marocains – disent refuser "la situation actuelle qui voudrait aboutir à une confrontation contre-nature (...) antinomique avec les intérêts des deux peuples et de ceux de la région". 

Le 24 août, l'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, en l'accusant "d'actions hostiles" après des mois de tensions exacerbées entre ces deux pays du Maghreb.

Le Maroc a, pour sa part, regretté cette décision "complétement injustifiée" et rejeté "les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent".

Les relations entre les deux pays voisins sont traditionnellement difficiles en raison, notamment, de l'épineux dossier du Sahara occidental.

Fin juillet, le roi du Maroc Mohammed VI avait déploré les "tensions" avec l'Algérie, invitant le président algérien Abdelmadjid Tebboune "à faire prévaloir la sagesse" et "oeuvrer à l'unisson au développement des rapports" entre les deux pays.

Les liens diplomatiques avaient été rompus une première fois entre les deux pays quand le 7 mars 1976, Rabat mettait fin à ses relations avec Alger qui avait reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD), autoproclamée par les indépendantistes du Front Polisario.

La frontière entre l'Algérie et le Maroc est officiellement fermée depuis le 16 août 1994.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.