Treize policiers tués dans une attaque de l'EI dans le nord de l'Irak

Dans cette région vallonnée et peu habitée, les cellules jihadistes ont intensifié leurs attaques contre l'armée et la police irakiennes depuis le début de l'été (Photo, AFP).
Dans cette région vallonnée et peu habitée, les cellules jihadistes ont intensifié leurs attaques contre l'armée et la police irakiennes depuis le début de l'été (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 05 septembre 2021

Treize policiers tués dans une attaque de l'EI dans le nord de l'Irak

  • Dans cette région vallonnée et peu habitée, les cellules jihadistes ont intensifié leurs attaques contre l'armée et la police irakiennes depuis le début de l'été
  • Il s'agit d'une des offensives les plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis le début de l'année. Dans la matinée de dimanche, l'EI n'avait pas revendiqué cette attaque

KIRKOUK: Treize membres de la police fédérale irakienne ont été tués lors d'une attaque perpétrée par le groupe Etat islamique (EI) contre leur point de contrôle près de Kirkouk (nord), dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris de sources médicale et sécuritaire.

Dans cette région vallonnée et peu habitée, les cellules jihadistes ont intensifié leurs attaques contre l'armée et la police irakiennes depuis le début de l'été.

"Des membres de l'organisation Etat islamique ont visé un poste de contrôle de la police fédérale", a déclaré un officier supérieur de la police fédérale à l'AFP sous couvert de l'anonymat. L'offensive a débuté "peu avant minuit et a duré plusieurs heures", a-t-il précisé.

"Il y a 13 morts et trois blessés" du côté des forces de sécurité, selon cet officier. Ce bilan a été confirmé à l'AFP par une source médicale de la ville de Kirkouk, à 65 km au nord d'Al Rashad, la zone où s'est déroulée l'attaque.

Il s'agit d'une des offensives les plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis le début de l'année. Dans la matinée de dimanche, l'EI n'avait pas revendiqué cette attaque.

Selon l'officier supérieur de la police fédérale, "les cellules de l'organisation (l'EI, NDLR) sont actives dans la région autour de Kirkouk en raison de l'absence d'appui aérien et du manque de soutien militaire".

Fin 2017, l'Irak a déclaré sa "victoire" militaire sur l'EI après avoir repris toutes les grandes villes que les jihadistes tenaient depuis 2014, mais des cellules continuent d'opérer dans certaines zones reculées du nord de l'Irak, notamment, et visent les forces de sécurité.

Les jihadistes ont aussi revendiqué le dernier attentat d'envergure à avoir endeuillé Bagdad, une attaque qui a fait plus de 30 morts sur un marché du quartier chiite de Sadr City au mois de juillet.

Dimanche dernier, le président français Emmanuel Macron en visite au Kurdistan irakien s'était inquiété d'une "résurgence" de l'EI en Irak et en Syrie, expliquant que les soldats français déployés en Irak dans le cadre de la coalition internationale resteraient dans le pays "quels que soient les choix américains".

Parmi les 3.500 soldats étrangers présents en Irak, 2.500 sont Américains, mais, à partir de l'an prochain, ils seront cantonnés à un rôle de "formateurs" et de "conseillers" de l'armée irakienne.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".