Tunisie: le président Saied évoque une réforme prochaine de la Constitution

Théoricien du droit et enseignant, Kaïs Saïed se présente depuis son élection surprise à une ample majorité fin 2019 comme l'interprète ultime de la Constitution. (Photo, AFP)
Théoricien du droit et enseignant, Kaïs Saïed se présente depuis son élection surprise à une ample majorité fin 2019 comme l'interprète ultime de la Constitution. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 septembre 2021

Tunisie: le président Saied évoque une réforme prochaine de la Constitution

  • Le président a évoqué la Constitution de 2014, affirmant qu'il la «respecte mais que l'on peut introduire des amendements au texte»
  • Sur les images diffusées sur la page Facebook de la présidence tunisienne, on voit le chef de l'Etat marcher sur l'avenue, être acclamé par la foule qui entonne l'hymne national

TUNIS: Le président tunisien Kais Saied a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche la nomination "dans les plus brefs délais" d'un nouveau gouvernement et évoqué une réforme à venir de la Constitution, lors d'un bain de foule à Tunis.  

Un nouveau gouvernement sera "formé dans les plus brefs délais" après "sélection des personnalités les plus intègres", a indiqué M. Saied, aux télévisions Wataniya et Sky News Arabia, après avoir déambulé, sous bonne garde, sur l'avenue Bourguiba qui traverse le coeur de la capitale. 

Le 25 juillet, M. Saied a limogé le Premier ministre, suspendu les activités du Parlement et s'est arrogé aussi le pouvoir judiciaire, pour un mois renouvelable avant de prolonger ces mesures le 24 août, "jusqu'à nouvel ordre". 

Samedi soir, il n'a pas donné de date précise pour la formation du gouvernement, ajoutant: "nous continuons la recherche des personnalités qui vont assumer cette responsabilité". 

Le président Saied a en outre évoqué la Constitution de 2014, affirmant qu'il la "respecte mais que l'on peut introduire des amendements au texte". Selon lui, "le peuple tunisien a rejeté la Constitution" et "les Constitutions ne sont pas éternelles". 

Il faut donc, à ses yeux, "amender en respectant la Constitution", tout en gardant à l'esprit que "la souveraineté appartient au peuple". 

Ces derniers jours, de nombreux médias ont spéculé sur l'annonce prochaine d'un gouvernement provisoire suivie d'une révision de la Constitution devant ensuite être soumise au suffrage universel via un référendum, avant de nouvelles élections législatives. 

Sur les images diffusées sur la page Facebook de la présidence, on voit le chef de l'Etat marcher sur l'avenue Bourguiba, acclamé par la foule qui entonne l'hymne national, avant de s'arrêter devant les micros des chaînes de télévision. 

UGTT et Ennahdha

Théoricien du droit et enseignant, Kais Saied se présente depuis son élection surprise à une ample majorité fin 2019 comme l'interprète ultime de la Constitution.  

Il s'est appuyé sur son article 80 qui envisage des mesures exceptionnelles en cas de "péril imminent" à la sécurité nationale, pour justifier les décisions prises il y a plus d'un mois et demi. 

Nombre de Tunisiens les ont accueillies avec enthousiasme car, exaspérés par leur classe politique, ils attendent des actes forts contre la corruption et l'impunité dans un pays en graves difficultés sociales et économiques.  

Mais opposants, partis politiques, magistrats et avocats ont dit craindre une "dérive autoritaire". 

Plusieurs formations politiques de poids ont par avance exprimé samedi leur opposition aux projets du président. 

La puissante centrale syndicale UGTT a appelé à des élections législatives anticipées pour qu'un nouveau Parlement soit saisi d'une réforme de la Constitution. 

Le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, qui concentrait le plus de sièges dans le Parlement gelé par M. Saied, a exprimé "son rejet catégorique" de "toute suspension de l'application de la Constitution" ou "changement du système politique, possiblement via un référendum". 

Illustration du malaise social persistant, un homme de 35 ans s'est tué samedi en plein centre de Tunis, en s'immolant par le feu, une semaine après un suicide identique d'un jeune de 26 ans, qui avait été blessé lors de la Révolution tunisienne de 2011.  

Selon des médias tunisiens, l'homme était originaire de Djerba et était venu à Tunis pour trouver une solution à de graves problèmes économiques. 

Ces gestes rappellent celui du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, à l'origine de manifestations massives et de la chute en 2011 du régime du président Zine el Abidine Ben Ali. 


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.