Israël demande un délai de six mois pour la démolition d'un village bédouin en Cisjordanie

Des Bédouins palestiniens marchent dans le village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée par Israël, le 29 novembre 2020. (Photo, AFP)
Des Bédouins palestiniens marchent dans le village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée par Israël, le 29 novembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 06 septembre 2021

Israël demande un délai de six mois pour la démolition d'un village bédouin en Cisjordanie

  • Khan al-Ahmar est situé dans la zone C de la Cisjordanie occupée, sous contrôle militaire d'Israël, qui accuse les bédouins palestiniens de s'être installés sur place illégalement
  • Face à la controverse, et des pressions de pays européens, l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu avait décidé de reporter sine die la démolition du village

JERUSALEM : Le gouvernement israélien a demandé dimanche à la Cour suprême un délai de six mois pour répondre à une demande en faveur de la démolition d'un village bédouin palestinien en Cisjordanie occupée, devenu emblématique de l'opposition à la colonisation israélienne.


Planté à la sortie de Jérusalem, le hameau de Khan al-Ahmar, où vivent environ 200 bédouins, est coincé entre deux colonies, Maalé Adoumim et Kfar Adoumim, que certains ténors de la droite israélienne souhaitent annexer à Israël.


Côté palestinien, Khan al-Ahmar s'est imposé comme un des symboles de la lutte contre l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, des implantations contraires au droit international où vivent désormais plus de 475 000 personnes.


Khan al-Ahmar est situé dans la zone C de la Cisjordanie occupée, sous contrôle militaire d'Israël, qui accuse les bédouins palestiniens de s'être installés sur place illégalement. 


Après des années de tractations et une bataille juridique visant à permettre aux bédouins de rester sur cette terre, la Cour suprême d'Israël, plus haut tribunal du pays, avait ordonné il y a trois ans la destruction de ce village de tôle et de toile. 


Face à la controverse, et des pressions de pays européens, l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu avait décidé de reporter sine die la démolition du village. 


Mais l'organisation de droite Regavim, qui soutient le développement des colonies, avait déposé l'année suivante une plainte pour que le gouvernement mette en oeuvre l'ordre de démolition.


Le gouvernement israélien a demandé à plusieurs reprises des délais à la Cour pour répondre à la plainte de Regavim, mais en juillet dernier la justice a donné aux autorités jusqu'au 5 septembre inclus pour présenter sa réponse.


Or dimanche soir, le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett, qui a succédé en juin à Benjamin Netanyahu, a demandé un nouveau délai de six mois dans cette affaire, évoquant un document secret que le ministère des Affaires étrangères a présenté au tribunal lors d'une audience à huis clos.


"L'échelon politique a décidé qu'il y avait encore besoin de temps avant de faire respecter les ordres de démolition", a indiqué le ministère de la Justice, précisant qu'il allait informer le tribunal des "progrès" dans cette affaire le 6 mars 2022, dans six mois.


Des pays étrangers avaient déjà indiqué à Israël que la destruction du village de Khan al-Ahmar, pourrait violer la Convention de Genève et ainsi constituer un crime de guerre.                


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.