Le meurtre d'un Yéménite-Américain à Lahj suscite l'indignation

Abdel Malik Al-Sanabani, un expatrié yéménite vivant aux États-Unis, aurait été attaqué, volé puis assassiné par des soldats fidèles au Conseil séparatiste de transition du Sud mercredi à un poste de contrôle dans la région de Tour Al-Baha. (Photo fournie)
Abdel Malik Al-Sanabani, un expatrié yéménite vivant aux États-Unis, aurait été attaqué, volé puis assassiné par des soldats fidèles au Conseil séparatiste de transition du Sud mercredi à un poste de contrôle dans la région de Tour Al-Baha. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 12 septembre 2021

Le meurtre d'un Yéménite-Américain à Lahj suscite l'indignation

  • Le Premier ministre yéménite Maeen Abdelmalik Saeed a ordonné aux autorités de Lahj d’ouvrir une enquête urgente sur le meurtre
  • «Les condamnations publiques du meurtre d'Abdel Malik Al-Sanabani de la part de tous les Yéménites sont un témoignage vivant du fort esprit collectif qui les lie», a souligné Al-Mouwadea

AL-MUKALLÂ : La mort d'un homme yéménite-américain dans la province de Lahj, un pays déchiré par la guerre, a suscité l'indignation de hauts responsables politiques et de citoyens ordinaires.

Abdel Malik Al-Sanabani, un expatrié yéménite de 30 ans vivant aux États-Unis, aurait été attaqué, volé puis assassiné par des soldats fidèles au Conseil séparatiste de transition du Sud mercredi à un poste de contrôle dans la région de Tour Al-Baha.

Le Premier ministre yéménite Maeen Abdelmalik Saeed a ordonné aux autorités de Lahj d’ouvrir une enquête urgente sur le meurtre d'Al-Sanabani, a rapporté l'agence de presse officielle SABA, ajoutant qu'il avait parlé au gouverneur de Lahj Ahmed Al-Tourki pour traduire les tueurs en justice. 

Le procureur général Ahmed Al-Mosai, quant à lui, a ordonné au chef du tribunal pénal spécialisé d'Aden de prendre des mesures contre les responsables.

Al-Sanabani était rentré au Yémen via l'aéroport d'Aden la semaine dernière pour rendre visite à sa famille dans la province de Dhamar.

Mercredi, le journal Al-Ayyam, un journal basé à Aden et affilié au Conseil de transition du Sud (CTS), a rapporté pour la première fois que des soldats de Tour Al-Baha avaient arrêté une personnalité présumée houthie qui aurait pris des photos de sites militaires.

Une image jointe à l'affaire montrait trois soldats en civil menottant l'homme qui, il s'est avéré plus tard, était Al-Sanabani.

Suite à de vives critiques sur la couverture de l'affaire par le journal, le journal a publié samedi des excuses à sa famille pour l'avoir décrit comme un membre du groupe. 

Le chef du CTS, Aidarous Al-Zoubaidi, a également ordonné à une commission d'enquêter sur la mort d'Al-Sanabani et a suspendu les soldats qui étaient assignés au poste de contrôle au moment de l'incident, selon les médias séparatistes.

La mort d'Al-Sanabani a déclenché la colère à l'intérieur ainsi qu’à l'extérieur du Yémen, alors que des personnes de tous horizons appelaient à ce que les tueurs soient traduit en justice, et pour l'unification des unités militaires sous contrôle de l'État, et la fin du harcèlement des voyageurs aux points de contrôle. 

Abdel Nasir Al-Mouwadea, un commentateur yéménite, a affirmé que le meurtre d'Al-Sanabani avait uni les Yéménites dans l'appel à des sanctions sévères contre les auteurs de ce meurtre.

«Les condamnations publiques du meurtre d'Abdel Malik Al-Sanabani de la part de tous les Yéménites sont un témoignage vivant du fort esprit collectif qui les lie», a souligné Al-Mouwadea.

Le brigadier Khaled Al-Nasi, un analyste militaire yéménite, a appelé à la réorganisation et à l'unification des unités de sécurité dans les provinces libérées, et à des poursuites judiciaires contre les commandants des postes de contrôle qui ont autorisé ou encouragé de tels gestes de harcèlement.

«Ce qui est arrivé à Abdel Malik Al-Sanabani est un acte terroriste condamnable et les leaders doivent être tenus responsables avant les soldats. Ce qui s'est passé, ce sont des erreurs systématiques, pas des erreurs individuelles», a publié Al-Nasi sur Twitter.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.