L’ONU veille au grain pour éviter la fraude électorale en Irak

Jeanine Hennis-Plasschaert, représentante spéciale de l'ONU pour l'Irak, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion avec le religieux chiite irakien, le grand ayatollah Ali al-Sistani, à Najaf, en Irak, le 11 novembre 2019 (Fichier/AFP)
Jeanine Hennis-Plasschaert, représentante spéciale de l'ONU pour l'Irak, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion avec le religieux chiite irakien, le grand ayatollah Ali al-Sistani, à Najaf, en Irak, le 11 novembre 2019 (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 29 septembre 2023

L’ONU veille au grain pour éviter la fraude électorale en Irak

Jeanine Hennis-Plasschaert, représentante spéciale de l'ONU pour l'Irak, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion avec le religieux chiite irakien, le grand ayatollah Ali al-Sistani, à Najaf, en Irak, le 11 novembre 2019 (Fichier/AFP)
  • Les élections de 2018 ont enregistré un taux de participation particulièrement bas, avec seulement 44% de votants
  • Le scrutin du mois prochain aura lieu un an à l'avance, conformément à une promesse faite par le Premier ministre, Moustafa al-Kadhimi

BAGDAD: Avec l'aide des Nations unies, les autorités irakiennes prennent des mesures pour empêcher la fraude électorale lors des élections nationales du mois prochain, a déclaré mardi l'envoyée des Nations unies en Irak. 

Jeanine Hennis-Plasschaert a appelé à des élections libres et équitables. Elle a affirmé que cela impliquait de surveiller les partis politiques et les candidats irakiens, afin qu’ils s’abstiennent d'intimidations, de répression envers les électeurs et de pots-de-vin. 

S'adressant à des journalistes à Bagdad, Hennis-Plasschaert a souligné les efforts déployés par les autorités électorales irakiennes, avec l'assistance technique de l'ONU, pour combler les lacunes du passé, qui ont miné la confiance des citoyens dans le processus électoral irakien. 

Les élections de 2018 ont enregistré un taux de participation particulièrement bas, avec seulement 44% de votants. Les résultats avaient été largement contestés. 

L'Irak a demandé une surveillance de l'ONU le jour des élections, qui aide également la Haute commission électorale irakienne, l'organisme officiel qui supervise le scrutin. 

Hennis-Plasschaert a souligné que le déroulement du vote le 10 octobre sera très différent de celui de 2018 en raison de nouvelles mesures strictes. Un cabinet d'audit indépendant effectuera une surveillance sur le décompte des voix, a-t-elle précisé. 

Pour limiter la fraude électorale, des résultats provisoires seront affichés dans les bureaux de vote dans tout le pays. Dans le passé, ceux-ci étaient annoncés une fois que les bulletins avaient été transportés et comptés au siège de la Commission. 

Par ailleurs, 130 experts internationaux surveilleront le scrutin, ainsi que 600 employés auxiliaires. Pour éviter un emploi abusif des cartes d'électeurs électroniques, celles-ci seront désactivées pendant 72 heures, pour que les personnes ne puissent pas voter deux fois, a-t-elle affirmé. 

Les élections se tiendront un an à l'avance, conformément à une promesse faite par le Premier ministre, Moustafa al-Kadhimi, lors de son entrée en fonction en 2020, afin de rassurer les manifestants antigouvernementaux. 

L'incertitude a un temps plané sur la date prévue du scrutin, l'influent religieux chiite Moqtada al-Sadr l’ayant contestée. Mais il est depuis revenu sur cette décision. 

Les élections se déroulent également en vertu d'une nouvelle loi électorale réformée, qui divise l'Irak en 83 circonscriptions, au lieu de 18. 

«Les électeurs voteront pour des individus, pas seulement pour des partis», a affirmé Hennis-Plasschaert. «Il n'y aura pas de place pour les irrégularités, ou les pressions». L'envoyée des Nations unies en Irak a donné quelques exemples, comme la retenue sur les salaires, l'achat et la vente de votes, ou encore l'intimidation des électeurs par la violence et le chantage. Pour la première fois, les téléphones portables et les appareils photo «ne seront pas autorisés à l'intérieur des isoloirs», a-t-elle encore déclaré. 

Elle a enfin exhorté les Irakiens à voter, en particulier les jeunes désabusés qui représentent 60% de la population, et a mis en garde contre le boycott des élections. «S’abstenir ne résoudra rien. Ceux qui ne voteront pas favoriseront ceux auxquels ils peuvent s’opposer», a-t-elle assuré. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.