Blinken: les talibans devront «gagner » leur légitimité auprès de la communauté internationale

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime lors d'une réunion avec le personnel des opérations d'évacuation à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime lors d'une réunion avec le personnel des opérations d'évacuation à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken arrive à l'aéroport de Ramstein où il tiendra une réunion ministérielle virtuelle de 20 pays sur la crise aux côtés de son homologue allemand en Allemagne, le 8 septembre 2021 (Photo, Reuters)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken arrive à l'aéroport de Ramstein où il tiendra une réunion ministérielle virtuelle de 20 pays sur la crise aux côtés de son homologue allemand en Allemagne, le 8 septembre 2021 (Photo, Reuters)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken montre une photo de ses enfants à un jeune réfugié afghan à l'extérieur du Hangar 5 pour des opérations d'évacuation sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken montre une photo de ses enfants à un jeune réfugié afghan à l'extérieur du Hangar 5 pour des opérations d'évacuation sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas à la base aérienne de Ramstein où ils tiendront une réunion ministérielle virtuelle de 20 pays sur la crise, en Allemagne le 8 septembre 2021 (Photo, Reuters)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas à la base aérienne de Ramstein où ils tiendront une réunion ministérielle virtuelle de 20 pays sur la crise, en Allemagne le 8 septembre 2021 (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 08 septembre 2021

Blinken: les talibans devront «gagner » leur légitimité auprès de la communauté internationale

  • «Nous comprenons que les talibans présentent cela comme un cabinet provisoire. Nous le jugerons ensuite sur ses actions», a averti le chef de la diplomatie américaine
  • Insistant sur la nécessité de fournir «une aide humanitaire» rapide à la population, Heiko Maas a appelé les talibans à permettre l'accès du pays aux Nations unies

RAMSTEIN: Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a estimé mercredi que les talibans devraient « gagner » leur légitimité auprès de la communauté internationale après avoir nommé un gouvernement comprenant des personnalités recherchées par les autorités américaines.   

Le gouvernement intérimaire afghan « se compose exclusivement de membres des talibans ou de leurs proches collaborateurs. (...) Nous sommes également préoccupés par les affiliations et les antécédents de certains de ces individus » figurant sur des listes de sanction de l'ONU, a observé M. Blinken, lors d'une conférence de presse organisée sur la base américaine de Ramstein (Allemagne)  

« Nous comprenons que les talibans présentent cela comme un cabinet provisoire. Nous le jugerons ensuite sur ses actions », a averti le chef de la diplomatie américaine.   

« Les talibans recherchent une légitimité internationale. Toute légitimité, tout soutien, devra être gagné », a-t-il poursuivi.  

Plus tôt dans l'après-midi, M. Blinken et son homologue allemand Heiko Maas avaient présidé une réunion virtuelle des ministres de 20 pays pour coordonner la réponse internationale face aux talibans.  

« Nous avons discuté de la manière dont nous allons faire en sorte que les talibans respectent leurs engagements et leurs obligations : laisser les gens voyager librement pour respecter leurs droits fondamentaux, y compris les femmes et les minorités ; veiller à ce que l'Afghanistan ne soit pas utilisé comme base pour des attaques terroristes ; ne pas exercer de représailles contre ceux qui choisissent de rester en Afghanistan (...) », a énuméré M. Blinken.  

Insistant sur la nécessité de fournir « une aide humanitaire » rapide à la population, Heiko Maas a appelé les talibans à permettre l'accès du pays aux Nations unies.  

« La réouverture prévue de l'aéroport de Kaboul serait un pas dans cette direction. Il s'agit d'une étape très importante, nous espérons qu'elle sera bientôt couronnée de succès », a déclaré le ministre allemand.  

Anthony Blinken a de son côté assuré que les Etats-Unis font « tout ce qui est en leur pouvoir » pour reprendre les vols d'évacuation depuis l'Afghanistan.  

Il a accusé les talibans d'empêcher les vols de partir en prétextant que certains passagers n'avaient pas de documents de voyage légaux.  

Les Etats-Unis estiment qu'une centaine de citoyens américains reste à exfiltrer d'Afghanistan, mais aussi des milliers d'anciens collaborateurs de l'armée américaine qui craignent des représailles de la part des talibans. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.