Un Palestinien tué dans des heurts nocturnes avec l'armée israélienne à Gaza

Des Palestiniens transportent un manifestant blessé lors d'une manifestation nocturne le long de la barrière frontalière avec Israël, à l'est de Khan Yunis dans le sud de la bande de Gaza, exigeant la fin du blocus israélien et le droit des Palestiniens de retourner sur les terres qu'ils ont fui ou d'où ils ont été expulsés lorsque l'Etat juif a été fondé. (Photo, AFP)
Des Palestiniens transportent un manifestant blessé lors d'une manifestation nocturne le long de la barrière frontalière avec Israël, à l'est de Khan Yunis dans le sud de la bande de Gaza, exigeant la fin du blocus israélien et le droit des Palestiniens de retourner sur les terres qu'ils ont fui ou d'où ils ont été expulsés lorsque l'Etat juif a été fondé. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 septembre 2021

Un Palestinien tué dans des heurts nocturnes avec l'armée israélienne à Gaza

  • A Jabaliya, un homme de 26 ans a succombé à des blessures par balle à l'abdomen
  • Ces nouveaux heurts ont fait au moins 15 blessés, dont l'un dans un état grave

GAZA : Un Palestinien a été tué et une dizaine d'autres blessés lors de heurts avec l'armée israélienne jeudi soir le long de la barrière séparant Israël de la bande de Gaza, a annoncé le ministère de la Santé dans cette enclave palestinienne.


Selon le ministère de la Santé de ce territoire contrôlé par les islamistes du Hamas, un homme de 26 ans a succombé à Jabaliya (nord) à des blessures par balle à l'abdomen lors de ces nouveaux heurts qui ont fait au moins 15 blessés, dont l'un reste pour l'heure dans un état grave.


Selon des journalistes de l'AFP dans la bande de Gaza, des manifestations émaillées de tirs de projectiles ont eu lieu jeudi soir dans différentes lieux le long de cette barrière hyper sécurisée. 


Depuis plusieurs nuits déjà, des Palestiniens s'y réunissent pour lancer différents projectiles en direction des soldats israéliens qui ripostent à l'occasion.


Plus tôt cette semaine, Barel Hadaria Shmueli, un tireur d'élite de 21 ans, a d'ailleurs succombé à des blessures à la tête infligées le 21 août lors d'affrontements le long de cette barrière frontalière.


Pendant plus d'un an à partir de mars 2018, des rassemblements hebdomadaires avaient eu lieu à Gaza pour réclamer la fin du blocus et "le droit au retour" des Palestiniens poussés à l'exil lors de la création d'Israël en 1948. Environ 350 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens et huit Israéliens ont péri.


En mai, dans la foulée de manifestations à Jérusalem de Palestiniens, le Hamas avait lancé depuis Gaza un barrage de roquettes vers Israël, prélude à une guerre de 11 jours entre le mouvement islamiste palestinien et l'Etat hébreu. 


Depuis la trêve obtenue via une médiation notamment de l'Egypte, des échanges de tirs et violences sporadiques se poursuivent. Dimanche, Israël a mené des raids aériens sur Gaza après des lancers de ballons incendiaires vers son territoire depuis Gaza.


Israël, qui maintient un blocus depuis 2007 sur Gaza, année où le mouvement Hamas a pris le pouvoir dans l'enclave, a allégé mercredi des restrictions imposées à ce territoire paupérisée en mai. 


L'Etat hébreu a notamment rouvert complétement le point de passage de marchandises de Kerem Shalom et étendu la zone de pêche, ajoutant toutefois que ces mesures étaient conditionnelles à la situation sécuritaire sur place. 


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".